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Orléans : le défi de se démarquer

Dix-Sept noms figureront sur le bulletin de vote des résidents d’Orléans. Le nombre élevé de candidats s’inscrit parmi les enjeux auxquels devront faire face les aspirants conseillers municipaux d’ici le jour du vote le 22 octobre.

« C’est important que les candidats travaillent fort pour faire entendre leur message. Si vous regardez les pancartes qui sont affichées par exemple, on voit qu’il y a un groupe de cinq, six qui sont en avance sur les autres. Ce sera intéressant de voir qui arrivera en premier à la fin de la course », confie le conseiller sortant Bob Monette, qui ne sollicite pas un cinquième mandat dans le quartier Orléans.

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Doucet s’attaque à la criminalité

L’aspirant maire d’Ottawa, Clive Doucet, prend des engagements pour réduire la violence basée sur le genre, prévenir la criminalité et améliorer la sécurité routière.

M. Doucet veut rendre la capitale plus sécuritaire. À ses yeux, la Ville doit redémarrer le programme proactif de police communautaire et investir davantage dans les programmes de loisirs pour les jeunes et les collectivités afin de rejoindre les personnes à risque et ainsi prévenir la criminalité. Le candidat promet de demander du financement au gouvernement fédéral dans le cadre de la stratégie de prévention du crime.

«Malgré la présence toujours plus forte des forces policières, les taux d’homicide et d’activités criminelles augmentent dans notre ville, a déclaré M. Doucet. Il nous faut un plan coordonné qui se penche sur les facteurs socio-économiques qui augmentent les risques d’implication dans des activités criminelles, et qui améliore le soutien aux organismes communautaires de première ligne qui offre des services aux victimes. »

Pour répondre à la violence basée sur le genre, Clive Doucet veut créer un Bureau de la condition féminine qui serait doté d’un financement et qui aurait suffisamment de personnel pour examiner et modifier les règlements municipaux et les initiatives de la Ville dans une perspective genrée. 

Il veut aussi aménager des salles de bain de genre neutre dans les espaces publics.

En matière de sécurité routière, M. Doucet entend conseiller les élus municipaux afin de déterminer quelles mesures donnent de bons résultats. Il envisage aussi d’améliorer l’éducation sur l’utilisation des ronds-points en plus de favoriser ce type de configuration dans les nouveaux quartiers en développement.

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La fin approche pour la maison Magee

À moins d’un revirement de situation inattendu, la maison Magee sera démolie avant la fin du mois de novembre.

La motion visant à autoriser la démolition de ce bâtiment patrimonial a été adoptée sans débat, mardi matin, à la séance du comité de l’urbanisme de la Ville d’Ottawa. Le sous-comité du patrimoine bâti avait également autorisé la démolition la semaine dernière. La dernière étape est l’approbation du conseil municipal durant la séance de mercredi.

Selon le conseiller de Kitchissippi — où se trouve la maison Magee — et membre du comité de l’urbanisme, Jeff Leiper, le conseil municipal approuvera également la démolition du bâtiment historique.

« Ça doit être démoli avant le 15 novembre. Si on approche de cette date et que le propriétaire ne semble pas en mesure de le faire à temps, la Ville s’en chargera et ajoutera les frais à son prochain compte de taxes municipales », explique M. Leiper.

La maison Magee, située au 1119, rue Wellington Ouest, a été construite en 1874 et désignée patrimoniale par la Ville d’Ottawa en 1996. Une façade de l’édifice s’est effondrée en juillet dernier.

Une firme d’ingénieurs a conseillé à la Ville d’Ottawa, en août dernier, de démolir complètement le bâtiment, le jugeant irrécupérable.

Des leçons à tirer?

Selon Jeff Leiper, des lacunes ont été observées au niveau de l’entretien du bâtiment ont mené à cet effondrement. L’élu souligne que la Ville a immédiatement étudié la situation pour tirer les leçons nécessaires de cet échec dans la préservation d’un bâtiment historique qui a abrité des familles, avant d’être converti de banque, en 1942, puis en commerce, dans les années 1960.

« Un des principaux changements, c’est l’adoption d’une approche beaucoup plus agressive pour les demandes d’inspection, pour que le personnel sur le terrain se sente à l’aise de demander des évaluations structurelles. Je pense que vous verrez une approche plus agressive pour exiger aux propriétaires d’effectuer les réparations nécessaires. »

Au-delà d’une surveillance accrue des édifices patrimoniaux, M. Leiper croit que la Ville doit réfléchir à une offre d’incitatifs « pour encourager les propriétaires à prendre soin de leur bâtiment ».

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Élections municipales à Ottawa : plus de 15 700 personnes se sont déjà prononcées

Quelque 15 754 citoyens ont pris part au vote par anticipation spécial de jeudi à dimanche dans le cadre des élections municipales à Ottawa.

Les bureaux de scrutin étaient ouverts pour l’occasion à la place Ben-Franklin, à l’hôtel de ville, au Centre récréatif François-Dupuis, au Centre communautaire Greenboro, au Complexe récréatif Minto et au Complexe récréatif Richcraft.

Le 12 octobre sera le scrutin par anticipation traditionnel alors que les citoyens pourront voter dans leur quartier, entre 10 h et 20 h. 

La grande journée de vote a lieu le lundi 22 octobre. 

Il y a douze candidats certifiés pour le poste de maire, incluant le maire sortant, Jim Watson. 

La Ville d’Ottawa compte 23 quartiers. Les conseillers municipaux sortants dans 19 quartiers sollicitent un autre mandat. Pas moins de 102 candidats se font la lutte dans l’ensemble des quartiers.

Les élections municipales sont aussi l’occasion pour élire les conseillers scolaires.

Le taux de participations aux élections municipales de 2014 à Ottawa était de 39,9 %. 

Environ 634 000 personnes peuvent se rendre aux urnes aux élections de 2018.