La dernière grève à l'UQO remonte à 2004.

Pas de grève générale pour le moment à l’UQO

Les chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ont voté massivement pour le déclenchement d’une grève, mais la partie syndicale a toutefois précisé qu’aucune grève générale illimitée ne sera déclenchée avant la fin de la présente session.

« Ce serait très peu probable qu’il y ait déclenchement de la grève avant Noël. Nous sommes déjà à la fin de la session, et nous ne voulons pas nuire aux étudiants parce qu’ils ont travaillé fort toute l’année. On ne veut pas gâcher leurs examens. S’il y a une grève générale illimitée, ça irait sûrement en janvier ou durant la session d’hiver », a expliqué Nicolas Harvey, vice-président aux communications du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO).

Les chargés de cours se sont prononcés lundi dans une proportion de 93 % pour l’intensification des moyens de pression allant jusqu’à la grève. Le syndicat n’écarte pas la tenue de journées de grève isolées.

« Nos membres ont envoyé un message clair à l’UQO. Il est grand temps que l’UQO prenne notre négociation au sérieux et accepte de discuter des enjeux salariaux », a indiqué dans un communiqué Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO.

Le syndicat a déposé ses demandes monétaires le 2 juin dernier. L’UQO ne les a pas encore commentées, a précisé le SCCC-UQO.

« L’UQO connaît nos demandes depuis bientôt six mois. Ce n’est pas normal que nous ne connaissions pas les siennes », a déploré Mme Bourget.

Dans une déclaration publiée lundi soir, la direction de l’UQO a indiqué ne pas souhaiter négocier sur la place publique.

« Mais il faut remettre les choses en perspective, a précisé l’Université. La convention collective des personnes chargées de cours de l’UQO est l’une des plus avantageuses au Québec par charge de cours et pour le nombre de charges de cours par année. La direction de l’UQO a confiance que les pourparlers permettront d’en arriver à une entente satisfaisante pour les parties ».

Le SCCC-UQO compte près de 700 membres, dont le tiers enseigne au campus de Saint-Jérôme. La dernière grève remonte à 2004. Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2016.