Janelle Fournier a reçu la bourse Huguette-Labelle qui est remise à une Franco-Ontarienne qui poursuit des études de deuxième ou troisième cycle à temps complet et qui manifeste un vif intérêt pour les causes sociales et humanitaires.

Janelle Fournier : une enseignante mordue des sciences

Après avoir enseigné pendant dix ans au niveau secondaire, Janelle Fournier, originaire de Welland en Ontario, a décidé de retourner aux études à l’Université d’Ottawa pour compléter son doctorat en enseignement. Son objectif : développer des outils pédagogiques qui vont aider les futurs enseignants à susciter l’intérêt des élèves pour les sciences afin qu’ils puissent régler « des problèmes de la vraie vie » par leurs connaissances.

Enseignante passionnée de sciences, technologie, ingénierie et médecine (les STIM), Janelle Fournier, âgée de 33 ans, vient de se recevoir la bourse Huguette-Labelle (une initiative conjointe de l’Université d’Ottawa et la Fondation franco-ontarienne) remise à une Franco-Ontarienne qui poursuit des études de deuxième ou troisième cycle à temps complet et qui manifeste un vif intérêt pour les causes sociales et humanitaires. Dotée d’une somme de 5000 $, elle est remise en l’honneur de l’ancienne chancelière de l’Université et francophone convaincue, Huguette Labelle.

Le Fonds de bourse a été créé en 2010 pour permettre à une étudiante de ne pas avoir à travailler plusieurs heures par semaine afin de payer son apprentissage à l’Université d’Ottawa. La bourse avait aussi comme objectif d’inviter les femmes à s’investir à fond dans la sphère publique et à y prendre la place qui leur revient.

Après avoir enseigné dans sa ville natale de Welland pendant dix ans et avoir coordonné des voyages à saveur environnementale au Costa Rica et à Hawaï, Mme Fournier a décidé de faire une maîtrise qu’elle a complétée à temps partiel. Puis, plus récemment, elle a décidé de compléter son doctorat à l’Ud’O et a donc déménagé à Ottawa. Elle espère compléter ses études dans trois ans et demi.


«  Comme enseignant, nous avons un gros rôle à jouer pour aider les élèves à solutionner des problèmes de la vraie vie par l’enseignement des sciences.  »
Janelle Fournier

« Lorsque j’enseignais, j’ai découvert une passion pour la pédagogie. J’aimais beaucoup discuter avec mes collègues des moyens pour susciter l’intérêt pour les sciences. En achevant un doctorat, j’aimerais bien pouvoir aider les futurs profs en transmettant cette passion. Comme enseignant, nous avons un gros rôle à jouer pour aider les élèves à solutionner des problèmes de la vraie vie par l’enseignement des sciences. »

L’étudiante au doctorat souligne qu’il faut trouver des moyens pour que cet intérêt soit transmis tant aux garçons qu’aux filles et personnes trans, sans distinction.

« Nous avons fait des progrès. Les filles sont davantage passionnées par l’environnement, à aider la société et le bien-être. Et trop souvent, on ne fait pas le lien entre la façon dont l’ingénierie peut aider la société. Nous avons besoin d’être plus explicites. »

La bourse est également pour elle un soulagement financier puisqu’elle l’aidera à se consacrer au travail qu’elle a amorcé pour compléter son doctorat.

« Pour moi, cette bourse est une validation que mon travail est important. C’est une confirmation que je suis sur la bonne voie et que je dois continuer ce que je fais. Je me sens appuyée par ma communauté, a souligné Mme Fournier. Je travaille à temps partiel à l’Université d’Ottawa et je fais aussi de la suppléance dans les écoles françaises de la région. Je serai toujours très reconnaissante de recevoir cette bourse qui appuie les femmes dans leur parcours scolaire et qui valorise leur travail pour les causes humanitaires et sociales. »