Les gestes de Valérie Leclerc et de Noémie Bélanger-Duchesne ont permis d’éviter le pire.

La bravoure de Noémie et Valérie

Les Gatinoises Noémie Bélanger-Duchesne et Valérie Leclerc, deux sauveteuses de la piscine du Centre sportif de Gatineau, se souviendront toujours de l’intervention et des manœuvres qu’elles ont eu à faire pour sauver la vie d’un homme qui venait de s’effondrer sur le terrain de badminton.

Alors qu’elles exécutaient leur travail comme sauveteuses à la piscine, un répartiteur du centre est venu les chercher d’urgence, en leur expliquant qu’un homme venait de s’écrouler au sol en jouant au badminton.

Valérie, 25 ans, avec dix années d’expérience comme sauveteuse, s’est rapidement dirigée à la course en ramassant le matériel de secours, suivie de Noémie, 22 ans, comptant six années dans le domaine.

Arrivées sur les lieux en quelques secondes, les deux sauveteuses ont rapidement remarqué que l’homme ne respirait plus et n’avait plus de pouls.

« Valérie a débuté les manœuvres de compressions thoraciques. Elle a fait quatre cycles avant que le défibrillateur (DEA) n’indique que les sauveteurs devaient administrer un choc », raconte Noémie, qui a alors mis les électrodes en place. « C’est le coordonnateur du centre, André, qui a appuyé sur le bouton. Valérie a ensuite continué les manœuvres jusqu’à ce qu’un deuxième choc soit recommandé. »

C’est à ce moment que les ambulanciers sont arrivés. Avec l’aide de ces derniers et de leurs équipements, Valérie et Noémie ont observé que le pouls revenait tranquillement à la normale.

Malgré leurs années d’expérience comme sauveteuses, c’était la première fois qu’elles avaient à faire de telles manœuvres pour tenter de ranimer une personne.

« Tu ne souhaites jamais vivre ça, explique Valérie. Mais quand ça arrive, tu dois donner ton 100 %. C’est tellement demandant de faire les compressions. Et même pour les sauveteurs, le défibrillateur peut être intimidant. »

« Quand une situation comme celle-là arrive, tu penses juste à faire ce que tu as appris à faire dans de telles circonstances, poursuit Noémie. C’est un automatisme. Tu ne penses à rien d’autre. Après, tu penses plus à ce qui s’est vraiment passé. J’ai plus réagi le lendemain. Tu n’es jamais tout à fait préparée à vivre ça. »

« Je voulais quand même faire mon quart de travail le lendemain, raconte Valérie. Mais disons que j’ai réagi quelques jours plus tard. Cela m’a fait du bien d’en parler avec d’autres personnes. »

Depuis l’événement qui aurait pu être tragique, Noémie et Valérie ont eu la chance de rencontrer l’homme, et son épouse qui était présente lors de l’incident. La rencontre tenue au Centre sportif a été forte en émotions.

« L’homme ne se souvenait pas vraiment des événements, autrement que de s’être retrouvé à l’hôpital. Son épouse, elle, a tout vu. Elle pleurait. Elle et son mari étaient très heureux de nous revoir », explique Valérie.

Leur geste de bravoure, survenu le 18 juin dernier, leur a valu une Citation en sauvetage lors du dernier banquet du Forum annuel de la Société de sauvetage, tenu au début septembre au Centre aquatique Desjardins de Saint-Hyacinthe.