La Ville d’Ottawa a identifié 20 projets à réaliser dans les cinq prochaines années afin de se rapprocher de son objectif d’éliminer toute émission de gaz à effet de serre (GES) dans la ville d’ici 2050.
La Ville d’Ottawa a identifié 20 projets à réaliser dans les cinq prochaines années afin de se rapprocher de son objectif d’éliminer toute émission de gaz à effet de serre (GES) dans la ville d’ici 2050.

« Zéro émission » d’ici 2050: la Ville d’Ottawa se met au travail

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
La Ville d’Ottawa a identifié 20 projets à réaliser dans les cinq prochaines années afin de se rapprocher de son objectif d’éliminer toute émission de gaz à effet de serre (GES) dans la ville d’ici 2050.

La municipalité prévoit par exemple moderniser certains de ses bâtiments pour les rendre plus écoénergétiques et développer une stratégie pour l’électrification des véhicules appartenant aux résidents d’Ottawa.

« Ces projets ont été choisis en fonction de leur impact direct sur la réduction des émissions de GES ou encore pour leur potentiel à nous donner la capacité de les réduire », a expliqué Jennifer Brown, gestionnaire de projet à la Ville d’Ottawa, durant un breffage technique public, vendredi dernier.

Mme Brown a également souligné que l’administration a identifié que la municipalité et la communauté doivent atteindre d’ici 2025 pour être dans la bonne direction afin d’éliminer toute émission de GES d’ici 2050.

La gestionnaire de projet à la Ville d’Ottawa souligne par ailleurs que ces investissements seront payants à long terme pour la municipalité, notamment en raison des économies pour le coût de l’énergie.

« À partir de 2032, les revenus nets associés à ces mesures seront plus grands que les dépenses encourues », explique Jennifer Brown.

Cibles ambitieuses

Il faudrait par exemple que 17 % des immeubles résidentiels existants soient rénovés ou remplacés, ou encore que 7 % des véhicules vendus à Ottawa soient électriques. Mme Brown reconnaît que ces cibles sont « agressives », mais ajoute qu’elles doivent l’être pour atteindre l’objectif ultime.

Le président du Comité de protection de l’environnement de la Ville, Scott Moffatt, ajoute de son côté qu’il ne faut pas craindre un échec dans les cinq premières années de travail vers l’atteinte d’une municipalité sans émission de GES.

« Quand on se donne des objectifs ambitieux, c’est normal de craindre qu’on se place en position d’échouer. Je ne crois pas qu’on doit craindre l’échec dans ce cas-ci. Si on ne place pas sur le chemin que l’on doit être en 2050 et qu’on ne prend pas des actions pour atteindre ces cibles maintenant, on n’y arrivera jamais », soutient M. Moffatt.

Ce dernier ajoute que l’atteinte de ces objectifs dépend parfois de décisions prises par les gouvernements provincial et fédéral.

« Pour donner juste un exemple des décisions prises ailleurs et de l’impact qu’elles peuvent avoir sur l’atteinte de nos cibles. L’annonce du fédéral hier d’investir dans Ford en Ontario pour produire plus de véhicules électriques et de batteries, ça va aider. Ça dirige le marché. Ces produits deviennent plus disponibles et donc plus abordables pour les gens qui cherchent à s’acheter un nouveau véhicule », affirme Scott Moffatt.