Trois kayakistes se sont donné le défi de parcourir plus de 200 km afin de sensibiliser la population sur la pollution dans les cours d’eau.
Trois kayakistes se sont donné le défi de parcourir plus de 200 km afin de sensibiliser la population sur la pollution dans les cours d’eau.

Pagayer de Kingston à Ottawa pour une bonne cause

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Trois kayakistes se sont donné le défi de parcourir plus de 200 km afin de sensibiliser la population sur la pollution dans les cours d’eau.

Le périple de 202 km s’est échelonné sur une période de 8 jours. Le départ a été effectué le 26 septembre à Kingston et s’est conclu samedi aux écluses Hartwells, à Ottawa.

Les trois kayakistes, Anika Smithson, Monika Szyptko et Danika Guppy, font partie du programme de conservation Portail Océan, de l’organisme Ocean Wise.

Le Portail Océan rassemble annuellement 160 jeunes Canadiens âgés de 18 à 30 ans cherchant à dénoncer la pollution dans les cours d’eau et à promouvoir la conservation des voies navigables en développant des projets liés à la santé des océans.

Selon l’organisatrice du périple, Mme Smithson, l’initiative du Portail Océan est de « sensibiliser les gens à poser des actions concrètes pour améliorer la qualité de leurs cours d’eau locaux ».

Les trois kayakistes Danika Guppy, Anika Smithson et Monika Szyptko

Tout au long de leur aventure, les trois kayakistes ont pris part à plusieurs activités de sensibilisation, dont quatre séances de nettoyage des rives de la rivière Rideau.

« Nous sommes restées actives sur les réseaux sociaux et les gens pouvaient suivre notre parcours. Il y a donc plusieurs personnes qui se sont jointes à nos séances de nettoyage. Plusieurs familles avec de jeunes enfants ont participé à ces activités. »

Mme Smithson invite d’ailleurs ses concitoyens à emboîter le pas et à s’affairer au nettoyage des rives dans leur communauté.

« La préservation des voies nautiques peut être faite par n’importe qui, à n’importe quel moment. Peu importe où on se trouve, il y a toujours des lieux qui ont besoin d’être nettoyés. Ça ne coûte pas cher à organiser comme activité et ça peut être fait facilement. »

Mme Smithson précise bien que le périple en soi a été plutôt difficile physiquement, les trois kayakistes retirent beaucoup de positif de cette expérience.

« C’est certain que ça n’a pas été facile, nous sommes épuisées, mais nous avons beaucoup appris de cette expérience. C’était bien d’être dans cet environnement durant 8 jours et de voir les gens connecter entre eux et se serrer les coudes pour une cause qui leur est importante. »