Florence Letarte, d’Orléans, vient de remporter une bourse Paul-Charbonneau, accompagnée d’un montant de 1000 $. Elle se passionne pour le théâtre et la politique.

Trois étudiantes francophones exceptionnelles

Entre ses deux passions, le théâtre et la politique, Florence Letarte se plait puisqu’elle peut s’exprimer sur des sujets qui ne sont pas toujours faciles à soulever.

L’étudiante en première année de science politique et étude de la femme à l’Université d’Ottawa a encore du temps devant elle pour décider quel chemin elle suivra dans sa carrière même si elle admet qu’elle aimerait un jour travailler dans le domaine politique ou des conflits et droits de la personne.

« J’ai toujours aimé le théâtre parce qu’il me permettait d’aborder des sujets pas faciles, par exemple la santé mentale. Au niveau de mes études, si j’ai choisi la science politique, c’est aussi parce que je peux aussi débattre sur différents sujets qui m’intéressent. En douzième année, nous avons eu un cours de politique et j’ai vraiment adoré. Alors disons que je me retrouve toujours un peu entre mes deux passions, celle du théâtre et de la politique », explique l’étudiante d’Orléans qui vient de mériter une des trois bourses Paul-Charbonneau édition 2019, remises par la Fondation Éduquer en français de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF). Chacune des bourses est dotée d’un montant de 1000 $.

Les deux autres récipiendaires des bourses 2019 sont Jordan Olsthom, finissante de l’école Notre-Dame des Monts à Canmore en Alberta, et Alexa Landry-Leblanc, finissante de l’école Clément-Cormier à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick.

Finissante de la Majeure haute spécialisation en arts et culture de l’école secondaire catholique Béatrice-Desloges à Ottawa, Florence Letarte a un parcours scolaire exceptionnel.

En plus d’avoir conservé une moyenne de 96 % en 12 e année, elle a reçu plusieurs prix pour son dévouement durant ses années au secondaire. Elle a d’ailleurs remporté le grand prix du leadership du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est. Elle a fait son bénévolat lors des événements artistiques de l’école et avec les activités de prélèvement de fonds comme les 24 heures de théâtre. Son engagement pour la francophonie reste pour elle une priorité.

« J’ai toujours pensé qu’il était important de m’impliquer dans les pièces de théâtre en français pour démontrer aux autres étudiants que notre culture, c’est important. Avec mes études et mon travail, je n’ai plus beaucoup de temps, mais j’essaie de contribuer encore à mon ancienne école pour aider à monter les pièces de théâtre ou avec les textes », explique Florence, qui a déjà publié des articles francophones dans le journal local d’Orléans.

Les bourses ont été créées il y a neuf ans à la mémoire de Paul Charbonneau qui a travaillé au sein de la francophonie canadienne pendant plus d’une vingtaine d’années. Il a été le premier directeur général de la Commission nationale des parents francophones. En 2001, il a assumé la direction générale de la FNCSF et du Regroupement national des directions générales de l’éducation (RNDGE).