Anjana Balachandran a participé en août dernier au Forum national des jeunes ambassadeurs pour le bilinguisme où elle a été sensibilisée à l’importance du français.

S’impliquer à promouvoir le français

Anjana Balachandran, une étudiante de 12e année inscrite dans un programme d’immersion d’une école secondaire anglophone de Barrhaven à Ottawa, s’est donné comme défi de faire connaître les avantages d’apprendre le français aux autres élèves de son école.

Avec une trentaine d’autres étudiants en provenance de toutes les provinces du Canada, elle a participé en août dernier à Montréal au Forum national des jeunes ambassadeurs pour le bilinguisme, un programme destiné à promouvoir le français comme langue officielle au pays.

« J’ai beaucoup appris sur les luttes de la préservation et de promotion du français. Au Canada, le français est la deuxième langue officielle, mais souvent, il n’est pas reconnu comme tel. Grâce à des programmes tels que Le français pour l’avenir, les jeunes Canadiens peuvent non seulement grandir en tant que leader dans leur communauté, mais aussi prendre conscience de la réalité dévastatrice de la diminution de la langue », explique la jeune femme.

Elle ajoute que le français est souvent associé à des opportunités d’emploi, mais que sa participation à ce forum lui a permis d’en saisir davantage l’importance.

« J’ai appris que les langues ouvrent la voie à différentes cultures et permettent d’apprendre à connaître le parcours et l’expérience de vie des autres. Cette possibilité de croissance personnelle ne serait pas possible simplement en étant unilingue », souligne Anjana.

Il faut dire que l’étudiante est amoureuse de la langue française depuis toujours.

Ses parents, d’origine sud-asiatique, ont vécu quelques années à Paris avant de déménager à Montréal. « Ils voulaient vivre dans un endroit où ils pouvaient élever leurs enfants en français. C’est pour cela qu’ils ont d’abord choisi le Québec », explique Anjana.

En 2008, la famille déménage à Ottawa et Anjana a poursuivi ses études en immersion française.

« Je parle en français avec mes cousins et cousines du Québec et de la France. Et maintenant, j’ai un nouveau réseau d’amis francophones rencontrés lors du Forum. Nous communiquons entre nous à tous les jours. »

Dès son retour du Forum de Montréal, Anjana n’a pas tardé à se mettre au travail.

Anjana s’est fixé des objectifs pour cet automne, notamment de faire passer des messages en français à l’occasion à son école, et même de faire entendre de la musique en français lorsque ce sera possible. La chanteuse qu’elle affectionne, c’est Édith Piaf. Elle aimerait aussi qu’un représentant soit nommé pour faire connaître la perspective francophone au sein du conseil étudiant.

« À Ottawa, c’est quand même très bilingue. Et il y a beaucoup d’élèves en immersion à l’école et il y a aussi beaucoup de francophiles. Alors je ne vois pas vraiment de problème. »

Pour l’avenir, Anjana voit encore plus grand. Elle souhaite devenir avocate à l’international, et aimerait travailler pour l’Organisation des Nations unies afin de défendre les causes qui lui tiennent à cœur.

« J’aimerais travailler à l’atteinte de l’égalité pour tous et toutes. Moi, je reconnais que je suis privilégiée de vivre dans ce pays. Ce ne sont pas tous les enfants qui ont ce privilège », conclut Anjana Balachandran.

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