Aurélie Kenney (à gauche) et Mathilde Lambert-Turcotte (à droite) sont deux amies très proches. Elles se connaissent depuis le début du secondaire.

Sauver une vie entre deux cours

Âgée de seulement 15 ans, la Gatinoise Aurélie Kenney est déjà considérée comme une véritable héroïne. L’adolescente a littéralement sauvé la vie de son amie Mathilde en décembre dernier, et ce, à quelques jours de Noël.

Les événements se sont déroulés le 13 décembre dernier, à la Polyvalente de l’Érablière, dans le district de Limbour, à Gatineau. Après une avant-midi de cours, les élèves se dirigent vers la coop, une petite salle où l’on vend des aliments et des breuvages sur l’heure du dîner. « On était dans la coop et c’était fermé donc il n’y avait que mes amis et moi, raconte l’étudiante de quatrième secondaire au bout du fil. On était cinq. On parlait, on riait, on avait du plaisir et on mangeait. Un moment donné, mon amie Mathilde s’est étouffée avec un macaroni. Au début ça avait l’air normal, mais elle nous a fait comprendre que ça n’allait pas bien. Elle avait les mains à sa gorge et elle était incapable de respirer. »

Mais Aurélie a su garder son sang-froid et sauver son amie du pire en lui dégageant les voies respiratoires.

« Je me suis rendu à côté d’elle et j’ai fait la technique de Heimlich. J’ai mis mon poing en J, j’ai donné un coup sur son estomac et le morceau est sorti », explique-t-elle.

« Jamais je ne pensais avoir à sauver quelqu’un un jour. Encore moins à 15 ans, poursuit Aurélie. C’est certain que je suis fière et je pense que si une autre situation semblable se produisait, je serais prête à intervenir de nouveau. »

Si Aurélie a su rester calme et réagir de la bonne façon, c’est en grande partie grâce à ses cours de premiers soins.

« Du secondaire un au secondaire trois, je faisais partie du volet aquatique à l’école, dit-elle. C’est là, justement, que j’ai reçu la formation. Quand j’étais en secondaire trois et que je faisais ma Croix de bronze, on nous apprenait à exécuter la manœuvre de Heimlich. C’est pour ça que j’ai su comment réagir. Probablement que je n’aurais pas été en mesure de sauver mon amie sans ce cours-là. »

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) et la direction de la Polyvalente de l’Érablière ont d’ailleurs tenu à féliciter Aurélie pour son geste héroïque du 13 décembre dernier.

« Tout le monde à la CSD m’a remercié et prochainement, je vais recevoir un certificat honorifique qui sera envoyé à l’école. On en a plus ri qu’autre chose par après, mais disons que j’étais assez contente et soulagée d’avoir pu la sauver. Mathilde et moi on se connaît depuis le début du secondaire. C’est une amie proche pour moi », conclut-elle.

Chaque semaine, Le Droit rencontre une personne afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de la région. Vous connaissez une personne qui mérite d’être notre tête d’affiche, écrivez-nous à nouvelles@ledroit.com.