La Ville d'Ottawa d'Ottawa envisage d'imiter la Colombie-Britannique et Terre-Neuve-et-Labrador, où des périmètres de sécurité inviolables sont établis autour des cliniques ou hôpitaux qui offrent un service d'avortement.

Watson veut une loi sur l'accès à l'avortement

Souhaitant que les femmes qui se rendent à la Clinique Morgentaler ne soient ni harcelées ni intimidées, le maire d'Ottawa Jim Watson a acheminé une lettre au procureur général de l'Ontario, Yasir Naqvi, lui demandant d'étudier la possibilité d'élaborer une loi provinciale sur l'accès à l'avortement.
Ces dernières semaines, des patientes se sont plaintes d'être abordées, lors de leur arrivée à cette clinique de la rue Bank, par des manifestants tentant de les dissuader d'accéder à de tels services de santé.
« Quiconque demande ou fournit des services d'avortement doit pouvoir le faire sans se sentir harcelé, menacé, humilié ou en danger, affirme le maire. La loi envisagée garantirait cette protection. »
Le service juridique de la Ville en vient à la conclusion que la meilleure façon de procurer un cadre de protection aux patientes serait d'imiter la législation actuellement en vigueur en Colombie-Britannique et à Terre-Neuve-et-Labrador, où des périmètres de sécurité inviolables sont établis autour des cliniques ou hôpitaux qui offrent un service d'avortement.
À ce sujet, M. Watson et la conseillère Catherine McKenney ont rencontré mardi la directrice générale de Planning des naissances d'Ottawa, Catherine Macnab, et la directrice générale de Services aux victimes d'Ottawa, Melissa Heimerl.
Cette demande du maire survient également deux semaines après que le drapeau d'une organisation antiavortement ait été hissé devant l'hôtel de ville, créant une controverse dans la communauté et autour de la table du conseil. Huit élus avaient signé une pétition puis exigé le retrait immédiat du drapeau, chose qui a été faite dans les heures suivantes.