Suzanne Vallières-Nollet avec François Legault, à droite, et Samuel Poulin, à gauche.

Suzanne Vallières-Nollet: une étoile dans le ciel du Pontiac

Chaque semaine, Le Droit rencontre une personne afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de la région. Cette semaine, Suzanne Vallières-Nollet, une intervenante qui a su faire briller les jeunes du Pontiac.

Au cours des deux dernières années, Suzanne Vallières-Nollet de Fort-Coulonge a mis sa créativité et son dynamisme au service des jeunes du Pontiac afin qu’ils puissent participer à divers projets mobilisateurs et engageants.

Son travail exceptionnel, à titre de coordonnatrice sortante du programme La Défriche, lui a d’ailleurs mérité le Prix reconnaissance jeunesse – catégorie intervenante jeunesse, qu’elle a reçu à l’Assemblée nationale du Québec récemment.

« Dans une région comme le Pontiac, ce n’est pas toujours facile de mobiliser les jeunes. Suzanne a vraiment fait un travail d’exception comme coordonnatrice du programme La Défriche. C’est important de souligner tout ce qu’elle a fait et elle mérite pleinement cet honneur », a expliqué Geneviève Has, directrice des services administratifs et des communications au Carrefour jeunesse emploi du Pontiac.

À l’emploi du Carrefour jeunesse emploi de 2017 à 2019, cette diplômée en littérature et théâtre de l’UQAM, âgée de 30 ans, est venue s’installer dans le Pontiac en 2014. 

Native de la région de Montréal, elle était venue souvent dans la région puisque sa mère et sa famille sont de Fort-Coulonge.

Dans le cadre de sa maîtrise, elle a fait une recherche sur la mémoire des lieux dans le Pontiac et a proposé à la MRC de réaliser un documentaire, intitulé Terres vivantes, qu’elle a tourné avec son conjoint. 

Pendant le tournage, ils ont découvert une maison ancestrale à l’abandon située à Fort-Coulonge, et ont décidé de la rénover pour y rester.

Avec son bagage de créativité, et ses talents d’organisatrice et de recherchiste, elle a permis aux jeunes de vivre de nouvelles expériences enrichissantes. 

Plusieurs jeunes du Pontiac ont ainsi pu voyager pour la première fois dans divers coins du Québec, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Âgée de 30 ans, Suzanne Vallières-Nollet est venue s’installer dans le Pontiac en 2014. Elle a reçu récemment le Prix reconnaissance jeunesse – catégorie intervenante jeunesse à l’Assemblée nationale du Québec.

« Dans le cadre de mon travail au Carrefour jeunesse emploi, j’ai voulu amener les jeunes à prendre conscience de leurs forces en dormance. C’est important qu’ils prennent confiance et qu’ils s’ouvrent à l’ensemble de la communauté, à la culture, à tout ce qui les entoure. J’ai donc voulu qu’ils participent à des projets communautaires inspirants, et qu’ils participent davantage à des activités culturelles afin qu’ils puissent participer à la vitalité du Pontiac », a-t-elle expliqué.

Parmi ces projets, il y a eu la Grande Tournée 2018 et 2019, l’échange linguistique avec Montmagny et la semaine de slam en Gaspésie. 

Il y a eu aussi des participations à divers débats électoraux pour qu’ils comprennent mieux les enjeux et leur milieu de vie.

« C’était intéressant de constater les changements que je pouvais observer chez les jeunes lorsque nous partions le lundi et au retour le vendredi. Par exemple, lorsque nous étions à Montmagny, les jeunes étaient surpris que personne ne parlait anglais, ce qui n’est pas le cas ici dans le Pontiac. Ils ont pu aussi découvrir des mets qu’ils n’avaient jamais goûtés auparavant. Ils sont revenus changés par ces découvertes. »

Pour être des étincelles de changement dans leur milieu, les jeunes étaient invités à partager avec divers élus de la région les projets qui pourraient être réalisés dans la communauté.

Mais tout le travail auprès des jeunes n’est qu’un volet de l’implication de Suzanne Vallières-Nollet dans le Pontiac puisqu’elle est aussi organisatrice du Festival international du cinéma des femmes de Fort-Coulonge, qui en sera à sa deuxième édition en août. 

« Nous avons voulu créer un festival où on présente des films qui ont été réalisés par des femmes, ce qui nous démarque des autres festivals », a-t-elle expliqué.

Outre tous ses projets en cours, elle est aussi dévouée auprès de divers organismes communautaires du Pontiac dont le Jardin éducatif du Pontiac et le Cycloparc PPJ.

En septembre, elle entend poursuivre son travail auprès des jeunes, mais cette fois à titre d’enseignante suppléante à l’école secondaire de Fort-Coulonge. 

Elle pourra encore là faire profiter les étudiants de son amour pour la langue française, mais aussi pour sa grande créativité et son sens du dépassement.

Son étoile n’a donc pas fini de briller dans le ciel du Pontiac.