Mélanie Rivet vient d’être nommée directrice générale du Salon du livre de l’Outaouais. Elle succède ainsi à Anne-Marie Trudel.

Mélanie Rivet: amoureuse de théâtre et de littérature

Après avoir occupé le poste de directrice générale adjointe pendant un an, Mélanie Rivet vient d’être nommée directrice générale du Salon du livre de l’Outaouais (SLO). Elle remplace ainsi Anne-Marie Trudel, qui a décidé de relever de nouveaux défis après dix années à la barre du SLO.

« Quand Anne-Marie a dit qu’elle voulait relever de nouveaux défis, je me suis dit que je devrais faire connaître mon intérêt pour le poste. Le CA a décidé de me faire confiance. C’est un immense cadeau que l’on me fait. Le SLO, c’est un grand terrain de jeu, un espace qui offre de multiples occasions d’élargir nos horizons, à travers le livre et les auteurs. Nous avons une équipe d’employés de rêve, c’est un peu beaucoup comme la gang que l’on retrouve au théâtre. » En acceptant son nouvel emploi, Mélanie Rivest reconnaît que ce défi est particulièrement inspirant, un privilège qu’elle accueille avec reconnaissance.

Son amour pour la littérature, raconte-t-elle, remonte à son enfance.

« Je suis native de la région de Terrebonne. Ma mère et ma grand-mère lisaient beaucoup et moi j’empruntais leurs livres. »

Amoureuse de poésie et de la littérature sous toutes ses formes, Mélanie Rivet est aussi femme de théâtre, auteure, animatrice, journaliste pigiste, enseignante, comédienne, et artiste, notamment avec SLAM Outaouais. Elle a aussi travaillé au théâtre Trillium.

« J’ai commencé à écrire très jeune. J’écrivais tellement qu’une de mes enseignantes au primaire m’avait inscrite à une revue littéraire. Au fil du temps, je me suis intéressée au théâtre. Pendant mes études au Cégep, en arts et lettres, j’écrivais. Puis, j’ai fait mes études à l’Université d’Ottawa en théâtre. J’aimais beaucoup les coulisses, la mise en scène. Comme étudiante, j’avais à jouer différents rôles. Puis je suis retournée à Montréal faire un bac en enseignement des arts dramatiques. J’ai enseigné et j’ai écrit aussi deux pièces dont une a été primée lors d’un concours. »

Pendant qu’elle vivait ses passions, elle a aussi poursuivi une carrière comme traductrice. Après une dizaine d’années à travailler comme pigiste, et des années d’études, elle a récemment été reconnue traductrice agréée. Un poste de gestionnaire en technologie langagière pour développer une plateforme pédagogique nationale venait de lui être offert au même moment où la possibilité de joindre le SLO s’est présentée.

Elle a décidé de mettre de côté pour l’instant sa carrière de traductrice pour s’impliquer à fond dans le SLO, organisme dans lequel elle a contribué de diverses manières au cours des dernières années.

« J’ai toujours aimé m’impliquer dans le milieu culturel de la région, si bien que j’ai tout à fait naturellement contribué au SLO notamment à titre d’auteure exposante et aussi responsable de la maison d’édition Neige-Galerie, pour laquelle j’ai occupé le poste de présidente du Conseil d’administration. Je me suis tranquillement infiltrée au fil des ans dans divers événements du Salon, notamment le Bordel littéraire, qui est maintenant une tradition. »

Elle a déjà plein de projets en tête en prévision de la 41 e édition du SLO qui aura lieu du 27 février au 1er mars 2020, au Palais des congrès de Gatineau où plus de 500 auteur(e)s seront présent(e)s. « Nous allons poursuivre avec de nouveaux projets, de nouveaux partenaires qui vont nous permettre de rejoindre de nouveaux publics, notamment en créant des liens entre les gens du théâtre et de la littérature. »