Le maire d’Ottawa, Jim Watson, se questionne sur le sérieux de la démarche du groupe de Eugene Melnyk dans le dossier des plaines LeBreton. Jeudi, lors d’une rencontre de la CCN, le maire a clairement invité M. Melnyk à clarifier sa position.

Watson questionne le sérieux de Melnyk

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, veut savoir si le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, est sérieux quant au projet de réaménagement des plaines LeBreton.

« C’est important pour moi de poser cette question :’Êtes-vous sérieux ? Êtes-vous en faveur de continuer les discussions pour construire l’aréna sur les plaines LeBreton ?’ Si la réponse est oui, on va continuer les discussions », soutient le maire Watson.

Les questions du maire font échos aux propos tenus par M. Melnyk lors d’une rencontre avec des détenteurs d’abonnements de saison la semaine dernière.

« La question que je me pose est, est-ce qu’on doit déménager de Kanata, où nous nous sommes stabilisés, où nous sommes ‘OK’ ? Pourquoi déménageons-nous ? Est-ce que c’est pour se rapprocher de gens qui ne peuvent pas ou ne veulent pas acheter de billets ? » avait déclaré le propriétaire des Sénateurs lors d’une de ces rencontres.

Le maire d’Ottawa croit que M. Melnyk doit être clair sur ses intentions pour éviter que le processus de réaménagement des plaines ne retourne à la case départ.

« Une partie de l’attraction et une partie du plan consistaient à avoir un aréna, pas seulement à avoir des commerces de détail et des immeubles résidentiels », explique M. Watson.

Le maire avoue être confus sur la position du propriétaire de l’équipe de hockey. Il pensait que les Sénateurs devaient déménager au centre-ville, selon ce qui est sorti d’une discussion récente entre lui, Eugene Melnyk et le commissaire de la LNH, Gary Bettman.

« Nous n’allons pas perdre notre temps et le leur, ni celui du public si M. Melnyk n’arrête pas de changer d’idée à savoir s’il veut un aréna au centre-ville. À moins qu’il ne change d’idée et qu’il nous le fait savoir clairement, nous allons nous asseoir ensemble pour en arriver à un arrangement et débuter les travaux le plus tôt possible. »

Pour sa part, le premier dirigeant de la Commission de la capitale nationale (CCN), Mark Kristmanson, constate que les discussions sont toujours en cours entre les différentes parties concernées.

« Ce n’est pas évident pour nous de dire s’il y a une grande réticence de leur part [Rendez-vous LeBreton]. Ça avance et les équipes travaillent. C’est un grand projet et il y a des défis et des risques. Il ne faut pas oublier que c’est le plus grand projet de la capitale », affirme M. Kristmanson.

Selon le plan, les approbations requises auprès des instances municipales et fédérales viendront en 2018-2019 et la première phase du projet pourra démarrer au plus tard en 2020 avec le transfert des terrains et l’amorce des travaux de construction.