S’il est vrai que le confinement permet de passer plus de temps en famille ou en couple, il peut aussi devenir une source importante de déséquilibre sur le plan de la santé mentale, prévient l’Association des médecins psychiatres du Québec qui a émis une série de conseils visant à adoucir les impacts de la quarantaine.
S’il est vrai que le confinement permet de passer plus de temps en famille ou en couple, il peut aussi devenir une source importante de déséquilibre sur le plan de la santé mentale, prévient l’Association des médecins psychiatres du Québec qui a émis une série de conseils visant à adoucir les impacts de la quarantaine.

Pas plus de deux heures de COVID-19 par jour

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
S’il est vrai que le confinement permet de passer plus de temps en famille ou en couple, il peut aussi devenir une source importante de déséquilibre sur le plan de la santé mentale, prévient l’Association des médecins psychiatres du Québec qui a émis une série de conseils visant à adoucir les impacts de la quarantaine.

Alors que certains scénarios font état d’un confinement pouvant aller jusqu’à 12 semaines, il est primordial de comprendre les réactions psychologiques qu’un tel confinement peut provoquer chez certaines personnes, estime l’AMPQ dans un document produit dans le cadre de la crise du COVID-19.

Selon le degré de vulnérabilité de chaque individu, il est normal d’éprouver de l’anxiété pouvant aller jusqu’à la panique, une certaine irritabilité, de la difficulté à se concentrer, de perdre le sommeil ainsi que l’appétit. D’autres, au contraire, réagiront en faisant preuve de bravoure et de déni face à la pandémie.

Or, « il faut se rappeler d’avoir de l’empathie et de la patience pour vos proches qui peuvent réagir différemment de vous », conseille l’Association des médecins psychiatres du Québec.

Un des premiers conseils que prodiguent les médecins psychiatres est de bien gérer l’exposition aux médias, sociaux ou traditionnel. L’Association va même plus loin en conseillant à toute personne de limiter à deux heures par jour l’accès aux contenus reliés à la COVID-19.

Surexposition

« Il est normal et même sain de chercher de l’information, mais une surexposition aux actualités amplifie le sentiment de menace, devient une perte de temps, et peut même paralyser, empêchant les comportements protecteurs et l’efficacité face aux exigences de la vie courante », affirme l’AMPQ.

Sommeil et exercices

En situation de stress comme celle que peut provoquer une pandémie, les médecins psychiatres recommandent d’accorder une attention toute particulière au sommeil ainsi qu’à sa condition physique en général.

Chaque personne a un nombre idéal d’heures qui varie généralement entre sept et neuf heures. Il est primordial de profiter au maximum de ces heures de sommeil. Pour y parvenir, certains conseils sont prodigués :

Si vous avez de la difficulté à vous endormir, prévoyez de rester couché 30 minutes de plus.

Cessez de vous informer sur COVID, et fermez les écrans une heure ou plus avant de vous coucher.

Écoutez une baladodiffusion ou un livre audio pour vous changer les idées.

Faites un exercice de relaxation progressive de chaque partie de votre corps.

Si votre esprit continue à tergiverser, comptez à rebours à partir de 1000 en visualisant chaque nombre.

Faute de pouvoir fréquenter un centre sportif, il faut continuer de s’activer au moins 30 minutes par jour, en fonction de sa condition physique. La marche, la course à pied en solo, le yoga, des exercices de musculation et d’étirement dans son salon, monter et descendre les escaliers sont autant de solutions dans un contexte de confinement.

À cela s’ajoute l’importance de maintenir des liens sociaux avec son entourage, sa famille et ses amis. Utilisez le téléphone pour faire des appels plutôt que des textos.

Faites des groupes de discussions sur Internet

Montrez à vos grands-parents comment utiliser FaceTime, Skype ou WhatsApp.

Dans le cas des familles comptant un ou plusieurs enfants, il convient de créer une routine sur mesure pour eux. Celle-ci aura pour effet de les sécuriser. Au terme de chaque journée, les médecins psychiatres recommandent de noter trois choses qui se sont bien déroulées au cours de la journée. Cet exercice est particulièrement efficace contre l’épuisement professionnel auquel sont exposés les professionnels de la santé.

« Cet exercice permet de reprogrammer le cerveau qui a tendance à remarquer les menaces et le négatif plutôt que le paisible et le positif. »

Enfin, et surtout, il ne faut jamais négliger les vertus thérapeutiques du rire, qui agit comme une « défense naturelle » face au stress et à l’anxiété.

« Partager les blagues : l’humour est toujours plus drôle lorsqu’il est partagé. Le rire est contagieux », prescrivent les médecins psychiatres.

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L’hôpital de Memphrémagog illuminée aux couleurs de l’arc-en-ciel

Depuis hier soir, l’entrée principale  de l’hôpital de Memphrémagog est illuminée aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ce geste  vise à livrer un message  d’espoir aux travailleuses et travailleurs de la santé ainsi qu’à toute la population. 

Depuis hier soir, l’entrée principale de l’hôpital de Memphrémagog est illuminée aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ce geste vise à livrer un message d’espoir aux travailleuses et travailleurs de la santé ainsi qu’à toute la population. 

Cette initiative a été orchestrée par la Fondation de l’hôpital de Memphrémagog, la Ville de Magog et la compagnie Media Spec. 

Ce geste de soutien envers le personnel hospitalier se répétera pour les soirées à venir, entre 19h et 23h.