« Il y a amplement de talent à Ottawa pour prendre la relève », affirme le directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme.

Guy Laflamme: un dernier tour de piste

L'organisme Ottawa 2017, créé et dirigé par le Gatinois Guy Laflamme pour marquer le 150e anniversaire de la Confédération canadienne dans la capitale, a remporté huit prix de l'Association internationale des festivals et des événements (IFEA), le 15 septembre dernier, à Tucson en Arizona. Et Ottawa 2017 n'a pas fini d'épater puisqu'il lui reste une cinquantaine d'événements à organiser d'ici le 31 décembre. Mais pour l'obtention de ce prix international, pour La Machine, pour Dîner entre ciel et terre, pour le Pique-nique sur le pont, pour le Red Bull Crashed Ice, pour Kontinuum et toutes les autres activités originales qui ont galvanisé la Ville d'Ottawa au cours des neuf derniers mois, Le Droit et Radio Canada décernent à Guy Laflamme le titre de Personnalité de la semaine.
« Ces prix de l'IFEA sont une reconnaissance de la qualité du travail fait par toute l'équipe d'Ottawa 2017, a dit Guy Laflamme. C'est fantastique d'être reconnu par nos pairs au niveau international. Et ce succès rejaillit non seulement sur tous les membres de l'équipe d'Ottawa 2017, mais aussi sur le conseil d'administration, sur nos 3000 bénévoles et sur nos milliers de partenaires et de fournisseurs », a-t-il ajouté.
Guy Laflamme, 57 ans, le dit et le répète depuis plusieurs mois, Ottawa 2017 sera son dernier « bébé » avant qu'il ne prenne une retraite définitive et qu'il s'éclipse aux Îles-de-la-Madeleine. Mais puisqu'on parle déjà du retour l'an prochain et au cours des prochaines années de plusieurs activités créées par Ottawa 2017, Guy Laflamme devra-t-il revoir ses plans de retraite et veiller à ce que ses idées se concrétisent à nouveau et se perpétuent ?
« J'ai déjà donné et je pense que j'ai fait ma part, répond-il en riant. C'est le temps de laisser la place à la relève. Et il y a amplement de talent à Ottawa pour prendre la relève. Et si j'essayais de continuer, je mettrais ma santé en péril. Parce que je ne peux pas poursuivre à ce rythme-là. Ça fait trois ans que je roule, en moyenne, de 12 à 14 heures par jour. Et je suis rendu à 160 jours consécutifs sans congé d'aucune forme. Je vais donc vivre pleinement ma retraite, voyager à travers le monde et surtout passer plus de temps avec ma conjointe, Nathalie, et mes deux fils que j'ai négligés pendant de longues années.
-Et que devra faire la Ville d'Ottawa pour conserver l'élan donné par Ottawa 2017 ? Quels événements devrait-elle répéter ?
-Il y a à peu près la moitié de nos 200 événements que je recommande qu'ils soient maintenus, répond-il. Nous avons amorcé l'exercice il y a quelques mois avec Tourisme Ottawa et le bureau du maire Jim Watson et nous avons identifié certains projets qui doivent être maintenus. Des choses comme Red Bull Crashed Ice, qui reviendra aux trois ans. Le Global Rally Cross au Musée de l'aviation du Canada reviendra pour les trois prochaines années. On veut évidemment ramener La Machine. Est-ce que ce sera dans trois ans ou dans quatre ans ? On verra. Le Pique-nique sur le pont, le Dîner entre ciel et terre et Ottawa accueille le monde sont aussi des produits qui peuvent être maintenus et nous avons recommandé qu'ils le soient. Et ce que nous montrerons aux gens à compter du début octobre sur les chutes des Chaudières sera maintenu et c'est quelque chose qui va grossir d'année en année. »
« Ce que l'équipe d'Ottawa 2017 a accompli se résume en trois mots : vision, inspiration, discipline. Ce sont les trois piliers qui nous ont permis d'obtenir le succès qu'on a eu. Et j'ajouterais peut-être les mots «tête dure» », de conclure dans un éclat de rire le directeur général d'Ottawa 2017.