Ottawa

La circulation sera perturbée à Ottawa

La rue Elgin sera fermée à compter du lundi 7 janvier, de la rue Somerset à la rue Catherine, afin de permettre le début des travaux de réfection.

La circulation sera lourdement perturbée entre l’avenue Laurier et la rue Somerset.

La Ville d’Ottawa conseille aux usagers de la route de « faire preuve de patience, planifier ses déplacements et prévoir des retards ».

Des voies de déviation de la circulation routière, du transport en commun et de la piste cyclable seront mises en place.

Pour les automobilistes, la voie de circulation en direction nord de la rue Elgin sera fermée de la rue Somerset jusqu’à la rue Nepean.

Une voie de circulation en direction sud demeurera ouverte sur la rue Elgin, de l’avenue Laurier jusqu’à la rue Somerset. De plus, des traverses routières désignées seront prévues afin d’accéder, d’est en ouest, aux destinations situées près du chantier.

Ottawa

Mégaprojet des plaines LeBreton: médiation de la dernière chance

Nouveau rebondissement dans le controversé dossier du mégaprojet d’aménagement des plaines LeBreton. Après des poursuites déposées de part et d’autre, les groupes impliqués viennent de s’entendre pour tenter un ultime effort en médiation, à quinze jours de la date butoir fixée par la Commission de la capitale nationale (CCN).

Le président de GBA Development and Project Management, Graham Bird, a indiqué par voie de communiqué, vendredi, qu’il réfutait toutes les allégations contenues dans la poursuite civile déposée par Capital Sports Management Inc. (CSMI), dirigée par le président des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk.

Les partenaires du consortium RendezVous LeBreton (GBA, CSMI et Trinity Development Group) ont toutefois convenu de se lancer dans un processus de médiation, « dans un espoir de réconciliation [...] avant la date butoir du 19 janvier 2019 », indique-t-on dans le communiqué.

« [Le projet] IllumiNation LeBreton est trop important pour échouer et il vaut la peine d’être sauvé, a déclaré M. Bird dans le communiqué. Nous espérons que les parties saisiront cette opportunité pour que le projet avance. »

En novembre, la CCN avait annoncé que le projet de réaménagement des plaines LeBreton stagnait en raison « d’enjeux non résolus » entre les promoteurs du Groupe RendezVous LeBreton.

Le lendemain de cette annonce, Eugene Melnyk et CSMI déposaient une poursuite de 700 millions $ en « dommages et intérêts découlant de l’échec du partenariat » contre le groupe Trinity.

Le propriétaire des Sénateurs accuse Trinity de conflits d’intérêts en raison d’un projet de tours d’habitation qui doit voir le jour sur la rue Albert, tout près des plaines. 

Un mois plus tard, Trinity et son président John Ruddy répliquaient avec une poursuite d’un milliard de dollars contre CSMI, en accusant entre autres M. Melnyk de vouloir obtenir un amphithéâtre à rabais.

La CCN avait ensuite annoncé qu’elle cassait son partenariat avec RendezVous LeBreton, en précisant que la résiliation des conditions avec le consortium entrerait en vigueur le 19 janvier.

Les plaines LeBreton doivent, en principe, accueillir environ 4400 unités d’habitation ainsi qu’un nouvel amphithéâtre de quelque 18 000 sièges qui sera le domicile des Sénateurs d’Ottawa. Il s’agit d’un projet de quelque 4 milliards $ devant s’échelonner sur une vingtaine d’années.

L’autre consortium qui était dans la course en 2016 pour le développement des plaines LeBreton, DCDLC-Devcore, s’est pour sa part dit prêt, le mois dernier, à prendre les rênes du vaste projet d’aménagement.

La CCN n’a pas voulu commenter, vendredi, le recours à cette démarche de médiation par les partenaires du consortium RendezVous LeBreton.

La direction des Sénateurs d’Ottawa n’a pas non plus voulu émettre de commentaires.

Ottawa

Train léger: la Ville d'Ottawa recevra les clés d’ici le 31 mars

La Ville d’Ottawa recevra les clés du train léger sur rail (TLR) d’ici le 31 mars prochain. C’est ce qu’a annoncé le consortium Groupe de transport Rideau (RTG) à la Ville jeudi soir.

Les premiers passagers pourront circuler sur le long du tracé de 12,5 km vers la fin avril 2019. 

Michael Morgan, directeur du programme de construction ferroviaire à la Ville d’Ottawa, s’attend à ce que « le service de la Ligne de la Confédération soit mis en service dans un délai d’un mois suivant la date de livraison. »

Selon le contrat entre RTG et la Ville d’Ottawa, plusieurs critères doivent être respectés, y compris « la livraison de tous les systèmes mécaniques et électriques, de tous les véhicules légers sur rail ainsi qu’une période d’essai concluante, qui démontre la conformité de l’efficacité ».

« La priorité de la Ville est d’offrir à Ottawa un système de transport sur rail sécuritaire et de protéger les intérêts des résidents d’Ottawa et des usagers du transport collectif », a-t-il indiqué par voie de communiqué.

La Ville d’Ottawa avait accordé un délai supplémentaire d’un jour au consortium RTG pour fournir une nouvelle date de lancement.

Selon le contrat, le consortium avait 60 jours pour fournir une nouvelle date de mise en service, ce qui menait au 2 janvier puisque la date anticipée était le 2 novembre. Rappelons que la Ville a annoncé un deuxième retard dans la mise en service de la Ligne de la Confédération en septembre dernier. L’échéancier initial prévoyait la livraison du projet, évalué à 2,1 milliards $, le 24 mai dernier. La mise en service a par la suite été repoussée au 2 novembre.

Le consortium RTG fait face à des pénalités d’au moins un million de dollars puisque l’échéancier n’a pas été respecté.

La Ville estime que les retards ont entraîné une perte de 25 millions $ aux contribuables.

À la suite de l’annonce du deuxième retard, la Ville a indiqué que le TLR serait opérationnel d’ici le 31 mars 2019.

De son côté, le conseiller du quartier Kitchissippi, Jeff Leiper s’est montré enthousiaste sur les réseaux sociaux à la suite de l’annonce.

Ottawa

Un petit chien qui dérange

Une cliente du transport en commun se dit bouleversée d’avoir dû descendre d’un autobus d’OC Transpo parce qu’elle était accompagnée de son chien de service. Elle dénonce le manque d’information des employés et estime que ses droits ont été bafoués.

La dame dénonce le manque d’information des employés et estime que ses droits ont été bafoués.

« Je me sens impuissante face à ce qui s’est passé. C’est déboussolant. J’ai peur maintenant, ça me fait peur de prendre l’autobus. Je me sens comme si j’ai tort de demander que mon chien soit admis », raconte Rachelle Lavergne.

Le 10 décembre dernier, un chauffeur d’OC Transpo lui a demandé de descendre de l’autobus puisqu’il estimait qu’elle n’avait pas de pièce d’identification valable pour son chien de service. Après un échange entre les deux partis, l’autobus a repris la route, mais un superviseur a été appelé pour venir rencontrer Mme Lavergne.

Allie, un Basset Hound de 60 livres, portait un dossard et une laisse à l’effigie de « Service Dogs Canada », comme toutes les autres fois où elle est montée à bord d’un autobus avec sa maîtresse. Mme Lavergne était persuadée que l’identification — la laisse et le dossard — était suffisante puisqu’aucun conducteur d’autobus n’avait exigé de voir une autre pièce d’identification au cours des derniers mois. Elle a aussi présenté une carte de « Service Dogs Canada » et la carte professionnelle de l’école de dressage au conducteur.

Sur le site web du transporteur public, on peut lire qu’il existe trois moyens d’identifier un animal d’assistance. L’animal peut avoir un indicateur visuel, comme une veste ou un harnais, le propriétaire peut montrer une pièce d’identité avec photo des chiens-guides du procureur général de l’Ontario ou le maître peut présenter une carte d’identité pour animal d’assistance d’OC Transpo.

OC Transpo n’a pas voulu commenter spécifiquement l’incident survenu le 10 décembre à bord de l’autobus #12.

« Aux termes de la législation provinciale, un animal d’assistance utilisé par les personnes qui ont des incapacités est : “un animal qui peut facilement être identifié comme un animal utilisé par la personne pour des raisons liées à son handicap, grâce à des indices visuels comme une veste, une plaque ou un harnais porté par l’animal” », indique Pat Scrimgeour, directeur des Systèmes-clients et de planification du transport en commun dans une réponse écrite.

Nourrir l’anxiété

L’Ottavienne, qui souffre d’anxiété, peinait à retrouver ses sens après son altercation avec le conducteur. 

Elle a contacté un ami pour venir la chercher puisqu’elle attendait le superviseur avant de descendre de l’autobus.

Lorsque le superviseur est monté à bord, il a réitéré qu’elle devait avoir en sa possession une carte d’OC Transpo en ajoutant que Rachelle venait de vivre une « expérience d’apprentissage » et que si elle a les papiers requis elle pourra éviter de revivre une situation de détresse pour elle-même et les autres passagers, se souvient la femme.

« C’était difficile pour moi d’entendre ça. C’était de mettre sur moi le fardeau de leur bien-être. C’était lourd. Ç’a beaucoup contribué à mon anxiété », confie Mme Lavergne.

Cette dernière dénonce les événements qui sont survenus le 10 décembre en espérant conscientiser la population face aux droits des gens ayant des animaux de service.

« J’ai beaucoup réfléchi depuis et ce qui me semble le plus surprenant c’est que pendant plusieurs mois j’ai pris l’autobus. Est-ce que les conducteurs pensaient qu’ils me rendaient service en ne me disant rien ? On aurait pu me dire : “écoutez madame, c’est correct cette fois-ci, mais normalement on demande une preuve quelconque’’. On ne m’en a jamais parlé », déplore-t-elle.

Souffrant de troubles de santé mentale — la raison pour laquelle elle a un chien de service — Mme Lavergne n’a pas été en mesure de reprendre l’autobus avec Allie depuis l’incident.

« Cet incident m’a laissée en état de choc, confie-t-elle. J’ai dû prendre l’autobus sans Allie, car je n’ai pas la carte qu’ils ont demandée et je suis terrifiée de revive quoi que ce soit qui pourrait ressembler à ce qui est arrivé le 10 décembre. Ça affecte mon fonctionnement de ne pas avoir avec moi mon chien d’assistance quand je dois quitter la maison. »

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