Ottawa

Manifestation pour des logements salubres

Des logements salubres et sécuritaires pour les moins nantis, c’est que revendique l’organisme ACORN. Les membres ont manifesté devant l’hôtel de ville d’Ottawa mercredi et demandent à la municipalité de délivrer des permis pour les propriétaires.

Plusieurs logements abordables ont des problèmes de coquerelles, de punaises de lit, de moisissure ou sont dans de piètres états, citent les représentants d’ACORN.

Ottawa

Exercice d’intervention d’urgence au centre-ville

Les policiers, les paramédics et les pompiers étaient nombreux à proximité de la station Lyon au centre-ville d’Ottawa, mercredi soir.

La Ville se livrait à un exercice d’entraînement en préparation à l’ouverture de la Ligne de la Confédération. Les premiers intervenants étaient présents sur les lieux à l’heure de pointe.

La rue Queen a été fermée entre les rues Kent et Lyon, entre 16h et 22h30.

Ottawa

Centres communautaires: faire réfléchir les jeunes impulsifs

Deux centres communautaires d’Ottawa mettront en pratique les enseignements d’un programme visant à faire « respirer » les jeunes marginalisés colériques avant qu’ils ne commettent des erreurs regrettables, et, plus tard, des crimes irréparables.

La ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod, a annoncé sa participation financière au programme SNAP, dont l’acronyme  se traduit par « Stop, N’agis pas, Analyse et Planifie ».

L’idée est d’intervenir dans la gestion des émotions chez de jeunes de 6 à 12 ans éprouvant des problèmes de comportement.

L’incompréhension et les difficultés sociales peuvent contribuer à la tentation de régler ses problèmes avec les poings ou la petite criminalité, a rappelé la ministre, mardi. « Le but est d’inciter les jeunes vulnérables à penser avant d’agir. »

Les jeunes éprouvant des problèmes de comportement à la maison, à l’école, ou avec les personnes en position d’autorité peuvent bénéficier d’un tel programme.

Entourés de représentants de la communauté somalienne, qui a déjà été ébranlée par des homicides impliquant des bandes de rues, la ministre et le chef de police Charles Bordeleau ont vanté les mérites d’une meilleure collaboration, et d’une plus grande prévention, entre autres dans les nombreuses communautés culturelles de la capitale.

Le Centre communautaire somalien d’Ottawa et la Maison communautaire Britannia seront les premiers à mettre le programme SNAP en branle. Le directeur du Centre somalien, Mohamed Sofa, rappelle que son organisme est présent depuis 40 ans à Ottawa. « Nous voulons venir en aide aux familles et à ceux qui s’en occupent ».

La province prévoit verser 500 000 $ aux deux centres communautaires, dans le cadre de ce programme.

Le programme SNAP favorise la scolarisation des enfants en milieu défavorisé, et de garder les jeunes loin des tentations de la facilité de la criminalité en bas âge.

Ottawa

MacLeod rassurante sur la taille du conseil d'Ottawa

« J’ai discuté avec le premier ministre hier soir et il n’a aucunement l’intention de réduire la taille du conseil municipal à Ottawa. »

La députée de Nepean, Lisa MacLeod, a tenu à rassurer les citoyens d’Ottawa quant à la possibilité que le conseil municipal subisse une cure minceur. 

Le premier ministre Doug Ford a déclaré, dans une entrevue accordée à une station de radio de Toronto lundi, qu’il se concentrait sur les démarches déjà entreprises du côté de la Ville-Reine. Il a ajouté avoir répondu à de nombreux appels de citoyens d’Ottawa, suggérant que les citoyens veulent un conseil plus petit. 

« J’ai reçu de nombreux appels venant d’Ottawa. Je ne sais pas ce qui se passe à Ottawa, mais je reçois des appels incessants de la région d’Ottawa. En fait, j’en reçois à la grandeur de la province », a-t-il déclaré sur les ondes.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, s’est dit rassuré par la précision apportée par Mme MacLeod.

« Je pense que la ministre a été très claire en disant qu’il n’y aurait pas de changement. Je pense que la ministre et le premier ministre comprennent qu’Ottawa et Toronto sont complètement différents », souligne M. Watson.

Cet été, Ford a adopté un projet de loi pour réduire de 47 à 25 le nombre de conseillers municipaux à Toronto. Après qu’un juge ait bloqué la loi lundi, M. Ford a évoqué la possibilité d’ajouter la disposition de la dérogation lorsque ses avocats porteront en appel la décision. Cette disposition lui permettrait de créer la loi en faisant fi de certains droits figurants dans la Charte.

Mme MacLeod a défendu les décisions de son gouvernement en rappelant que les municipalités sont une création de la province.

« L’administration Ford a fait campagne sur la volonté de rendre le gouvernement plus efficace. Constitutionnellement, nous avons le droit de prendre des décisions sur les municipalités comme nous avons fait à l’an 2000 quand nous avons fusionné la ville d’Ottawa », soutient la députée conservatrice.

Plusieurs défis

Par ailleurs, Lisa MacLeod a fait le survol des défis qui l’attendent au cours de son mandat en prenant la parole devant une salle comble dans le cadre du déjeuner du maire. 

Racontant le chemin qui l’a mené jusqu’à Ottawa à 23 ans, Mme MacLeod compare la capitale fédérale à une « terre d’opportunités ». 

Au terme des dernières élections provinciales, le gouvernement progressiste-conservateur a été élu avec une majorité de sièges à Queen’s Park. Le premier ministre Ford lui a aussi confié le rôle de  la ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires et de ministre déléguée à la Condition féminine.

« Mon rôle non officiel, comment mes collègues me surnomment, c’est ministre de plusieurs choses, incluant l’immigration, la réduction de la pauvreté, la justice des jeunes », énumère-t-elle.

Elle entend prendre les rênes et aider son gouvernement à réorganiser le programme d’assistance sociale, entre autres.

« L’Ontario s’est dirigée vers la mauvaise direction pendant trop d’années, déplore-t-elle. Ce n’est pas une déclaration politique, c’est un fait. Une personne sur sept vit dans la pauvreté. Nous avons mis les programmes en silos et piégé les gens dans le cycle de la pauvreté. »

À l’immigration, elle souhaite augmenter le seuil d’immigration francophone. Son ministère aurait une enveloppe d’environ 100 millions $ « pour intégrer les nouveaux arrivants dans notre société ».