À l’école secondaire Mitchell-Montcalm, le legging ne respecte pas le code vestimentaire de l’établissement.

Controverse vestimentaire dans une école secondaire

Des avertissements vestimentaires à l’école secondaire Mitchell-Montcalm à Sherbrooke ont fait réagir sur Facebook jeudi et vendredi. Une jeune fille vêtue d’un legging et une autre avec une ouverture dans le dos ont dû se changer, car elles ne respectaient pas le code vestimentaire de l’établissement.

Elles estiment toutefois ne pas avoir dépassé les bornes.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation survient à l’école selon Valéry Martin, mère d’une élève.

« C’est une école super ouverte où il n’y a pas ou presque d’intimidation, mais je ne comprends pas pourquoi on cible particulièrement les filles, explique-t-elle. Ce sont souvent elles qui doivent changer de vêtements. »

La surveillance est très sévère selon Mme Martin.

« Les surveillants avertissent  les jeunes qui mettent leurs tuques avant de sortir dehors. À cet âge-là, c’est déjà difficile de leur faire porter une tuque en plus. »

Les couvre-chefs de toute sorte sont interdits à l’école Mitchell-Montcalm.

« Les gars ne sont pas cons et il ne faut pas culpabiliser les filles d’être à l’aise avec leur corps », résume Valéry Martin.


Des balises

La direction de l’école estime laisser beaucoup d’espace et de liberté aux élèves, mais rappelle que des balises doivent être en place pour éviter les débordements.

« On a décidé de ne pas imposer d’uniformes ou de demi-uniformes comme d’autres écoles ont fait parce que la créativité et l’identité font partie de nos valeurs, souligne Pascale Bilodeau, directrice de l’école Mitchell-Montcalm. On a mis en place certaines balises de décence et d’hygiène. On essaie de simuler un milieu de travail et je n’en connais pas beaucoup qui toléreraient des leggings. »

« Je veux préciser qu’aucun élève n’a manqué de l’école, poursuit-elle. On ne fait pas de discrimination envers les gars ou les filles, si un gars venait à l’école en leggings on l’avertirait aussi. Les leggings seuls sont problématiques, mais avec un short par-dessus c’est correct. »

Valéry Martin veut d’ailleurs créer un atelier ou une activité de sensibilisation pour trouver une solution au problème.

« Il faut entamer une réflexion et trouver un juste milieu »