Dre Mona Nemer est la nouvelle conseillère scientifique en chef du Canada.

Dre Mona Nemer: avoir les sciences «à coeur»

Pour sa contribution exceptionnelle à faire reconnaître l'importance de la recherche et pour son engagement auprès de la communauté scientifique notamment en aidant les jeunes à poursuivre leurs études en sciences, Dre Mona Nemer, jusqu'à tout récemment vice-rectrice à la recherche à l'Université d'Ottawa et nouvelle conseillère en chef du Canada est notre personnalité de la semaine Le Droit-Radio-Canada.
Après un passage remarqué à l'Université d'Ottawa où elle était reconnue comme «catalyseur de la recherche», Dre Mona Nemer jouera un rôle crucial pour la communauté scientifique à la suite de sa nomination au poste de conseillère scientifique en chef du Canada.
Au cours des 11 dernières années, à titre de vice-rectrice à la recherche de l'Université d'Ottawa et professeur à la Faculté de médecine et directrice du Laboratoire de génétique moléculaire et régénération cardiaque, Dre Nemer a mené de front plusieurs projets marquants pour l'avancement des sciences au sein de l'établissement d'enseignement incluant le Complexe de recherche avancée, le futur pavillon STIM, et les centres de recherche interdisciplinaire. Elle a aussi créé des alliances stratégiques avec des établissements de recherche en France, en Amérique du Sud, en Allemagne et récemment en Chine.
Et a été l'instigatrice du programme d'initiation à la recherche au premier cycle et a lancé l'initiative pour encourager les femmes à étudier dans le domaine des sciences.
Ses recherches portaient sur le coeur, particulièrement les mécanismes liés à l'insuffisance cardiaque et les maladies cardiaques congénitales. Elle a aussi formé plus d'une centaine de chercheurs de divers pays.
Dans ce nouveau rôle central pour l'ensemble des scientifiques au pays, elle aura la tâche de conseiller le premier ministre du Canada et le gouvernement canadien sur la façon de faire en sorte que les travaux scientifiques menés dans l'ensemble des ministères et organismes soient accessibles à la population, que les scientifiques puissent parler librement de leurs travaux et que les analyses scientifiques soient prises en compte dans les décisions gouvernementales. Elle conseillera également sur les questions importantes contenant un volet touchant la science et la recherche pour le pays.
«Les plus gros enjeux de la société impliquent des choix et des lois où la science joue un rôle important, a confié Dre Nemer en entrevue avec Le Droit. Un aspect important de mon nouveau rôle sera de faire le lien avec l'ensemble de la communauté scientifique au pays, les scientifiques qui oeuvrent dans les laboratoires fédéraux et dans les universités, les agences, les centres de recherche.»
Dre Mener veut s'assurer que les règles en vigueur concernant leur droit de communiquer leurs recherches respectent les standards internationaux et souhaite aussi que le dialogue et l'ouverture avec la communauté scientifique reviennent. «Il s'est créé des silos. Mais les sciences n'ont pas de frontière, alors imaginez quand il y en a à l'intérieur d'un pays», a souligné Dre Nemer. Pour elle, le respect des deux langues officielles est une question importante et elle entend bien contribuer en donnant l'exemple avec le personnel qui l'entoure.
Dre Nemer est membre de l'Ordre du Canada, de l'Académie des sciences de la Société royale du Canada et de l'American Academy of Arts and Sciences. Elle est aussi chevalière de l'Ordre national du Québec et de l'ordre national du Mérite de la République française. En outre, elle est titulaire de doctorats honorifiques qui lui ont été décernés en France et en Finlande.