Isabelle Léger, gestionnaire de la vie étudiante à Nicolas-Gatineau et récipiendaire du Prix Ginette-Casavant.
Isabelle Léger, gestionnaire de la vie étudiante à Nicolas-Gatineau et récipiendaire du Prix Ginette-Casavant.

Isabelle Léger: la piqûre de la gestion

Isabelle Léger, gestionnaire à la vie étudiante à la Polyvalente Nicolas-Gatineau au cours des 12 dernières années, vient de remporter le prix Ginette-Casavant de l’Association pour le développement de l’enseignement et de la recherche en administration (ADERAE).

Ce prix est remis à un étudiant occupant une fonction dans le monde de l’éducation et poursuivant des études de deuxième cycle en administration de l’éducation ou étant diplômée dans le domaine depuis moins de deux ans.

Le prix permet ainsi de mettre en valeur la qualité de l’engagement d’un praticien en éducation à augmenter ses connaissances et développer ses compétences en poursuivant des études de deuxième cycle en administration de l’éducation.

Tout en étant titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en administration scolaire de l’Université du Québec en Outaouais, Mme Léger étudie présentement à la maîtrise en éducation dans la concentration administration scolaire.

Originaire de Montréal, Isabelle Léger habite la région de l’Outaouais depuis l’âge de 7 ans. C’est ici qu’elle a fait ses études au primaire, au secondaire et au collégial.

« J’ai fait ma première année du primaire à l’école du Village à Aylmer. Ensuite, j’ai fréquenté l’école secondaire Saint-Joseph pendant trois ans, puis le Collège Saint-Alexandre en secondaire 4 et 5 lorsque l’établissement a été ouvert à la mixité. J’ai fait partie des premières filles à graduer à Saint-Alexandre. Après le Cégep à Hull, j’ai fait mon baccalauréat en enseignement en éducation physique à l’Université de Sherbrooke. Je suis revenue dans la région par la suite pour faire de la suppléance et de l’enseignement en éducation physique », a raconté Mme Léger.

Si l’enseignement lui a plu, elle souligne avoir eu ensuite la piqûre pour la gestion. Elle a été directrice générale de l’association régionale de kinball pendant cinq ans, de 1998 à 2002, puis coordonnatrice pendant cinq autres années à l’Union régionale des Loisirs Sports Outaouais. En 2007, elle est nommée gestionnaire responsable de la vie étudiante à l’école secondaire Nicolas-Gatineau, poste qu’elle occupe depuis 12 ans.

En septembre, elle a commencé sa maîtrise dans le but de développer ses compétences et continuer à approfondir ses pratiques de gestion.

Son but est de faire la promotion des activités parascolaires pour la réussite scolaire.

« Les activités parascolaires ne doivent pas seulement servir à amuser les élèves. Elles doivent donner un sens à la réussite scolaire. Ce qui m’intéresse, c’est la réussite éducative de l’élève », explique Mme Léger, qui estime qu’il faut être à l’écoute des besoins des étudiants pour mettre sur pied des activités qui permettront de développer la passion et le goût de réussir à l’école.

« Il faut aller chercher le pouls des étudiants, être sur le terrain, les entendre. Il faut aussi que le conseil étudiant soit actif, pour permettre aux gestionnaires et au technicien en loisir de développer des activités adaptées aux besoins des étudiants. Après tout, l’école c’est chez eux. Je leur dis souvent que c’est leur deuxième maison. Il faut trouver et aider les élèves à trouver leur passion. Ces activités deviennent souvent un levier pour leur réussite. Cette passion devient souvent la motivation, le levier dont ils ont besoin pour poursuivre leurs études. »

Les activités parascolaires sportives et culturelles ont la cote parmi les 2900 étudiants qui fréquentent l’école secondaire Nicolas-Gatineau.

On compte entre 600 et 700 étudiants qui participent à des activités parascolaires sportives, et environ 200 dans les activités culturelles.

Cette année, le gouvernement québécois a mis des fonds qui ont permis d’accroître la participation aux activités parascolaires et développer des activités liées aux sciences, comme la robotique et en informatique, de même qu’en entrepreneuriat.

« L’an dernier, l’équipe de Nicolas-Gatineau a mis sur pied un projet ciblant les élèves-athlètes vulnérables à la diplomation. Pour chaque élève, un plan de réussite a été établi, et nous avons mobilisé les ressources des personnes influentes, dont les entraîneurs qui sont souvent des mentors, pour permettre aux étudiants de prendre de bonnes décisions. Ils doivent comprendre qu’ils sont d’abord des élèves-athlètes et non des athlètes-élèves. »

Le projet À Nic-Gat, on score pour la réussite a d’ailleurs été reconnu comme un projet innovateur pour la réussite scolaire lors de la remise du Prix Ginette-Casavant.

L’ex-présidente de l’ADERAE, Ginette Casavant, a indiqué avoir été impressionnée par la lettre de soutien soutenant la candidature d’Isabelle Léger qui a été rédigée par sa supérieure immédiate.

« Elle note ta rigueur, ton engagement, ton esprit de collaboration et ton leadership pédagogique en tant que gestionnaire à la vie étudiante. J’ai admiré ton esprit d’innovation, ton désir d’apprendre et ta curiosité intellectuelle dont témoigne le choix de tes activités de formation continue », a indiqué Mme Casavant lors de la remise du prix.