Louise Poirier a reçu l'Ordre de Gatineau, mercredi dernier.

Une grande Gatinoise «rassembleuse»

Louise Poirier a été admise au très sélect Ordre de Gatineau, mercredi dernier, la plus haute distinction gatinoise qui vient récompenser son parcours de 33 années d'engagement politique, sportif, culturel et social. Le Droit et Radio-Canada soulignent son engagement en lui décernant le titre personnalité de la semaine.
Elle aurait pu être mairesse, députée et même ministre. Mais après son passage dans l'arène politique municipale, qui a pris fin en 2008, elle a choisi de prendre un parcours différent. 
« Parce qu'il y a d'autres moyens de faire avancer les choses que la politique », explique Louise Poirier, grande ambassadrice de la ville de Gatineau, qui ne rate jamais une occasion de faire la promotion de ses atouts incomparables et de sa belle qualité de vie.
« J'aime voyager, mais quand je reviens, je suis encore mieux chez moi », dit-elle. 
Depuis 33 ans, elle s'est engagée dans différents domaines, des communications à la politique, en passant par le sport, la santé et les causes sociales. Communicatrice hors pair, elle a choisi d'être ambassadrice de la ville qu'elle adore, Gatineau, et elle est devenue un modèle de persévérance et de positivisme. 
« C'est la qualité de vie de tous qui m'a toujours guidée dans mon engagement. Cette qualité de vie peut se manifester par la santé, l'égalité des sexes, et les causes sociales. Les gens me disent que je suis une leader. Moi, je le fais de façon naturelle. Tant mieux si ça peut servir », explique-t-elle, rappelant que sa mère avait été la première femme à présider une chambre de commerce au Québec. 
Détentrice d'une maîtrise en science de l'activité physique, elle a appris très tôt l'importance d'avoir un « esprit sain dans un corps sain ». Elle a d'abord fait parler d'elle en animant l'émission télévisée Bouffée de santé, où l'activité physique était à l'honneur. Depuis 30 ans, elle s'est engagée avec la Gatineau Loppet, et divers événements liés au vélo et ski de fond.
Après son passage en politique comme conseillère municipale à la Ville de Gatineau, Louise Poirier a accepté un poste de commissaire au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). 
« J'aurais pu me présenter à la mairie, mais j'ai choisi de faire autre chose. Des partis politiques me demandent encore de me présenter. J'ai donné ce que j'avais à donner. Comme maire ou député, tu n'as pas de vie. Maintenant, c'est la vie avant tout. »
Un cancer du sein est venu lui rappeler en 2012 l'importance de la santé. Depuis, la vie lui sourit. Les enfants et sa petite-fille, ses amis, le chalet, ses voyages d'aventure, sont devenus sa priorité. Avec la Fondation Santé Gatineau qu'elle préside, elle a trouvé une autre façon « de contribuer et d'encourager ».
« La population est vieillissante, dit-elle. Il faut mobiliser les gens afin qu'ils s'impliquent et qu'ils contribuent pour faire avancer le travail des chercheurs. » 
Et elle s'inquiète pour les jeunes et leur santé. « C'est bien les médias sociaux, mais il faut aussi que les jeunes sortent dehors, qu'ils aillent faire du sport, qu'ils prennent de l'air. Il faut le répéter le plus souvent possible. »