Les autobus scolaires rouleront lundi.
Les autobus scolaires rouleront lundi.

Pas de grève chez Autobus Campeau

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
La grève est évitée chez Autobus Campeau.

Les chauffeurs de l’entreprise de transport scolaire ont ratifié à 91 % les dernières offres patronales, vendredi soir. Soixante-quatorze travailleurs ont exercé leur droit de vote.

Les chauffeurs, membres de la section locale 106 des Teamsters, obtiennent des augmentations salariales de 2 % pour chacune des cinq années du contrat de travail. Ces hausses seront majorées si le coût de la vie dépasse 2 %. La partie patronale avait initialement proposé des augmentations salariales d’environ 1 % par année.

« La ténacité et la solidarité des travailleurs et des travailleuses ont permis au comité de négociation d’obtenir des gains, a expliqué le président du syndicat, Jean Chartrand. Nous avons fait la bataille qu’il fallait grâce à nos membres, et je les en remercie ».

Les chauffeurs étaient sans contrat de travail depuis le 31 août 2017.

Le vote de vendredi était crucial afin d’éviter une grève dès lundi qui aurait privé plus de 6700 élèves de transport scolaire dans les commissions scolaires des Draveurs et des Portages-de-l’Outaouais.

Rappelons que la centaine de chauffeurs d’autobus de l’entreprise dans la région avait voté à 99 % en faveur d’un mandat de grève à la fin mars.

« C’est un contrat de travail qui est très bien accueilli par les travailleurs, bien entendu, a indiqué le directeur des communications du syndicat des Teamsters, Stéphane Lacroix. Cette clause ascenseur sur l’indice des prix à la consommation, c’est d’autant plus intéressant pour les travailleurs. Ils sont assurés de toujours avoir plus que l’indice des prix à la consommation comme augmentation salariale chaque année ».

Le salaire d’un chauffeur d’autobus scolaire varie entre 20 000 $ et 25 000 $ par an.

Autobus Campeau courait le risque de perdre ses contrats avec les commissions scolaires après trois jours de conflit si la grève était déclenchée.

« En voyant que les travailleurs et les travailleuses avaient pris un vote de grève qui était fort, et en voyant la détermination des travailleurs et des travailleuses, j’imagine que les dirigeants de l’entreprise se sont dit qu’ils allaient se rasseoir à la table des négociations et qu’ils allaient bonifier les hausses proposées. Une grève n’aurait pas été avantageuse pour personne », a expliqué M. Lacroix.