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Avant d’être abattu, un arbre qui se trouve sur le territoire de la CCN doit remplir une série de critères.
Avant d’être abattu, un arbre qui se trouve sur le territoire de la CCN doit remplir une série de critères.

Parc de la Gatineau: tous les arbres vont au paradis

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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Sept arbres ont été abattus près du domaine Mackenzie-King la semaine dernière, une décision qui n’est jamais prise à la légère assure la Commission de la capitale nationale (CCN).

« Surtout pas au domaine Mackenzie King parce que c’est quand même un de nos joyaux », souligne le gestionnaire des opérations et du cycle de vie de la CCN, François Leclerc.

Avant d’être abattu, un arbre qui se trouve sur le territoire de la CCN doit remplir une série de critères, explique M. Leclerc. Les experts de la CCN s’assurent d’abord qu’il n’y a pas d’alternative, comme la mise en place de mesure de mitigation pour éviter qu’il s’effondre et blesse un visiteur du parc de la Gatineau et des autres terrains de la société d’État.

« Grosso modo, on coupe à peu près 1500 arbres par année dans le parc de la Gatineau, soutient le gestionnaire des opérations de la CCN. Parmi ceux coupés au domaine Mackenzie King, certains arbres avaient l’air relativement en santé, mais si tu regardes correctement, des champignons s’étaient installés dedans. D’autres étaient creux ou étaient placés d’une façon qui les rend vulnérables aux vents dominants. »

Pour éviter de déboiser lentement mais sûrement le parc de la Gatineau, la CCN a adopté une politique dans les dernières années qui prévoit qu’on replante deux arbres chaque fois qu’un doit être abattu.

Sept arbres ont été abattus près du domaine Mackenzie-King la semaine dernière.

« Notre grand défi pour planter des arbres, c’est que ça prend quand même un grand terrain pour le faire. Le parc est quand même assez boisé. Oui, il y a des champs à gauche et à droite, mais ils ont une fonction écologique, explique François Leclerc. Cet objectif est à long terme. Si on coupe 1500 arbres, on ne va pas nécessairement en replanter 3000 l’année suivante. C’est plutôt réparti dans le temps. »

« Pour ce qui est du domaine Mackenzie King, ça va être des arbres plus matures entre 1,5 et 2 mètres de haut, tout dépendant de l’essence qu’on va sélectionner, pour redonner au site le plus vite possible le look qu’il avait dans le passé », ajoute M. Leclerc.

Inspections récurrentes

Pour éviter qu’un arbre tombe sur un visiteur du parc de la Gatineau, des équipes de la CCN inspectent les secteurs où les risques sont les plus élevés sur une base quinquennale, souligne le gestionnaire des opérations. On évalue donc les risques posés par des arbres situés près de zone résidentielle, des sentiers, des routes et des endroits où les membres du public sont plus statiques comme les plages, les terrains de pique-nique et le camping du lac Philippe.

« Notre défi, c’est qu’il faut respecter les exigences d’Environnement Canada pour la nidification des oiseaux migrateurs, ainsi que la protection des essences en péril, affirme François Leclerc. Pour les oiseaux migrateurs, entre le 28 août et le 8 avril, c’est la période où on peut passer à l’action dans ce qu’on appelle des sessions d’émondage intensives. »

M. Leclerc précise que le travail de son équipe ne se limite pas à une inspection tous les 5 ans. Il précise que la CCN compte également sur les yeux du public pour éviter des catastrophes et invite toute personne à signaler une situation inquiétante à l’adresse courriel info@ncc-ccn.ca.