Félix Saint-Denis a dirigé la délégation de 150 Franco-Ontariens lors du défilé de la Fête nationale à Montréal.

Félix St-Denis : dévoué à l’Ontario français

Chaque semaine, Le Droit rencontre une personne afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de la région. Cette semaine, Félix St-Denis, dirigeant de la délégation franco-ontarienne lors du défilé de la Fête nationale à Montréal.

L’invitation lancée à la délégation de l’Ontario pour le défilé de la Fête nationale du Québec à Montréal aura permis d’élargir des ponts d’amitié en même temps qu’on ouvrait le nouveau pont Samuel-De Champlain dans la métropole française de l’Amérique.

Félix Saint-Denis a été le premier à accepter l’invitation d’organiser une délégation franco-ontarienne pour ce grand défilé.

Sous son inspiration et sa direction, une quinzaine d’artistes de l’Écho d’un peuple et plus de 150 Franco-Ontariens vêtus de vert et blanc et portant un immense drapeau franco-ontarien ont profité de cette invitation « historique et inespérée » pour dire merci aux Québécois, et pour honorer tous ceux et celles qui ont lutté encore pendant la dernière année pour défendre les droits de la minorité francophone de l’Ontario français.

Sur une scène mobile, les chanteuses franco-ontariennes Mélissa Ouimet, Céleste Lévis et Ferline Régis, étaient en vedette accompagnées de Michel Payment, Brian St-Pierre et Geneviève Éthier pour chanter les plus grands hymnes de l’Ontario français.

Une fois l’invitation reçue du comité organisateur du défilé de Montréal, M. Saint-Denis s’est mis à la tâche.

« J’ai aussitôt téléphoné l’Assemblée (AFO) et je suis allé chercher plusieurs collaborations, allant des commandites de toute la technique jusqu’aux deux autobus. Je l’ai fait avec cœur et complètement bénévolement sans ressources financières autre que de petites contributions de l’Assemblée et de l’Écho pour offrir un minimum de cachet aux artistes musicaux », a souligné M. Saint-Denis.

Des gens ont pris des journées de congé, déboursant eux-mêmes pour le transport et ont marché avec fierté pour graver la francophonie ontarienne dans le cœur des Québécois présents sur place et partout dans la Belle Province et au pays par rayonnement médiatique, a-t-il rappelé.

« Nous marchons ensemble dans un moment charnière de notre histoire où ces événements de rapprochement ont le pouvoir de changer notre avenir. Comme le journal Le Droit fait partie de notre grande histoire franco-ontarienne, nous avons été très fiers de le porter à bout de bras (littéralement) sur les 3 km du défilé sur la rue Saint-Denis devant des milliers et milliers de Québécois ravis de nous découvrir et surtout devant un très grand nombre heureux de nous honorer. Comme c’était Ronald Caza devant cette immense page une ambulante, Le Droit s’est retrouvé dans tous les reportages télé d’un océan à l’autre ! Comme nous, vous auriez eu les larmes aux yeux et le sourire fendu jusqu’aux oreilles de reconnaissance en entendant plusieurs centaines de fois des gens nous crier des encouragements témoignant que les Francos, nous étions une source d’inspiration ! »

La veille à Québec, l’artiste franco-ontarien Damien Robitaille avait ravi le cœur de milliers de festivaliers sur les plaines d’Abraham, avec son grand appel à la solidarité franco-canadienne.

« Un autre moment inespéré et impensable voilà même pas un an », souligne M. Saint-Denis.

Les Franco-Ontariens ont aussi été à l’honneur avec une grande première lors de l’interprétation de la chanson Mon beau drapeau, du compositeur Brian St-Pierre, jouée parmi une sélection de pièces à l’honneur sur le carillon du parlement canadien lors de la fête du Canada, lundi dernier.