Passionnés de tennis, Johanne Demers et Mathieu Toupin, sont codirecteurs du Challenger de Gatineau.

Challenger de Gatineau: le tennis passe à un autre niveau

Chaque semaine, Le Droit rencontre une personne afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de la région. Cette semaine, Mathieu Toupin et Johanne Demers, les codirecteurs du Challenger Banque Nationale de Gatineau.

Grâce à leurs efforts et leur grande ténacité, les codirecteurs du Challenger Banque Nationale de Gatineau, Mathieu Toupin et Johanne Demers, ont réussi à élever le sport du tennis dans la région au niveau international.

« C’était notre 6e édition cette année, et je dois admettre que c’était la plus belle. Les gens qui entraient sur notre site disaient ‘Wow !’ Ils se disaient impressionnés », a expliqué M. Toupin.

Père de trois enfants, il est le fondateur de Tennis Outaouais Performance (TOP), qui offre divers programmes de tennis dans la région.

M. Toupin a commencé à être entraîneur de tennis dès l’âge de 15 ans. 

Après ses études en commerce et marketing à l’Université d’Ottawa, il a ouvert une boutique de course à pied, puis un café Van Houtte pendant sept ans, jusqu’au moment où il a créé TOP, il y a maintenant 11 ans.

TOP a grandi depuis et compte désormais trois entraîneurs à temps plein, une adjointe-administrative et offre des programmes divers de tennis à plus de 500 jeunes.

« Ce n’est pas facile de gagner sa vie comme coach de tennis. Et les gens me demandaient souvent : à part être coach de tennis, c’est quoi ta vraie job ? Aujourd’hui, je peux dire que je fais ce travail à temps plein. Plusieurs jeunes de l’académie TOP sont rendus aux États-Unis. Je suis aussi responsable du développement de la carrière de Mélodie Collard, la fille de Johanne Demers. Et puis, il y a le Challenger Banque Nationale de Gatineau. Dans la région, il y a toujours eu du tennis, mais il fallait faire quelque chose pour faire passer le sport au niveau international. Et c’est le but que nous nous sommes donné », poursuit celui que plusieurs appellent désormais « M. Tennis » dans la région.

« Tous les astres étaient alignés cette année pour nous. La température a été de notre côté, et il n’y avait pas d’autre tournoi du côté des États-Unis, ce qui nous a permis d’offrir une compétition avec un tableau de joueurs encore plus relevé qu’à Granby cette semaine, qui avait de la concurrence avec un autre tournoi », a souligné M. Toupin.

Johanne Demers, originaire de l’Estrie et établie dans la région depuis 25 ans, est la mère de Sébastien Collard, 18 ans, et de Mélodie, 16 ans, deux jeunes joueurs qui ont fait leurs classes avec TOP. 

Mélodie est actuellement dans le top-50 mondial chez les juniors.

Le Challenger présentait un tableau de 120 joueurs. 

Et les changements sur le site ont permis qu’ils puissent tous compétitionner à un seul endroit, au parc de l’Île, ce qui était un exploit en soi pour les organisateurs.

« Je me suis impliquée dans le tennis parce que mes deux enfants pratiquaient le sport. J’ai étudié en tourisme et en informatique, et j’ai déjà été directrice des banquets au Sheraton Cartier. Je mets à profit mon bagage en graphisme et sur le développement du web, et mon expérience dans l’événementiel pour créer une compétition de haut niveau », a raconté Mme Demers, qui travaille à la fonction publique fédérale.

L’an prochain, pour la 7e édition, l’équité sera atteinte dans les bourses qui seront remises aux joueuses par rapport aux joueurs masculins.

« Cette année, le total des bourses remises aux joueuses atteignait 25 000 $, somme qui passera à 60 000 $ l’an prochain, soit à peu près le même montant que chez les joueurs masculins, a expliqué Mme Demers. On peut donc s’attendre à ce que le tableau des joueuses qui participeront au Challenger de Gatineau soit encore plus relevé l’an prochain. Ça promet. »