Sherbrooke

Controverse vestimentaire dans une école secondaire

Des avertissements vestimentaires à l’école secondaire Mitchell-Montcalm à Sherbrooke ont fait réagir sur Facebook jeudi et vendredi. Une jeune fille vêtue d’un legging et une autre avec une ouverture dans le dos ont dû se changer, car elles ne respectaient pas le code vestimentaire de l’établissement.

Elles estiment toutefois ne pas avoir dépassé les bornes.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation survient à l’école selon Valéry Martin, mère d’une élève.

« C’est une école super ouverte où il n’y a pas ou presque d’intimidation, mais je ne comprends pas pourquoi on cible particulièrement les filles, explique-t-elle. Ce sont souvent elles qui doivent changer de vêtements. »

La surveillance est très sévère selon Mme Martin.

« Les surveillants avertissent  les jeunes qui mettent leurs tuques avant de sortir dehors. À cet âge-là, c’est déjà difficile de leur faire porter une tuque en plus. »

Les couvre-chefs de toute sorte sont interdits à l’école Mitchell-Montcalm.

« Les gars ne sont pas cons et il ne faut pas culpabiliser les filles d’être à l’aise avec leur corps », résume Valéry Martin.


Personnalité de la semaine

Un chef qui sort de l’ombre

Originaire de Bryson, dans le Pontiac, le cuisinier Yannick LaSalle s’est illustré avec une deuxième position au prestigieux concours culinaire Des chefs en or/Gold Medal Plates, à Ottawa, jeudi. Un tour de force pour une première participation. À 30 ans, il se retrouve chef de cuisine du restaurant Les fougères, à Chelsea, avec l’énorme défi de renouveler un menu et une clientèle depuis longtemps fidèle au chef-propriétaire Charles Part. Pour le brio qui’il a démontré au concours culinaire, Le Droit et Radio-Canada décernent le titre de Personnalité de la semaine à Yannick LaSalle.

Le travail de cuisinier est largement reconnu comme ingrat. Ils sont toujours en arrière-scène, dans un environnement étroit et surchauffé, à vouloir satisfaire les attentes de clients exigeants qui veulent déguster des plats goûteux, imaginatifs... et économiques ! Pas très bien payés non plus...

Pourtant, ils s’en trouvent à toujours vouloir tenter le coup, à vouloir relever le défi malgré ces conditions difficiles : telle est l’histoire de Yannick LaSalle, le chef de cuisine du restaurant Les fougères, à Chelsea. Jeudi, pour la première fois de sa carrière, il est sorti de l’ombre. Avec sa deuxième place au concours culinaire Des chefs en or, il s’est retrouvé sur le podium au Centre des congrès Shaw, à Ottawa, avec 500 convives qui l’applaudissaient. Il affichait alors son plus beau sourire. Comme s’il venait de recevoir le plus beau cadeau de Noël !

À l’instar de plusieurs autres, il est arrivé en cuisine un peu par hasard. « J’étudiais en technique d’usinage, il y avait beaucoup d’informatique et je voyais bien que ce n’était pas pour moi, a-t-il confié, peu après le concours. Comme gagne-pain, je travaillais au Bifthèque (aujourd’hui fermé), le restaurant de l’hôtel Manoir du Casino. J’ai eu une première piqûre…

« Autour de 2007, l’École hôtelière de l’Outaouais a offert son programme de cuisine à Fort-Coulonge. Nos professeurs étaient André Macron et Vanessa Zhivkov. Nous étions une douzaine au départ, cinq à la fin. Ça n’a donc pas duré. Je suis entré à L’Orée du bois, à Chelsea, où j’ai continué mon apprentissage avec les chefs Guy Blain et Jean-Claude Chartrand. Je suis allé passer deux semaines en stage en banlieue de Paris, au restaurant L’Escarbille (une étoile au Guide Michelin), du chef Régis Douysset. Là j’ai vu que la cuisine, c’était à un autre niveau... »

En 2011, il est entré aux Fougères. Comme second d’abord, et quand le tandem de propriétaires Charles Part et son épouse Jennifer Warren ont procédé à des rénovations majeures en 2015, il était temps de moderniser la carte du même coup. Ils ont passé le flambeau à Yannick LaSalle et son collègue Matt Pritchard (qui a quitté depuis). 

« Ils nous ont laissé une très grande liberté. Le chef Part est autour, nous parlons de la carte, mais il n’est pas en cuisine, sur la ligne, avec l’équipe. Il se tient derrière et nous fait confiance. »

Pour le concours, ils ont jonglé avec diverses idées avant d’arrêter leur choix sur l’omble de l’Arctique, un poisson magnifique pêché dans les eaux froides de Pangnirtung, au Nunavut. En pavés rectangulaires, il a opté pour une cuisson sous vide, très populaire chez les chefs, où l’aliment est mis dans un sac hermétique, et cuit dans l’eau à basse température. Cela cuit tout en donnant un moelleux séduisant, mais qui ne plaît pas à tous, surtout avec une protéine d’une telle qualité. Cela lui a peut-être coûté la victoire. Mais sa purée de courge musquée était parfaite et avec quelques décorations, l’assiette de Yannick LaSalle était la plus belle de la soirée. Assez pour lui assurer un podium... qui lui a permis de sortir de l’ombre.

Personnalité de la semaine

Au service de l’environnement

Professeur au Département des sciences naturelles à l’Université du Québec en Outaouais et chercheur à l’Institut des sciences de la forêt tempérée de Ripon, Jérôme Dupras a reçu mercredi dernier des mains de la vice-première ministre du Québec, Dominique Anglade, l’un des Prix finalistes de la relève scientifique accompagné d’une bourse de 2000 $. Cet honneur vise à récompenser les jeunes chercheurs en début de carrière qui sont âgés de moins de 40 ans et dont l’excellence des travaux est reconnue. Pour l’occasion, Le Droit et Radio-Canada décernent le titre de Personnalité de la semaine à M. Dupras.

Le professeur Dupras n’aurait pas pu espérer un meilleur scénario pour souffler ses 38 bougies, lui qui célébrait son anniversaire de naissance le 3 novembre. Les Cowboys Fringants, le groupe musical maintes fois récompensé au fil des ans et dont il est le bassiste et l’un des membres fondateurs, était une fois de plus en nomination cette année au gala de l’ADISQ – dans deux catégories –, à la fin octobre. Ensuite, il y a eu cette remise de prix à l’Assemblée nationale du Québec en milieu de semaine dernière. 

« C’est super flatteur pour moi, mais aussi pour mes objets de recherche, lance le chercheur au bout du fil, à propos de la distinction qu’il a reçue. Les sciences sociales, ce ne sont pas toujours les premières à être soulignées. Souvent, ce sont les sciences biomédicales qui obtiennent une résonnance plus rapide et plus forte. Pour nous les géographes, c’est plus difficile de sortir du lot, donc je suis content que le travail que je fais en environnement avec mon équipe de l’ISFORT ait retenu l’attention. »

La feuille de route du jeune chercheur est impressionnante. Détenteur d’un doctorat en géographie obtenu à l’Université de Montréal en 2014 et titulaire d’un postdoctorat de l’Université McGill en biologie, Jérôme Dupras est auteur de plusieurs publications. Il a entre autres signé l’étude publiée en décembre 2016 qui concluait que les 55 000 hectares d’espaces verts et de terres agricoles de la Commission de la capitale nationale représentaient chaque année des bénéfices environnementaux d’une valeur de 332 millions de dollars. M. Dupras a récemment été nommé président de la Société canadienne d’économie écologique. Il a aussi mis son expertise à contribution dans l’élaboration du plan écoresponsable de MosaïCanada 150, l’été dernier à Gatineau.

Deux passions, une priorité

La double carrière de Jérôme Dupras a toujours été bercée par une motivation : la préservation de l’environnement. Avec les Cowboys Fringants, il assouvit son côté revendicateur. Le groupe sert de « tribune » pour faire passer des messages au grand public. Dans le laboratoire, le scientifique s’attarde aux questions de l’évaluation économique des services écosystémiques, à la conservation de la biodiversité, à la gouvernance et à l’aménagement du territoire. 

« Dans le laboratoire, on est au coeur de la ville, de l’agriculture, de la forêt boréale, mais c’est toujours en fonction de l’économie écologique qui est de dire que le développement doit se faire autrement en respectant les liens d’interdépendance entre l’humain et la nature », indique M. Dupras, qui offrira une conférence, le 7 novembre au soir, au pavillon Alexandre-Tâché de l’UQO. Lors de sa présentation, il traitera notamment des inondations du printemps 2017 dans le contexte des changements climatiques et de l’étalement urbain. « On ne doit plus aménager nos villes en se basant sur 2010. Il faut penser à 2030 ou 2050. Les infrastructures, qu’elles soient vertes ou grises, doivent être conçues pour faire face à une plus haute fréquence d’événements perturbateurs », note le professeur.

À travers son horaire bien chargé, Jérôme Dupras est aussi – et surtout – père de deux jeunes garçons âgés d’ un an et demi et trois ans et demi. À cet égard, le combat qu’il mène pour l’environnement a aujourd’hui encore plus de sens.

« Ma motivation, ce sont mes deux garçons. Je suis hautement préoccupé par la planète qu’on va leur laisser. À 38 ans, je vais déjà vivre sur une planète assez stable pour le reste de mes jours. Eux, ce sont leurs enfants qui vont vivre des situations assez problématiques si on n’agit pas maintenant », conclut-il.

Personnalité de la semaine

La mission d’Elsa Lalonde

La Franco-Ontarienne Elsa Lalonde, 21 ans, milite depuis trois ans pour que l’Université d’Ottawa améliore l’accessibilité sur son campus aux personnes handicapées. Ses efforts ont été récompensés cette semaine alors qu’on lui a décerné le prestigieux prix Dr. John Davis Burton qui reconnaît la contribution exceptionnelle d’un étudiant des universités et des collèges d’Ottawa à l’amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec un handicap. Le Droit et Radio-Canada la félicitent à leur tour en lui décernant le titre de Personnalité de la semaine.

« Je suis très contente de recevoir ce prix, a-t-elle dit. Je suis contente de savoir qu’il y a d’autres personnes qui reconnaissent le travail que je fais et qui ont les mêmes valeurs que moi face à l’intégration des étudiants ayant une variété de handicaps. »

Elsa Lalonde se déplace en fauteuil roulant depuis qu’un grave accident de ski survenu en 2009, alors qu’elle était âgée de 12 ans, lui a presque coûté la vie et l’a laissée paraplégique. Et à son arrivée à l’Université d’Ottawa pour poursuivre ses études en sciences sociales, cette diplômée de l’école secondaire publique Gisèle Lalonde a vite constaté plusieurs lacunes sur le campus en ce qui a trait à l’accessibilité pour les personnes handicapées.

« En tant qu’étudiante qui se déplace en fauteuil roulant, dit-elle, j’ai fait face à beaucoup de difficultés pour avoir accès à mes classes dans certains locaux. Je n’ai donc pas le choix de me battre pour que l’université améliore l’accessibilité aux personnes handicapées. Et j’y travaille depuis plusieurs années. Pourrait-on, par exemple, changer un cours de place quand la classe n’est pas accessible aux personnes handicapées ? C’est quelque chose que l’Université a beaucoup de difficultés à faire. Et puisque personne à l’Université n’a pris en charge ces problèmes-là pour y apporter des changements, il a fallu que je me tourne vers le Tribunal des droits de la personne », laisse-t-elle tomber.

Une décision dans cette cause devrait être rendue après les Fêtes.

En plus de ses études universitaires à temps plein, Elsa Lalonde travaille à temps partiel comme analyste au Bureau de la condition des personnes handicapées du Canada où elle contribue à l’élaboration d’une loi pour l’accessibilité dans les édifices et lieux fédéraux.  

Elle est aussi bénévole à Lésions médullaires Ontario, au Centre de réhabilitation d’Ottawa, où elle offre conseils et soutien aux patients qui ont subi un accident grave.

« Ce sont souvent des gens qui seront en fauteuil roulant pour le restant de leurs jours, explique-t-elle. C’est un choc lorsqu’on apprend ça. J’en sais quelque chose. 

« Donc puisque je suis passée à travers ce traumatisme il a plusieurs années, je rencontre ces gens pour leur dire que c’est possible de vivre une belle vie satisfaisante malgré son handicap. J’ai une expérience de vie que je peux partager et que les médecins n’ont pas nécessairement.

« Et je travaille aussi sur un projet personnel, ajoute-t-elle. Soit celui de construire un parc pour enfants totalement accessible aux personnes handicapées dans ma ville natale de Rockland. Ce projet a été approuvé par la Ville. Il faut maintenant recueillir les fonds nécessaires pour sa réalisation. »

Personnalité de la semaine

Le piano dans le sang

Professeure, compositrice et pianiste-récitaliste de renom, Pierrette Froment-Savoie a cumulé durant sa longue carrière quantité de prix et distinctions en plus d’avoir transmis son bagage de connaissances à des générations de musiciens. Afin de souligner sa brillante carrière, Le Droit et Radio-Canada décernent à Mme Froment-Savoie le titre de Personnalité de la semaine.

Quand on demande à Pierrette Froment-Savoie d’où vient son amour pour la musique, la réponse vient tout naturellement. La musique a toujours coulé dans ses veines, tout simplement, lance-t-elle.

« À trois ans, je jouais du piano. Ma mère pensait que c’était ma sœur aînée qui jouait. Elle criait : ‘Tu vas être en retard à l’école.’Elle est descendue au salon et elle s’est aperçue que c’était moi qui jouais des morceaux à l’oreille », se souvient la dame.

À cinq ans, Mme Froment-Savoie a débuté les cours de piano avec les religieuses. Peu de temps après, elle montait déjà sur scène pour un premier concert. Comble du hasard, la prestation en question avait lieu à l’Orphelinat Saint-Thérèse, endroit qui allait devenir plus tard le Conservatoire de musique de Gatineau.

« C’est inné. Je n’ai pas de mérite. Je n’ai pas eu à me demander ce que j’allais faire dans la vie. Je le savais déjà tout jeune. C’est la musique qui m’a choisie », raconte la septuagénaire.

Une vie bien remplie

Le curriculum vitae de Pierrette Froment-Savoie est étoffé. Sa biographie est tout aussi impressionnante.

En plus de détenir une licence en musique de l’Université de Montréal, la principale concernée a décroché en 1964 une maîtrise en interprétation pianistique. Lors de la même année, elle offrait deux prestations avec l’Orchestre symphonique de Montréal en tant qu’artiste invitée. 

À travers les dernières décennies, en plus d’enseigner l’harmonie, le contrepoint, la fugue, l’analyse, la formation auditive ainsi que le piano complémentaire au Conservatoire de musique de Gatineau, elle a été professeure régulière au département de musique de l’Université d’Ottawa et professeure adjointe au département de musique de l’Université de Moncton.

Son engagement pédagogique ne l’a pas empêchée de faire de la scène. Dans le cadre des célébrations du centenaire de la Confédération canadienne, elle a offert plusieurs prestations dans l’ouest du pays pour représenter l’ancienne Ville de Hull. Elle a aussi foulé les planches à plusieurs occasions pour des dîners d’état. 

En 1987, elle a notamment livré un récital devant le président américain Ronald Reagan qui était de passage à la résidence du gouverneur général du Canada. « J’avais joué pendant cinq heures », note la pianiste qui performe toujours sans partition. « Si je jouais avec un cahier, j’interpréterais avec les yeux et la pensée et non avec le cœur », précise-t-elle.

L’un des moments les plus marquants de sa vie fut d’avoir composé le requiem pour son fils Mathieu – dont la Maison Mathieu-Froment-Savoie porte le nom en son honneur –, décédé en 1991, à l’âge de 13 ans. « Le requiem a été joué un an presque jour pour jour après sa mort à la Maison de la culture. C’était le premier concert classique présenté à la salle. Toute l’année, j’ai composé ça. J’ai dû me mettre dans l’esprit. Ç’a été comme ma thérapie », confie l’artiste.

Décorée de l’Ordre de Gatineau en 2016, la dame de 75 ans a toujours la flamme malgré son âge. D’ailleurs, ne lui parlez pas de retraite. « La passion du travail est toujours là. Je pense que de continuer à enseigner et être en présence des élèves me garde jeune », dit-elle.

Personnalité de la semaine

Le succès de MosaïCanada 150

L’exposition MosaïCanada 150 / Gatineau 2017 présentée au parc Jacques-Cartier à Gatineau cet été a connu un succès extraordinaire et a été un événement marquant du 150e anniversaire de la Confédération. Cette reconnaissance souligne le grand talent de ses artisans exprimé magnifiquement dans des chefs-d’œuvre horticoles. Pour le dynamisme de son équipe et des 600 bénévoles qui ont travaillé d’arrache-pied pour sa réussite, Le Droit et Radio-Canada lui décernent le titre de Personnalité de la semaine.

L’exposition MosaïCanada 150 a attiré plus de 1 300 000 visiteurs cet été au parc Jacques-Cartier, une réussite remarquable qui a dépassé toutes les prévisions parmi tous les événements marquant le 150e anniversaire de la Confédération.

Derrière cette grande aventure historique, toute une équipe a travaillé d’arrache-pied pour que les œuvres horticoles préparées avec soin par ses artisans nous transportent dans un kaléidoscope riche et surprenant par ses formes et ses couleurs.

Pendant les 107 jours de l’exposition, 600 bénévoles ont donné de leur temps pour accueillir les visiteurs. Des jeunes, des adultes, mais surtout des aînés venus de tous les milieux ont été de vrais ambassadeurs parce qu’ils voulaient contribuer au succès de l’événement.

Magali Lewis et Christine Bacon, toutes deux de Gatineau, ont été les architectes et responsables de cette équipe de bénévoles généreux. Elles ont travaillé ensemble pour réunir l’équipe et maintenir « la flamme », un défi auquel les bénévoles ont répondu par leur présence continue, beau temps, mauvais temps.

« En moyenne, il y avait toujours entre 25 et 40 bénévoles. La majorité était composée de personnes à la retraite qui étaient très dévouées. Ils ont été extraordinaires. Ils ont tissé de liens entre eux. Je suis certaine qu’ils vont continuer à se revoir » a raconté Magali Lewis, directrice des opérations et de la coordination, qui a initié les démarches pour l’équipe des bénévoles qu’a ensuite dirigée Christine Bacon, gestionnaire des bénévoles, jusqu’à la fin de l’exposition.  

« Au début, je suis venue moi-même avec l’idée d’être bénévole. Mais je trouvais le projet tellement emballant que je suis allée voir la direction pour dire que je voulais faire partie de cette équipe », a raconté Christine Bacon. 

Certains sont venus plus de 50 fois donner de leur temps, soit une journée sur deux, alors qu’un d’entre eux, Denis Gaudreau, est venu prêter main-forte plus de 100 fois, soit presque tous les jours. 

« Les bénévoles ont été formidables. Les jeunes, les adultes, les aînés. On se parlait des rencontres avec des gens venus du monde entier, avec les yeux pétillants. Il y avait beaucoup de joie qui rayonnait à travers tout cela. Ce fut une expérience extraordinaire » a témoigné Christine Bacon, en parlant des centaines de bénévoles qui étaient sous son aile.

De nombreux visiteurs ont déjà pris la peine d’envoyer un courriel à l’équipe pour souligner qu’ils avaient aimé l’exposition et leur visite. « Quand les gens étaient sur le site, ils étaient heureux. Et quand ils quittaient, ils avaient encore le sourire, encore éblouis par l’exposition. C’était remarquable », a raconté Magali Lewis.

Personnalité de la semaine

Natacha Dupuis: quatre médailles et sans voix

Natacha Dupuis a gagné quatre médailles aux Jeux Invictus, qui se déroulaient récemment à Toronto. La Gatinoise occupait aussi le rôle de cocapitaine de l’équipe canadienne. Ses performances et son implication font d’elle la personnalité de la semaine Le Droit – Radio-Canada.

Il faisait chaud. La température ressentie en ce dernier lundi de septembre frôlait la barre des 40 degrés Celsius.

Ça n’a pas empêché Natacha Dupuis de gagner trois médailles en l’espace de quelques heures sur une piste d’athlétisme de Toronto, le 25 septembre dernier. Elle a été la plus rapide au 100 m, 200 m et 400 m aux Jeux Invictus.

Puis le lendemain, la caporale-chef à la retraite de Gatineau montait une quatrième fois sur le podium. Une médaille d’argent à l’épreuve d’aviron à l’intérieur s’ajoutait à son triplé doré.

« J’ai perdu la voix, s’excuse-t-elle en début d’entrevue. J’ai trop crié. J’étais trop excitée. »

Car en plus de concourir aux Jeux, Dupuis possédait un autre rôle important. L’équipe canadienne l’avait désigné cocapitaine pour la troisième édition des Jeux, une compétition multisports adaptés pour les militaires en service actif et les anciens combattants blessés et malades.

« Mes courses étaient au début de la semaine. J’ai eu ensuite quatre jours pour encourager les autres », raconte Dupuis, qui en était à une deuxième participation à l’événement fondé par le prince Harry.

La femme âgée de 38 ans avait gagné trois médailles en 2016 à Orlando. L’ancien président américain George W. Bush lui avait remis le bronze pour sa troisième place en dynamophilie.

« L’an dernier, c’était incroyable. Mais cette année, c’était génial. Ça se passait au Canada. La foule était derrière nous. »

Dupuis a été le visage francophone de la formation canadienne. Elle a multiplié les entrevues avant, pendant et après les Jeux. Un rôle qu’elle a adoré, qui lui a permis de parler aussi d’un épisode ayant marqué sa vie, il y a huit ans.

« Ce n’est pas toujours facile de faire des entrevues. Mais si je peux aider une personne en offrant mon témoignage, ça vaut la peine », affirme l’ancienne combattante qui livre une lutte quotidienne au stress post-traumatique depuis sa deuxième mission en sol afghan.

Le 22 mars 2009, Dupuis était canonnière dans un véhicule blindé qui retraitait vers Kandahar. Son équipe des Forces armées canadiennes a dû se transformer en premiers répondants et prodiguer les premiers soins lorsque le véhicule derrière elle a roulé sur un engin explosif improvisé. Deux soldats ont perdu la vie.

Une scène qui hante encore ses pensées.

« J’ai encore des symptômes. Par exemple lors de notre premier camp d’entraînement de l’équipe canadienne en vue des Jeux, je voulais tellement bien faire. À la fin de la semaine, la fatigue a eu le dessus sur moi. Quand je suis arrivée à l’aéroport, j’ai fait une grosse crise de panique. C’est important que les gens sachent que malgré tous les efforts que nous faisons, les blessures sont encore là. »

Règlements obligent, il s’agissait de sa dernière participation aux Jeux. L’équipe canadienne limite ses athlètes à deux éditions.

« Pour donner la chance au plus grand nombre possible de vétérans blessés de participer aux Jeux. Ça me va. Je pense avoir tout tiré comme athlète. »

Personnalité de la semaine

Dre Mona Nemer: avoir les sciences «à coeur»

Pour sa contribution exceptionnelle à faire reconnaître l'importance de la recherche et pour son engagement auprès de la communauté scientifique notamment en aidant les jeunes à poursuivre leurs études en sciences, Dre Mona Nemer, jusqu'à tout récemment vice-rectrice à la recherche à l'Université d'Ottawa et nouvelle conseillère en chef du Canada est notre personnalité de la semaine Le Droit-Radio-Canada.
Après un passage remarqué à l'Université d'Ottawa où elle était reconnue comme «catalyseur de la recherche», Dre Mona Nemer jouera un rôle crucial pour la communauté scientifique à la suite de sa nomination au poste de conseillère scientifique en chef du Canada.

Personnalité de la semaine

Guy Laflamme: un dernier tour de piste

L'organisme Ottawa 2017, créé et dirigé par le Gatinois Guy Laflamme pour marquer le 150e anniversaire de la Confédération canadienne dans la capitale, a remporté huit prix de l'Association internationale des festivals et des événements (IFEA), le 15 septembre dernier, à Tucson en Arizona. Et Ottawa 2017 n'a pas fini d'épater puisqu'il lui reste une cinquantaine d'événements à organiser d'ici le 31 décembre. Mais pour l'obtention de ce prix international, pour La Machine, pour Dîner entre ciel et terre, pour le Pique-nique sur le pont, pour le Red Bull Crashed Ice, pour Kontinuum et toutes les autres activités originales qui ont galvanisé la Ville d'Ottawa au cours des neuf derniers mois, Le Droit et Radio Canada décernent à Guy Laflamme le titre de Personnalité de la semaine.
« Ces prix de l'IFEA sont une reconnaissance de la qualité du travail fait par toute l'équipe d'Ottawa 2017, a dit Guy Laflamme. C'est fantastique d'être reconnu par nos pairs au niveau international. Et ce succès rejaillit non seulement sur tous les membres de l'équipe d'Ottawa 2017, mais aussi sur le conseil d'administration, sur nos 3000 bénévoles et sur nos milliers de partenaires et de fournisseurs », a-t-il ajouté.

Personnalité de la semaine

Une voix pour les travailleurs vulnérables

Katherine Lippel, une des sommités canadiennes en droit des travailleurs, enseigne et effectue des recherches dans le milieu universitaire depuis plus de 30 ans. Les sujets de ses nombreux travaux en droit de la santé et de la sécurité du travail dépassent les frontières canadiennes. Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) lui a remis vendredi dernier sa médaille d'or, son prix le plus important. Pour cette distinction prestigieuse, Mme Lippel, professeure à l'Université d'Ottawa, se voit décerner le titre de Personnalité de la semaine Le Droit/Radio-Canada.
Mme Lippel s'est dite « très heureuse » et « agréablement surprise » par cette marque de reconnaissance du CRSH.