Valérie Grenier, âgée de 21 ans, a obtenu le meilleur résultat canadien en ski alpin à PyeongChang, le 22 février dernier.

Valérie Grenier : le nouveau visage du ski alpin féminin

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Une semaine seulement après la conclusion des Jeux olympiques, Valérie Grenier pense déjà au prochain rendez-vous en 2022, à Pékin.

Ça se comprend. L’athlète franco-ontarienne âgée de 21 ans a obtenu le meilleur résultat canadien en ski alpin à PyeongChang, le 22 février dernier.

Grenier, qui a grandi à St-Isidore, a terminé sixième au combiné, une épreuve composée d’une manche de descente et une seconde en slalom. « Je n’aurais pas pu demander mieux pour terminer les Jeux. Ça remonte le moral », avoue-t-elle au bout du fil.

C’est que ses trois courses précédentes en sol sud-coréen avaient été décevantes. Le qualificatif vient de la principale intéressée.

Il y a eu cette 21e position à la descente puis une 23e place au super-G. C’est sans compter que Grenier n’avait pas complété la deuxième manche du slalom géant.

« Ça n’avait pas bien été. Disons que ça faisait pas mal souvent que j’étais déçue à ces Jeux », lance-t-elle en riant.

Lors de sa première participation olympique, Valérie Grenier a terminé sixième au combiné.

La sixième place s’est avérée inattendue.

« J’étais surprise, mais extrêmement contente au combiné. Je voulais tellement bien faire. »

Mais surtout, la performance a envoyé un message au reste du peloton.

« J’ai prouvé que je fais partie des bonnes skieuses au monde. Je veux continuer à m’améliorer et avoir de bonnes années. »

Grenier en était à sa première aventure olympique. Elle s’avérait la tête d’affiche d’une jeune équipe féminine qui était privée de la vétérante Marie-Michèle Gagnon, blessée à un genou et une épaule.

Sa percée ne devrait pas surprendre.

Quelques saisons auparavant, on l’avait vu gagner trois médailles aux championnats du monde juniors de ski alpin. Dans le lot, il y avait eu de l’or en 2016 à la descente.

Un autre truc l’a marquée durant son baptême olympique. Ses parents de même que son frère, une tante, un oncle et deux cousines s’étaient déplacés à PyeongChang afin de l’encourager.

« De les voir au bas de la piste a rendu mon expérience encore plus incroyable. Je me suis fait aussi plusieurs nouveaux amis au sein de la délégation canadienne. J’ai pu rencontrer plusieurs médaillées. Cela m’a beaucoup inspirée. J’étais heureuse de les voir si contents. Ça m’a donné encore plus le goût de participer à d’autres Jeux olympiques. »

Car il n’y a pas que 2022 dans sa mire. 

Si son corps tient le coup, Valérie Grenier n’exclut pas de prendre le départ de courses aux Jeux de 2026.

Qui sait, peut-être que le grand cirque olympique débarquera alors à Calgary, possible candidate comme milieu hôte.

D’ici là, plusieurs courses l’attendent. Et des visites chez le médecin. Ses tibias la font encore souffrir. Grenier avait déjà été opérée aux jambes en avril 2016.

Cette fois-ci, un problème de nerf est à la source de ses maux.

« Je m’en vais à Calgary pour quatre jours avant mes prochaines courses. Des tests médicaux m’attendent. J’espère bien obtenir des réponses, dit-elle.

«Tous les skieurs ont des problèmes, précise-t-elle. Mais c’est difficile sur le moral quand tu ne trouves pas des solutions. C’est décourageant.»

L’ancienne élève de l’école secondaire Le Sommet, à Hawkesbury, se trouvait à Copper, au Colorado, lors de l’entrevue téléphonique réalisée vendredi dernier. Elle venait de participer à une étape du circuit de développement Nor-Am, gagnant l’épreuve du combiné.

Le lendemain, Grenier a répété l’exploit d’être la plus rapide, mais en super-G.

«Je n’ai pas eu de pauses après les Jeux. Je suis venue directement ici pour ces courses. Mais ces quatre jours qui m’attendent à Calgary vont faire du bien.»

Sa saison prendra fin avec une participation aux championnats canadiens prévus du 21 au 24 mars à Red Mountain, en Colombie-Britannique.