Le maire Jim Watson

Watson veut plus d’argent de l’Ontario

La Ville d’Ottawa a « désespérément » besoin d’un appui financier du gouvernement provincial pour continuer à lutter contre la crise des opioïdes, affirme le maire Jim Watson.

À l’issue de la réunion du conseil municipal mercredi, le premier magistrat a indiqué qu’il compte bien aborder le sujet avec la première ministre Kathleen Wynne lors d’une rencontre qui pourrait bien avoir lieu d’ici la mi-mars.

« Le nombre de cas de surdoses augmente et ce n’est qu’en travaillant avec nos partenaires qu’on verra un changement. On a besoin d’une approche générale pour s’attaquer à cette crise sous plusieurs angles », a lancé M. Watson à ses collègues de l’hôtel de ville.

Le maire réclame d’abord et avant tout une hausse du nombre de lits pour le traitement des personnes toxicomanes.

« On sait qu’il n’y a pas beaucoup de capacité à des endroits comme la Maison Fraternité à Vanier ou le Centre Dave Smith dans l’ouest de la ville. Il faut convaincre la province de nous donner plus d’argent pour ajouter des lits. C’est une priorité pour moi. Il y a beaucoup de monde qui veut abandonner la consommation de drogues, mais on n’a pas la capacité de les traiter. Quand ils veulent le faire, on ne peut pas leur répondre qu’ils n’auront pas de place avant deux ou trois semaines. [...] La dernière fois que j’ai rencontré Mme Wynne, j’ai eu beaucoup de succès, car on a eu droit à un montant d’argent significatif pour cette crise, entre autres avec l’instauration de cliniques d’injection supervisée. Il s’agit d’une responsabilité du gouvernement provincial », affirme M. Watson.

Visites à l'urgence

Selon les données compilées par Santé publique Ottawa, 414 visites à l’urgence étaient liées à des surdoses d’opioïdes en 2017, comparativement à 258 l’année précédente. Il s’agit d’un bond de 60 %. Le nombre est en augmentation constante depuis 2011, année où on en avait dénombré à peine plus d’une centaine. L’organisation rappelle également que le nombre de cas est nécessairement plus élevé puisque des surdoses surviennent ailleurs qu’à l’hôpital.