L’Outaouais a connu l’une des plus fortes croissances démographiques au Québec entre 2016 et 2019, mais on continue d’y observer de grands écarts de richesse puisque deux municipalités régionales de comté (MRC) – Pontiac et La Vallée-de-la-Gatineau – figurent parmi les dix plus pauvres de la province.
L’Outaouais a connu l’une des plus fortes croissances démographiques au Québec entre 2016 et 2019, mais on continue d’y observer de grands écarts de richesse puisque deux municipalités régionales de comté (MRC) – Pontiac et La Vallée-de-la-Gatineau – figurent parmi les dix plus pauvres de la province.

Outaouais: quand la richesse côtoie la pauvreté

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
L’Outaouais a connu l’une des plus fortes croissances démographiques au Québec entre 2016 et 2019, mais on continue d’y observer de grands écarts de richesse puisque deux municipalités régionales de comté (MRC) – Pontiac et La Vallée-de-la-Gatineau – figurent parmi les dix plus pauvres de la province.

La plus récente édition du Panorama des régions, publiée mercredi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), révèle que l’Outaouais est la seule région de la province située à l’extérieur de la grande région de Montréal à avoir connu une croissance annuelle moyenne supérieure à 10 pour mille.

La population de l’Outaouais s’établit à 397 193 habitants pour 2019. Cela représente 4,7% de la population québécoise, comparativement à 4,5% en 2006.

Les données montrent aussi que la population de l’Outaouais est «un peu plus jeune que celle de la plupart des autres régions», avec un âge moyen de 41,1 ans.

«Les jeunes de moins de 20 ans (22,3 %) sont proportionnellement plus nombreux [en Outaouais] que dans l’ensemble du Québec, alors que la part des personnes âgées (16,5 %) y est parmi les plus faibles du Québec», précise le document de l’ISQ.

La population de l’Outaouais s’établit à 397 193 habitants pour 2019.

Richesse et pauvreté

La croissance démographique et la jeunesse observées pour tout l’Outaouais ne riment toutefois pas toujours avec un portrait reluisant lorsque vient le temps d’analyser les données par MRC.

Les données allant de 2006 à 2019 montrent, par exemple, que la MRC de Pontiac ne cesse de perdre des habitants, alors que pour la même période, la ville de Gatineau a gagné quelque 43 000 résidents.

Au chapitre des revenus disponibles par habitant, aucun territoire de l’Outaouais n’apparaît dans le top 10 des plus riches pour l’année 2018. Le revenu disponible par habitant le plus élevé dans la région est de 32 217$ pour la MRC des Collines-de-l’Outaouais.

Les MRC de Pontiac et de La Vallée-de-la-Gatineau sont toutefois dans les dix plus pauvres, avec un revenu disponible par habitant qui se situe à 24 605$ et 24 971$, respectivement.

Le revenu médian après impôt des «familles comptant un couple» de l’Outaouais est pour sa part l’un des plus élevés au Québec, à 81 330$ pour 2017. Seule la région de la Capitale-Nationale dépasse l’Outaouais dans cette catégorie, avec 82 480$.

Dans son ensemble, l’Outaouais affiche toutefois le troisième plus haut taux de faible revenu des familles de la province, derrière le Nord-du-Québec et Montréal. Selon les données de l’ISQ, ce taux s’est établi à 9,2% en 2017 en Outaouais.

Valeur des résidences

Lorsque vient le temps d’évaluer les valeurs moyennes des résidences unifamiliales, les données de 2020 placent la MRC des Collines-de-l’Outaouais au dixième rang des MRC où la valeur est la plus élevée. À l’extrémité du palmarès, la dixième plus faible valeur moyenne des résidences unifamiliales est observée dans la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau.

À cet égard, l’Outaouais présente «la situation la plus fortement contrastée de la province», souligne l’ISQ. «La MRC des Collines-de-l’Outaouais (326 343 $) affiche une valeur moyenne 2,5 fois plus élevée que celle observée dans La Vallée-de-la-Gatineau (128 220 $), indique le Panorama des régions. L’écart se chiffre donc à près de 200 000 $, le plus marqué entre deux MRC d’une même région en 2020.»