Sur son site web, Benoit Laflamme propose du coaching personnel sur la confiance en soi et la réussite professionnelle.

La persévérance de Benoit Laflamme

Malgré son handicap, Benoit Laflamme ne s’est jamais apitoyé sur son sort. Persévérant, il a toujours appris à se relever, en regardant devant lui.

Né avec une seule jambe et trois doigts dans chacune de ses mains, le Gatinois âgé de 41 ans, du secteur Masson-Angers, a appris à faire face aux défis de la vie, sans aucune limite.


«  Peu importe, quand tu vis une épreuve, que ce soit dans ta vie personnelle, ton emploi, ton entreprise, la clé, c’est de ne jamais lâcher. C’est ça la persévérance.  »
Benoit Laflamme

Marié depuis 14 ans avec une femme qu’il adore, et avec laquelle il a eu deux filles, Benoit vient de lancer en juin dernier L’Académie de la persévérance, un projet sur lequel cet autodidacte a travaillé pendant deux ans, qui va lui permettre, dit-il en entrevue, de combiner « sa passion et son expérience ». À partir de son site web (academiedelaperseverance.com), il propose du coaching personnel, sur la confiance en soi et la réussite professionnelle. Il s’appuie sur sa formation, son expérience, mais aussi sur les gens qui ont vécu, comme lui, avec un handicap, des épreuves, des accidents, des maladies, tout cela dans le but d’aider le plus grand nombre de personnes à persévérer.

« Je souhaite créer une communauté où les gens pourront apprendre des autres. J’ai suivi plusieurs formations en coaching personnel aux États-Unis. J’espère réunir des partenaires professionnels pour venir appuyer ma démarche. » Son épouse, qui est éducatrice spécialisée, est avec lui dans le projet.

Son histoire
« Je suis né avec un handicap. Mais j’ai été chanceux. Mes parents m’ont appris à ne jamais avoir d’excuses et de toujours me relever malgré les bobos. Ils ne m’ont jamais surprotégé. Ma mère disait toujours que si je tombais, qu’on verrait après, s’il y avait un bobo. Il n’y avait aucune limite malgré mon handicap.

«Avec ma première prothèse, c’était toujours difficile, plus compliqué, pour apprendre à marcher, à faire de la bicyclette. Mais j’ai pu développer un sixième sens avec ma mobilité réduite.»

C’est à l’âge de 14 ans, dit-il, qu’il a pris une décision importante, un tournant dans sa vie.

«Je n’étais pas vraiment bien à l’école. Avec ma prothèse, j’avais davantage l’air d’un robot, puisque je n’ai pas de cuisse ni de genou. Il fallait l’attacher à la taille. Je me faisais agacer. J’ai fait une petite déprime. C’est là que j’ai décidé de jeter ma prothèse, d’y aller avec deux béquilles, puis une béquille. Mes parents m’ont beaucoup appuyé dans mon choix. Pour moi, c’était un nouveau défi.»

Ne jamais lâcher
Benoit réalisa ensuite son rêve de faire de la planche à roulettes. «À force de tomber et de me relever, j’ai réussi. Certains disaient même que j’étais le meilleur. Cela m’a donné un gros boost de confiance. Je suis devenu le gars cool avec une jambe qui fait du skateboard. Il faut dire que j’avais une bonne estime de moi. Ne pas avoir deux jambes fait de moi une personne unique. Et mon expérience me rend plus fort.»

Après les études, il s’est lancé dans le domaine du marketing. Il œuvre depuis plus de 15 ans au sein de l’agence gatinoise Cfocus. Le décès de son père a précipité chez lui son envie de faire quelque chose dans le domaine du développement personnel, pour aider les autres à passer à travers les épreuves de la vie.

«Peu importe, quand tu vis une épreuve, que ce soit dans ta vie personnelle, ton emploi, ton entreprise, la clé, c’est de ne jamais lâcher. C’est ça la persévérance.»

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