La maison Kilmorie

Watson veut savoir qui paiera pour l’entretien de la maison Kilmorie

L’Association communautaire de City View (ACCV) n’a plus qu’à obtenir l’approbation du conseil municipal avant de pouvoir tenir un référendum sur l’acquisition du domaine de l’historique maison Kilmorie pour le transformer en parc. Le Comité des finances et du développement économique a approuvé le projet mardi.

Ce n’est toutefois pas sans questionnement que le Comité a voté pour permettre la tenue du référendum. Les citoyens du quartier City View auraient bientôt à voter sur une taxe spéciale de 123 $ — en moyenne — pour acheter la propriété et payer les rénovations à apporter à la maison Kilmorie.

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Le maire d’Ottawa et président du Comité des finances, Jim Watson, salue l’initiative citoyenne, mais espère qu’ils ne se font pas rouler dans la farine par le promoteur Therbege Homes à qui appartient la propriété.

« On ne connaît pas le montant exact payé par le propriétaire actuel. Est-ce qu’il y a une grande différence avec le prix qu’il demande ? », souligne M. Watson.

Ce dernier se demande également qui sera responsable de l’entretien de la propriété si l’ACCV obtient la majorité des voix durant le référendum et que l’achat du 21, avenue Withrow se concrétise.

« Comme on a pu le voir avec certaines décisions prises aujourd’hui, nous essayons de nous départir de certaines propriétés, pas d’accroître notre inventaire, insiste Jim Watson. Nous avons trop de propriétés, trop de bâtiments, ce qui coûte des millions de dollars à réparer et à entretenir. Comme vous le savez, nous ne faisons pas toujours un très bon travail d’entretien de nos bâtiments. »

Le maire d’Ottawa rappelle par ailleurs que l’administration de la Ville d’Ottawa ne partage pas l’opinion de l’ACCV quant à la rareté des parcs et des espaces verts dans le quartier City View. La Ville estime qu’il n’y a pas d’urgence pour un nouveau parc dans ce secteur.

« On doit avoir une entente légale claire sur le mode de gestion de cette infrastructure. Est-ce que ce sera une location à long terme ? Qui va payer pour l’entretien de la maison ? Qui va s’occuper de couper le gazon sur un terrain de 20 acres ? Ce sont toutes des décisions qui doivent être prises en considération et, ultimement, le public va devoir payer pour ça », conclut M. Watson.