Ottawa

Le centre d’injection de la rue Clarence devient permanent

Le site d’injection supervisée de la rue Clarence obtient une exemption et pourra poursuivre ses activités.

Santé Canada a écrit jeudi sur Twitter que le site a «obtenu une exemption pour continuer ses activités comme site permanent». 

«L’ajout d’une aire de suivi et l’introduction d’un travailleur social permettront d’aider plus de clients et de fournir des interventions plus  soutenues», peut-on lire dans le rapport soumis par Santé publique Ottawa (SPO), qui supervise les opérations du site.

Le centre a ouvert ses portes le 26 septembre dernier, afin de pallier au controversé centre d’injection supervisée illégal qui s’était installée la fin de l’été dans le parc Raphaël-Brunet.

Au départ, le site d’injection de la rue Clarence avait obtenu une autorisation temporaire de 120 jours de Santé Canada et devait donc fermer ses portes le 31 mai prochain.

Selon les données publiées sur le site de SPO, entre 600 et 940 personnes par mois ont utilisé les services du centre d’injection entre octobre et avril et 41 lors des quelques jours d’ouverture en septembre. Une injection a été effectuée au cours de 99% des visites entre les mois de septembre et décembre. Huit appels au 9-1-1 ont été effectués pour une surdose de drogue et du naloxone a été administré dans six cas, toujours selon les données de SPO.

Ottawa

Invitation lancée au monde entier

La tulipe, un « symbole de paix et d’espoir » a-t-on pu entendre, vendredi matin, au lancement du 66e Festival canadien des tulipes.

L’organisation mise d’ailleurs sur l’aura pacifique de cette fleur et souhaite rallier le monde entier dans le cadre de cette célébration printanière qui se tiendra jusqu’au 21 mai prochain.

« On a voulu montrer que la tulipe, oui, c’est un symbole d’Ottawa, mais que ça nous lie avec le monde, explique le directeur général du festival, Michel Gauthier. Le monde des tulipes, c’est un monde d’amitié. On pense qu’aujourd’hui, on a besoin de plus d’amitié. On a besoin de penser à ce qui nous réunit, à ce qui nous rapproche, plutôt qu’à nos divergences. »

L’histoire est bien connue aujourd’hui, les tulipes sont à l’origine un cadeau des Pays-Bas pour remercier le Canada d’avoir hébergé leur famille royale durant la Deuxième Guerre mondiale. 

L’ambassadeur de ce pays européen, Henk van der Zwan, participait d’ailleurs au lancement du festival. Il n’était pas le seul diplomate présent. Des représentants de la Turquie, de la Chine, du Mexique, de l’Ukraine, des États-Unis et de la Slovénie étaient également au pavillon Aberdeen du parc Lansdowne, vendredi matin.

Un nombre encore plus grand de consulats a toutefois contribué à l’événement cette année. Toutes les ambassades situées dans la capitale ont été invitées à décorer une fleur géante pour le « Jardin mondial des tulipes de cinq pieds », situé au parc Lansdowne.

À quelques mètres de ce jardin, au pavillon Aberdeen, les organisateurs ont mis en place un espace pour exposer différentes formes d’arts visuels. Des œuvres qui rendent hommage aux tulipes.

Plus que des fleurs

Pour le président-directeur général de Tourisme Ottawa, Michael Crockatt, le Festival canadien des tulipes est un événement idéal pour faire la promotion de la capitale canadienne en tant que destination ailleurs dans le monde.

« Notre vision est d’offrir une expérience complète de la capitale, raconter l’histoire du Canada et faire parler les gens. Cet événement remplit tous les critères », explique M. Crockatt.

Cette vision du festival est partagée par son directeur général, Michel Gauthier.

Il souligne l’importance d’événements comme le Festival de jazz et de blues, tout en rappelant qu’ils ne sont pas uniques dans le monde, ni même dans les villes de l’est du pays.

« Le Festival des tulipes, ça nous appartient. La tour de la Paix et les tulipes. C’est vraiment un ‘brand’ d’Ottawa. »

De nombreux musiciens seront en performance à travers la région d’ici le 21 mai, à l’extérieur et sur des scènes intérieures comme celle du pavillon Aberdeen.

Il y aura un événement gastronomique chaque week-end. D’abord, à la Ferme expérimentale sur la promenade Prince of Wales, les 12 et 13 mai, et le Rendez-vous des saveurs qui revient dans la programmation du festival, du 18 au 20 mai dans le bâtiment 6 du boulevard Alexandre-Taché, à Gatineau.

L’artiste Monique Martin qui a créé l’installation « Promenade dans un monde de tulipes » dans le Marché By aura également un studio dans le bâtiment principal du quartier où le public pourra créer des tulipes personnalisées à rapporter à la maison.

Pour consulter la programmation complète: www.festivaldestulipes.ca

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Formation linguistique: «ça soulève des doutes»

« J’ai appris par expérience que souvent, quand on cache quelque chose, c’est qu’il y a un problème, soutient Soukaina Boutiyeb, présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO). Cette manière-là de fonctionner, de ne pas donner toute l’information sur la situation, ça ne fait que soulever des doutes et ça amène les personnes à penser au pire. »

Appelée à réagir aux articles parus dans l’édition du Droit de vendredi matin, concernant le peu d’information disponible au sujet de la formation linguistique des employés de haute direction qui doivent être en mesure de s’exprimer dans les deux langues à la Ville d’Ottawa, Mme Boutiyeb croit que les citoyens ont le droit de savoir si les employés de la haute direction suivent des cours et dans quelle mesure ils le font.

Ottawa

Formation linguistique: des attentes irréalistes?

Le nombre d’heures requis pour atteindre un niveau de bilinguisme permettant de s’exprimer aisément est variable d’un individu à l’autre. Mais selon les experts, il faut plus de 400 heures de travail pour y parvenir.

On estime qu’un individu devrait consacrer 420 heures d’apprentissage avant d’atteindre le niveau autonome, c’est-à-dire le niveau où la personne peut répondre de manière spontanée avec aisance et précision, selon le cadre européen de référence pour les langues.