Le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, a travaillé pendant plus de 25 ans en francisation des immigrants

Jean-Paul Perreault, un francophone «contre la colonisation des cerveaux»

Les multiples combats menés depuis 30 ans par « un homme obstiné, audacieux et compétent, toujours à l’œuvre pour la cause de la francophonie » sont racontés dans Jean-Paul Perreault contre la colonisation des cerveaux.

Cet essai politique de 365 pages, basé sur des articles de journaux, de revues, de livres et sites Web, est l’œuvre de Paul Morissette, un fonctionnaire aylmerois retraité qui a travaillé pendant plus de 25 ans en francisation des immigrants. 

Page après page, cet ancien journaliste et chroniqueur au Bulletin d’Aylmer invite les lecteurs à faire un retour sur les nombreuses batailles menées par M. Perreault pour défendre et promouvoir la langue française.

« J’ai eu l’idée de faire ce livre parce que je trouvais important de faire connaître tout le travail et l’engagement de M. Perreault pour la cause de la langue française ici et à l’international. Il a souvent été écorché. Sans lui, sans ses nombreuses interventions publiques, la langue française serait encore plus en recul. Sa contribution est immense. Il m’a fallu un an et demi de travail à temps plein. Jean-Paul l’a lu seulement lorsque j’ai fini mon livre. Je souhaite qu’il devienne une référence pour tous ceux qui ont à cœur la cause de la langue française », a expliqué M. Morissette.

L’ouvrage décrit le long parcours de Jean-Paul Perreault, président du mouvement Impératif français et du festival l’Outaouais en fête. 

Originaire de Sherbrooke, M. Perreault, qui est âgé de 72 ans, est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (Université de Sherbrooke), et a déjà travaillé comme gestionnaire chez Provigo. 

Il a aussi enseigné pendant de nombreuses années dans plusieurs établissements postsecondaires, dont La Cité et l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Il est devenu président d’Impératif français en 1987 au moment où l’organisme était menacé de dissolution. 

« Nous nous sommes présentés à la réunion le soir du vote de dissolution. Nous avons contesté. J’ai accepté la présidence, et depuis, je travaille afin qu’Impératif français soit un organisme respecté partout », a expliqué en entrevue M. Perreault.

Déjà qualifié de « pit-bull » de la langue française, il a toujours lutté contre ce qu’il identifie comme la « colonisation des cerveaux », devenu le titre du livre qui lui est consacré.

Jean-Paul Perreault est un fier activiste francophone.

« Pour des raisons de pouvoir et des raisons économiques, l’anglosphère cherche par la conquête des esprits à implanter la vision de l’anglais, langue universelle, langue des affaires... faisant ainsi des autres langues des langues secondes. On réussit à convaincre une multitude qu’elle sera mieux, aura une meilleure qualité de vie et plus de confort si elle s’approprie les valeurs de l’anglosphère. »

L’une des premières batailles fut celle menée pour faire respecter la loi 101 par la Ville d’Aylmer. Puis il y a les dénonciations de M. Perreault face à l’indifférence des autorités devant le non-respect de la langue française, à l’anglicisation des ondes, à l’enseignement de l’anglais à l’UQO, de la fonction publique anglicisante, pour n’en nommer que quelques-unes. Il raconte aussi les interventions pour que la langue française, langue internationale, progresse et rayonne partout sur la planète.

À ceux qui trouvent à redire sur ses interventions publiques pour dénoncer tous ceux qui ne respectent pas la langue française, M. Perreault leur répond : « Quand on voit des gens comme l’arrogant Doug Ford, premier ministre ontarien, s’attaquer aux francophones, on est interpellé. Alors pas question de justifier mes interventions ».

L’ouvrage débute par des préfaces de l’auteur-compositeur Claude Dubois, de Raoul Duguay et de l’ex-ministre Benoit Pelletier, qui expliquent comment M. Perreault les a marqués en défendant la langue française. 

Des mots qui ont résonné dans le cœur de M. Perreault, qui les a chaleureusement remerciés pour leur contribution.

« De l’étoffe de la race de ceux qui nous gardent à l’abri de l’assimilation. […] À vos apparitions publiques, on a pu vous accuser d’être une grande gueule, je vous accuse d’être admirable. Merci d’exister Jean-Paul. Ce que vous faites et avez fait reste et sera encore et encore irremplaçable », écrit Claude Dubois.

« Rares, très rares sont les personnes qui ont si intensément consacré leurs énergies à faire connaître, aimer et rayonner la culture québécoise qui s’exprime dans la langue française », affirme le poète et philosophe Raoul Duguay.

« Ses interventions publiques en faveur du français sont efficaces, rigoureuses et énergisantes. […] Jean-Paul Perreault est un citoyen engagé, volontaire, tenace et déterminé. J’ai personnellement beaucoup d’admiration pour ce défenseur infatigable du français et du Québec », témoigne pour sa part Benoît Pelletier, ex-député ministre libéral et professeur titulaire de la Faculté de droit Université d’Ottawa.