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Gatineau et CIMA+ récompensés

La firme de génie-conseil CIMA+ et la Ville de Gatineau ont été récompensés lors de la 16e édition des Grands Prix du génie-conseil québécois, qui s’est tenue la semaine dernière, à Montréal.

Les deux acteurs se sont vu remettre un prix dans la catégorie « Infrastructures urbaines » pour leur projet de réaménagement riverain de 3,2 kilomètres sur la rue Jacques-Cartier.

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Pierre Ricard-Desjardins: nourrir l’estomac et le cœur

Samedi dernier, des dizaines de musiciens, chanteurs et danseurs montaient sur scène pour une quatrième année consécutive, dans le cadre du Show du Gîte Ami, dans l’espoir de recueillir des fonds pour aider la plus importante ressource d’hébergement d’urgence pour adultes de Gatineau et des environs.

Se voulant une version plus accessible et plus abordable que des événements du même genre comme le Show du Refuge à Montréal ou Les Enfoirés en France, le Show du Gîte Ami donne tout autant la parole aux personnes itinérantes qu’aux artistes émergents et locaux qui s’y font entendre.

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Benoit Delage: repositionner l’environnement

On peut dire que Benoit Delage n’a pas le profil ni le discours d’un environnementaliste. L’étiquette ou l’image ne colle pas vraiment à cet ancien mannequin qui a fait une carrière en Asie, plus particulièrement en Chine et en Thaïlande, avant d’arriver en Outaouais, il y a cinq ans.

C’est à son retour au pays qu’il a commencé à s’impliquer auprès d’organismes environnementaux dans la région de Montréal. Lorsque sa conjointe a accepté un transfert pour le gouvernement fédéral, il y a cinq ans, il a décidé de poursuivre son engagement à la direction du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), un poste qu’il occupe depuis trois ans.

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Voir grand avec des résidus de café

Karen Andrea Martinez Zarate et Zachary Leduc, deux étudiants de l’école secondaire du Versant à Gatineau, ont bien raison de voir grand avec leur projet visant à utiliser les restes de café pour faire pousser les champignons, et aider à financer des causes humanitaires.

Ce bel exemple a attiré bien des regards lors de l’Expo-sciences québécoise Hydro-Québec, tenue récemment à Shawinigan.

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Claire Duguay: l’artiste, professeure et mentor

Lorsque Claire Duguay accepte d’épauler des artistes de la relève pour qu’ils puissent pousser leur créativité à fond, elle appuie ses enseignements sur son expérience, sa versatilité et son engagement profond envers le monde des arts, auquel elle a consacré toute sa vie professionnelle.

« Après avoir participé au concours Ontario Pop de Radio-Canada, il y a plus de 30 ans, je suis partie en tournée avec un contrat pour accompagner les artistes pour les auditions. De fil en aiguille, je suis passée d’accompagnatrice à coach. C’est le fil conducteur de ma carrière. Je ne me suis jamais arrêtée », explique l’artiste engagée et aux multiples talents.

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Bernadette Sarazin: une inspiration pour toute la francophonie

Que ce soit dans la lutte pour faire reconnaître le statut bilingue à la Ville d’Ottawa, pour la survie de la station Unique FM, et pour d’autres projets d’importance pour les francophones de l’Est ontarien, Bernadette Sarazin est depuis plusieurs années au rendez-vous pour faire avancer les choses.

Cette femme engagée et dynamique, qui compte plus de 20 ans d’expérience en planification stratégique, gestion de projet, gouvernance, communications et marketing, vient de recevoir un honneur bien mérité, soit la médaille de l’Ordre de la Pléiade de la section de l’Ontario de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) reconnaissant sa contribution exceptionnelle envers la francophonie ontarienne.

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Damien Pilon: le jeune bénévole passionné d’histoire

Étudiant de l’école secondaire de l’Île à Gatineau, Damien Pilon vient de remporter le prix du Pèlerinage de Vimy, une distinction nationale qui souligne le dévouement des jeunes par le bénévolat et les gestes positifs qu’ils posent dans leur milieu.

Le Gatinois de 17 ans a été choisi avec 19 autres jeunes parmi plusieurs centaines de candidats de partout au pays. Le groupe s’est envolé hier vers la France et la Belgique, où il étudiera pendant la prochaine semaine l’effort du Canada pendant la Première Guerre mondiale.

Le programme créé par la Fondation Vimy soulignera le centenaire de l’Armistice de 1918, avec diverses activités d’enseignement interactif et des visites sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, dans les cimetières et les mémoriaux, dont celui du Canada à Vimy. La Fondation Vimy est un organisme de bienfaisance dont la mission consiste à préserver et à promouvoir l’héritage du Canada lors de la Première Guerre mondiale, symbolisé par la victoire à la bataille de la crête de Vimy en avril 1917.

Ce ne sera pas le premier voyage de Damien en France, puisqu’il a déjà eu plusieurs occasions de s’y rendre pour visiter la famille de sa mère qui est de nationalité française. Mais ce sera sa première visite dans la région de Vimy et en Belgique, se réjouit-il.

Travail bénévole

La Fondation Vimy veut ainsi reconnaître les actions des jeunes qui démontrent un dévouement envers le travail bénévole grâce à un service exceptionnel, des contributions positives, des gestes marquants et de la bravoure.

Damien donne son temps au Foyer du Bonheur, une maison de soins de longue durée à Gatineau, où il aide à organiser des activités pour les résidents.

« Il y a beaucoup de résidents en chaise roulante, et nous les aidons afin qu’ils puissent participer à certaines activités, notamment la fête de l’été, lors des barbecues, les prises de photos », souligne l’étudiant. Cette année, il a aussi fait du bénévolat en supervisant les séances de nage libre à la piscine de son école.

Membre du conseil étudiant, il a également participé à l’organisation de différentes activités, dont une élection simulée visant à initier les élèves à la politique municipale. « Je vais bientôt avoir 18 ans, et avoir droit de voter. Alors, je trouvais important de bien comprendre le déroulement d’une élection, du rôle de scrutateur par exemple. »

Pendant ses temps libres, il a alimenté un blogue d’analyse de ses lectures, ce qui l’a aidé à acquérir une pensée critique.

Passionné d’histoire, Damien a marqué le jury par un texte qu’il a rédigé sur la place des Autochtones pendant la guerre.

« J’avais lu un texte sur la Première Guerre mondiale dans lequel il n’y avait qu’un seul paragraphe sur les Autochtones. Je me suis mis à faire beaucoup de recherches sur le sujet et me suis rendu compte que les Autochtones, même s’ils n’étaient pas obligés de s’enrôler à la guerre puisqu’ils n’avaient pas droit de vote, étaient surreprésentés par rapport aux autres groupes. C’était quelque chose que je trouvais important de souligner », a expliqué Damien, qui aimerait poursuivre des études en histoire.

« J’ai toujours été très intéressé par l’histoire. C’est important de savoir d’où l’on vient, pour savoir que ce l’avenir nous réserve. »

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Alexis Guimond: le médaillé populaire

Chaque semaine, Le Droit rencontre une personne afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de la région. Vous connaissez une personne qui mérite d’être notre tête d’affiche, écrivez-nous à nouvelles@ledroit.com.

Il est le seul athlète francophone de la région de la capitale nationale à avoir gagné une médaille à PyeongChang.

Alexis Guimond commence à réaliser l’impact de sa troisième place, il y a une dizaine de jours, aux Jeux paralympiques. Le skieur alpin de Gatineau, qui souffre d’hémiparalysie, est monté sur le podium à l’épreuve du slalom géant debout.

« C’est intense. Je n’ai jamais vu autant de réactions de la part des gens à une de mes performances. Je reçois même des messages de vieux amis. C’est incroyable de voir autant de gens derrière moi, avoue l’athlète âgé de 18 ans.

«C’est un feeling assez bon !»

L’entrevue se déroulait vendredi dernier. Guimond récupérait au domicile de ses parents. Il a pu retrouver son lit après avoir passé une partie de son hiver en Europe et en Asie.

«Ça ne fait que trois jours que je suis revenu... Et je dois déjà repartir.»

Guimond a pris la direction de Mammoth Mountain, en Californie au cours des dernières heures. Là-bas, il prendra part à ses dernières courses de la saison alpine. Plus précisément aux championnats canadiens et américains.

Ensuite, ce sera du repos. Beaucoup de repos.

Un repos mérité selon ses proches, qui l’ont vu grimper les échelons à une vitesse incroyable dans les 18 derniers mois.

Guimond a remporté son lot de médailles en 2016-2017 à son année recrue sur le circuit de la Coupe du monde. C’est sans compter l’or qu’il a empoché à la veille des Jeux paralympiques.

Ce qui en faisait un des favoris à PyeongChang malgré son jeune âge.

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François Bazinet: le vent dans les voiles

Chaque semaine, Le Droit rencontre une personne afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de la région. Vous connaissez une personne qui mérite d'être notre tête d'affiche, communiquez avec nous. Écrivez-nous à nouvelles@ledroit.com.

Lorsqu’il était professeur de mathématiques et d’informatique, à Cornwall, François Bazinet avait l’habitude d’inviter ses étudiants à écouter une émission de télévision en langue française par semaine. Puis, il les invitait à discuter du contenu, un petit geste qui lui permettait de contribuer à maintenir vivante la francophonie dans son école secondaire.

Depuis qu’il a pris sa retraite de l’enseignement, il a trouvé bien d’autres façons de poursuivre cet engagement envers la francophonie, en s’impliquant dans un nombre impressionnant d’organismes francophones, tant de Stormont, Dundas et Glengarry que dans Prescott-Russell.

Récipiendaire du Prix Richelieu de la francophonie 2018, M. Bazinet, de Fynch, petite municipalité située dans l’Est ontarien entre Cornwall et Ottawa, est un membre actif du Club Richelieu depuis 2010. Il en est d’ailleurs trésorier depuis 2013.

En plus d’être conseiller élu au Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien, il en est le président depuis deux ans, une expérience qui lui a permis d’apprendre beaucoup, dit-il, lui qui avait été président local de son syndicat d’enseignants.

« Je n’avais aucune idée de ce que pouvait représenter le travail de président d’un conseil scolaire. Mais je me suis dit que je pourrais contribuer en connaissance de cause, puisque j’avais été impliqué auparavant comme président de mon syndicat », raconte-t-il.

Monuments de la francophonie

Au cours de la dernière décennie, François Bazinet est surtout devenu le spécialiste des projets de Monuments de la francophonie dans l’Est ontarien.

Entre 2004 et 2008, il avait été nommé responsable de la Politique d’aménagement linguistique au niveau du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien, une expérience qui l’a ensuite incité à coordonner le projet de Monument de la francophonie de Cornwall, inauguré en 2010. Par la suite, il a été invité à participer à l’organisation et au financement du Monument de la francophonie à Hawkesbury, inauguré en 2014.

Depuis, il participe à titre de consultant pour un projet semblable auprès de la communauté d’Embrun, qui doit être inauguré en septembre prochain.

« Avec un monument, il y a maintenant un symbole de la vitalité francophone, autant pour nous que pour les visiteurs ou les gens qui désirent venir s’installer dans nos communautés. Des fois, en passant devant un tel monument, cela peut faire la différence entre aller s’installer à Ottawa, par exemple, ou dans une de nos communautés où les francophones sont actifs », explique M. Bazinet.

Mais un monument dédié à la francophonie est aussi une façon de rendre hommage aux bâtisseurs francophones.

« C’est un hommage à nos ancêtres. Beaucoup font une contribution au nom de leurs parents ou grands-parents. C’est un legs patrimonial pour tout le monde », poursuit-il. C’est en cumulant toutes ces expériences au niveau scolaire et communautaire qu’il dit avoir compris l’importance de s’impliquer pour faire une différence.

« Toutes ces expériences m’ont permis de mieux comprendre l’importance de travailler non seulement au niveau scolaire, mais aussi au niveau communautaire. Maintenant, j’appelle cela de l’aménagement linguistique communautaire. »

Lors de la remise de son prix Richelieu de la francophonie 2018, M. Bazinet a reçu une plaque du Club Richelieu, mais aussi un Atlas universel de l’Unesco remis par des représentants de l’Ambassade de France, un geste lui a fait chaud au cœur, tout comme les messages d’appuis qu’il a reçus depuis.

« Je dois à mon tour rendre hommage à toute ma famille. Lorsque je reçois un message de mes petits-enfants qui disent qu’ils sont fiers de ce que je fais, c’est l’appui que me donne le vent dans les voiles. Après tout, c’est un héritage que je veux leur laisser. »