Bernadette Sarazin est impliquée depuis 20 ans dans des projets d’importance pour les francophones.

Bernadette Sarazin: une inspiration pour toute la francophonie

Que ce soit dans la lutte pour faire reconnaître le statut bilingue à la Ville d’Ottawa, pour la survie de la station Unique FM, et pour d’autres projets d’importance pour les francophones de l’Est ontarien, Bernadette Sarazin est depuis plusieurs années au rendez-vous pour faire avancer les choses.

Cette femme engagée et dynamique, qui compte plus de 20 ans d’expérience en planification stratégique, gestion de projet, gouvernance, communications et marketing, vient de recevoir un honneur bien mérité, soit la médaille de l’Ordre de la Pléiade de la section de l’Ontario de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) reconnaissant sa contribution exceptionnelle envers la francophonie ontarienne.

« C’est très touchant qu’on reconnaisse le travail bénévole que l’on fait. C’est très valorisant et mon implication est loin d’être finie », a souligné Mme Sarazin, native de Clarence-Rockland et qui habite à Ottawa depuis trois ans.

Elle est notamment impliquée dans la stratégie et les communications du mouvement #OttawaBilingue.

Elle siège aussi depuis 2012 comme vice-présidente du conseil d’administration de la radio Unique FM où elle a été très active pour permettre à la station d’éviter la faillite en mettant place, avec toute l’équipe, des processus de comptabilité et de gouvernance plus stricts pour faire face à la dette et assurer sa pérennité.


«  Mon implication est loin d’être finie.  »
Bernadette Sarazin

Les récents développements dans la lutte pour faire reconnaître le caractère bilingue de la Ville d’Ottawa, lui ont fait chaud au cœur, notamment avec l’engagement du premier ministre Justin Trudeau de consacrer 2,5 millions $ sur cinq ans pour le bilinguisme à Ottawa.

« Je suis impliquée depuis trois ans dans le mouvement #OttawaBilingue. C’est Lucien Bradet qui m’a demandé d’aider. J’appuie la table de concertation au niveau des communications et de la stratégie. Il est important d’avoir un message clé, d’avoir une marque. C’est notre outil pour définir ce que veut dire le caractère bilingue de la ville. C’était difficile de le faire à travers les médias en raison des idées préconçues. Plusieurs croient que l’on parle du modèle de bilinguisme comme celui du fédéral. Alors nous avons cogné aux portes de plus de 100 décideurs, conseillers, députés provinciaux et fédéraux et sénateurs. Pour moi, l’appui donné par le premier ministre Trudeau est très solide envers la communauté francophone. Et en plus, il donne un bon coup de main pour promouvoir les services en français à Ottawa en consacrant 2,5 millions $ sur cinq ans. C’est plus que ce qu’on n’a jamais mis avant », a souligné Mme Sarazin.

La défense du statut bilingue à Ottawa fait partie d’une liste déjà impressionnante de projets d’importance pour les francophones pour lesquels elle s’est engagée depuis 20 ans, en prenant aussi comme modèles les Bradet, de Blois, Leroux, Matte et autres dont elle continue aussi à s’inspirer pour faire rayonner la francophonie.

« Il faut comprendre que la francophonie, c’est plus que culturel et historique. Les retombées économiques sont énormes à tous les niveaux. Beaucoup de gens, de touristes viennent ici parce qu’ils savent qu’ils peuvent parler en français. C’est important donc de faire la promotion de la francophonie non seulement ici, mais à l’extérieur. »