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La météo défavorable n'aident pas les stations de ski de la région à surmonter la COVID-19.
La météo défavorable n'aident pas les stations de ski de la région à surmonter la COVID-19.

Pandémie et météo: les stations de ski en terrain glissant

Claudia Blais-Thompson
Le Droit
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Même si les canons à neige fonctionnent à plein régime sur les pentes de ski de l’Outaouais, la saison de glisse a connu un départ timide. En plus de devoir traiter avec la température clémente des derniers jours, les stations de ski doivent s’ajuster à la réalité pandémique.

À la station Ski Vorlage, à Wakefield, la saison est différente des années précédentes. Le responsable des communications, Daniel Temple, l’admet d’entrée de jeu : la gestion des mesures sanitaires a ralenti le début de la saison.

« On a commencé tranquillement, dit-il. Il y a beaucoup de démarches qu’il fallait entreprendre à cause de la pandémie. On a mis l’achat des billets à l’extérieur au lieu d’avoir à entrer dans le chalet. On demande aux gens d’acheter leur billet en ligne avant d’arriver. Tout ça a pris du temps. On a beaucoup de monde qui est venu, mais c’est limité. »

Parmi les mesures à respecter dans tous les centres, les skieurs et les planchistes doivent obligatoirement porter un couvre-visage et respecter une distance de deux mètres entre eux. Le chalet est ouvert, mais seulement pour se réchauffer ou utiliser les salles de toilettes.

Même si le nombre de laissez-passer saisonniers vendus a augmenté, Ski Vorlage observe une baisse d’achalandage. « Habituellement, on a beaucoup plus de monde qu’on a présentement », indique M. Temple.

Du côté de Camp Fortune, la météo défavorable des derniers jours a joué les trouble-fête. Les températures douces ont d’ailleurs retardé de trois semaines l’ouverture de la station. La directrice adjointe, Erin Boucher, ne s’en étonne pas.

La station de ski Camp Fortune, à Chelsea

« C’était honnêtement prévu à cause de la COVID et de la météo. Rien ne sera normal cette saison. C’est 2020. […] La météo n’est pas cohérente. C’est difficile de faire nos préparations. Normalement, on a besoin de deux ou trois semaines d’au moins -10 degrés pour fabriquer assez de neige. »

En raison des directives de la Santé publique, le centre de ski situé à Chelsea a dû diminuer de moitié sa capacité d’accueil sur les pentes, en réduisant le nombre de billets journaliers.

La station de ski Camp Fortune, à Chelsea

« Ça fait des changements à notre budget d’opération et à notre chiffre d’affaires, mais c’est la réalité de cette saison », poursuit Mme Boucher.

Même son de cloche du côté de Mont Ste-Marie. Le temps chaud est plus néfaste que le virus, croit Griffith Slaughter, directeur des communications de la station. Les leçons de ski sont d’ailleurs suspendues jusqu’à la mi-janvier en raison des mesures gouvernementales, mais aussi à cause de la pluie.

« Un départ de saison idéal serait pas de COVID et beaucoup de neige, dit-il. […] On a besoin de froid pour produire de la neige. C’est difficile pour nous, parce qu’on est vraiment excité d’offrir l’accès aux pistes et on fait tout ce qu’on doit faire pour protéger les gens. Notre but, c’est de ne pas fermer. »