La municipalité de Lochaber-Ouest ne sera pas annexée à L'Ange-Gardien.

Pas d’annexion entre Lochaber-Ouest et L’Ange-Gardien

Les 253 citoyens et propriétaires d’un secteur de la municipalité de Lochaber-Ouest qui demandaient d’être annexés à la localité voisine de L’Ange-Gardien ne verront pas leur souhait être exaucé.

Les élus angelois ont voté à l’unanimité, plus tôt cette semaine, afin de ne pas donner suite à la requête du groupe de résidents ayant fait parvenir une pétition en septembre dernier dans laquelle ils réclamaient une annexion d’une portion du territoire de Lochaber-Ouest avec L’Ange-Gardien, dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais.

Les 253 signataires de la pétition évoquaient des avantages fiscaux et des allégements en matière de zonage pour justifier une éventuelle unification. Le groupe demandait notamment que la superficie minimale requise pour construire dans leur secteur soit maintenue à deux acres, une requête que ne pouvait garantir L’Ange-Gardien.

Selon la résolution adoptée lundi soir par le conseil municipal de L’Ange-Gardien, la municipalité a pris connaissance du guide sur les annexions publié par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT). Des représentants de L’Ange-Gardien ont également rencontré les intervenants du ministère afin d’étudier la question.

Un seul des trois motifs allégués par les demandeurs, soit celui de l’appartenance socio-économique, pouvait être rencontré dans le cadre d’un processus d’annexion, selon le MAMOT. De plus, « les représentants du MAMOT ont [...] soulevé le fait que l’annexion avec L’Ange-Gardien du secteur visé de Lochaber-Partie-Ouest rendrait la viabilité du reste de cette dernière municipalité très incertaine en raison de la perte importante de richesse foncière que cela représenterait », peut-on lire dans la résolution.

Le conseil angelois a indiqué dans sa résolution que des ressources financières et humaines auraient été nécessaires pour mener à terme un processus aux « chances de succès assez faibles », alors que le ministère n’autoriserait pas un rattachement si la viabilité future de la municipalité annexée était menacée.