Jean-François Tardif a été gestionnaire au sein de l’organisme Résultats Canada, un organisme à but non lucratif et non gouvernemental. Il a aussi participé au premier Sommet mondial pour les enfants en septembre 1990.

Le combat contre la pauvreté

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Depuis plus de 30 ans, le Gatinois Jean-François Tardif s’implique bénévolement afin de combattre la pauvreté extrême dans le monde.

À sa manière, il a contribué largement comme citoyen à sensibiliser les autorités de nombreux pays à cette cause afin qu’ils contribuent notamment en luttant contre certaines maladies dévastatrices comme le paludisme.

Natif du secteur Lac-des-Fées à Hull, ce Gatinois qui aura 60 ans en octobre prochain, a fait carrière dans la fonction publique fédérale notamment au ministère des Affaires autochtones et du Nord, puis comme secrétaire général de la Commission de la fonction publique du Canada.

Son action bénévole s’est faite en parallèle, en prenant bien soin que ses interventions ne viennent pas interférer dans son travail, a raconté le jeune retraité qui peut maintenant consacrer tout son temps à la cause.

En entrevue, il a expliqué pourquoi il a décidé de s’impliquer bénévolement pour lutter contre la pauvreté dans le monde à l’âge de 28 ans. Son propos permet de saisir toute l’ampleur de son engagement qui l’a mené à intervenir dans de nombreux pays et auprès de nombreuses organisations internationales.

« La pauvreté extrême est un problème qu’un seul individu ne peut régler à lui seul. Le bénévolat est venu par hasard. À 28 ans, j’ai assisté à une rencontre où j’ai compris que moi, comme citoyen, je pouvais faire une différence. J’ai commencé à écrire des lettres aux députés, dans les journaux comme dans Le Droit. Je me suis dit, on verra ce qui va se passer. Les gens m’ont pris au sérieux en lisant mes lettres, j’ai eu un choc. J’ai compris qu’il fallait demander des choses spécifiques pour les enfants afin d’obtenir des résultats des autorités », a raconté M. Tardif.

« Par exemple, il suffit parfois de quelques sous pour vacciner un enfant afin de prévenir des maladies. Il faut alors convaincre les gouvernements qu’ils consacrent de l’argent des impôts pour ces vaccins qui font une différence entre la vie ou la mort des enfants dans le monde ».

Un modèle

M. Tardif est devenu un modèle pour plusieurs bénévoles dans la région, ainsi que dans le monde entier, notamment en raison de cet engagement qu’il a manifesté comme gestionnaire au sein de l’organisme Résultats Canada, un organisme à but non lucratif et non gouvernemental.

Créé en 1986, cet organisme est un regroupement de citoyens engagé dans le développement international en luttant contre la pauvreté extrême. M. Tardif a notamment introduit l’organisme dans la région d’Ottawa-Gatineau, notamment en créant un chapitre à l’Université d’Ottawa. Il a aussi été actif à la création du projet Femmes-Engagement-Mondial et de l’organisme Global Poverty Solutions.

Il a aussi participé au premier Sommet mondial pour les enfants en septembre 1990 et à l’expansion du microcrédit.

« Il a entre autres contribué largement à l’expansion du microcrédit dans le monde, soit les tout petits prêts aux plus démunis que l’on retrouve partout maintenant, même au Canada. Ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres des résultats obtenus par Jean-François à travers le temps », a expliqué son ami de longue date, Yvon Dupuis.

Avec les inondations dans la région, M. Tardif avait une pensée pour les résidents qui vivent cette catastrophe.

En les aidant, bien des gens vont comprendre encore une fois l’importance d’aider ceux qui se retrouvent dans des situations aussi difficiles.