L'athlète de Saint-Isidore, Valérie Grenier

Prometteuse... et polyvalente

Le 21 mars dernier, Valérie Grenier a remporté le prestigieux titre d'athlète féminine de l'année chez Canada Alpin. Cinq jours plus tard, à Tremblant, la jeune femme de Saint-Isidore, dans l'Est ontarien, est devenue championne canadienne en slalom géant. Pour ces raisons, Le Droit et Radio-Canada lui décernent le titre de personnalité de la semaine.
On ne peut pas dire que Valérie Grenier connaît Érik Guay depuis plusieurs années.
La jeune skieuse franco-ontarienne sait qui est Guay depuis longtemps. Tout comme lui, elle a développé son amour pour le ski alpin en dévalant les pentes de Mont-Tremblant.
« J'ai toujours pensé qu'il est un athlète incroyable. J'adore le regarder skier. Mais je ne le connaissais pas personnellement. Je lui ai parlé pour la première fois l'année passée », raconte-t-elle, au bout du fil.
Elle commençait alors à s'aventurer sur le circuit de la Coupe du monde.
Les choses peuvent parfois évoluer très rapidement dans le monde du sport. Le 21 mars, la jeune femme de 20 ans s'est retrouvée à l'avant-scène avec le vétéran athlète de 35 ans. Guay, champion du monde de super-G, a été sacré athlète masculin de l'année de Canada Alpin. Au même moment, l'organisme décernait le même prix, côté féminin, à la jeune et prometteuse Grenier.
« Non, vraiment, je ne m'attendais pas à ça. Mais j'étais vraiment contente ! Je savais que je venais de connaître une bonne année, mais je ne pouvais quand même pas m'attendre à ça. J'avais vu que les gens pouvaient te mettre en nomination en ligne, mais je n'avais pas vraiment pris le temps de suivre la progression des votes. »
Puisque sa carrière débute à peine, Grenier est encore loin du sommet et des titres mondiaux. Cette année, elle a été capable de se satisfaire d'avoir percé le top-30 sur le circuit de la Coupe du monde. Elle se réjouit aussi d'avoir démontré un potentiel dans plus d'une épreuve. Elle l'a fait tant en slalom qu'en descente.
« En slalom, j'ai fait le top-30 de justesse. J'ai obtenu une 29e position au Vermont, explique-t-elle. Je garderai un meilleur souvenir de ma 16e position en descente à Lake Louise. Le fait que j'étais au Canada rendait cette compétition particulière. Ça me faisait vraiment plaisir de skier devant les fans canadiens. Mes parents, ma cousine, mon oncle étaient sur place. C'était vraiment spécial. »
La saison 2016-17 de Valérie Grenier, sous le signe de la polyvalence, a pris fin sur un point d'exclamation. Le titre national en slalom géant, remporté sur « sa » montagne, à Tremblant, est venu clore un parcours fort prometteur.
« J'avais fait beaucoup de vitesse dans les dernières années. Les entraîneurs voyaient que j'avais un certain potentiel et ça faisait leur bonheur. Il n'y a pas beaucoup de femmes dans l'équipe de descente, je crois qu'ils étaient contents de pouvoir travailler avec quelqu'un. Moi, je voulais aussi faire de la technique. Je ne voulais pas me spécialiser. Je suis encore très jeune. Je crois bien que j'ai surpris certains entraîneurs, qui ne s'attendaient pas nécessairement à ce que je sois bonne en slalom. »
La saison morte peut être courte dans un sport comme le ski alpin. Celle de Grenier sera consacrée, entre autres, à soigner différentes blessures. Et au repos, bien entendu.
« Je m'en vais en Floride pour y passer 10 jours, révèle-t-elle. Mes parents ont un condo là-bas. Je pense que je vais passer beaucoup de temps dans l'eau, ou au soleil, à ne rien faire. »
« J'ai besoin d'un peu de chaleur. Je peux me passer un peu de la neige ! »