Des sections du futur train léger d’Ottawa pourraient permettre aux cyclistes d’y transporter leur vélo.

Watson ouvert à la discussion des vélos dans le train léger

Si le conseil municipal d’Ottawa suit la recommandation de l’administration et interdit les vélos à bord des voitures du train léger durant les heures de pointe, le maire Jim Watson soutient que ce sera d’abord et avant tout une question de logistique.

« C’est une décision très difficile à prendre, parce qu’on ne sait pas ce qui se passera le premier jour avec le train léger. Est-ce qu’il y aura assez d’espace pour des vélos ? C’est plus facile avec des autobus, car il y a les supports à vélos à l’avant », affirme-t-il.

Dans le document qui sera présenté mercredi à la Commission du transport en commun, le personnel recommande « de permettre aux usagers de transporter leur bicyclette dans les trains en dehors des heures de pointe ; des portes et des sections du train seraient désignées pour cet usage, pour éviter tout conflit avec les autres passagers. »

Précisant que peu importe la décision qui sera prise, celle-ci ne sera pas irrévocable, M. Watson se dit ouvert à la discussion sur le sujet. « Je vais écouter le public et les membres du comité. Mais si ça cause beaucoup de problèmes et que ça prend trop d’espace, je pense, il s’agit d’une bonne recommandation. On a étudié ce que d’autres villes ont adopté comme approches, et quelques-unes permettent les vélos, alors que d’autres les interdisent [aux heures de pointe] », indique-t-il.

Selon la comparaison établie par la Ville d’Ottawa, huit sociétés de transport nord-américaines n’acceptent la présence de vélos que hors des heures de pointe. Dans le lot, on retrouve entre autres Chicago, Edmonton, Montréal et Toronto. À l’inverse, des villes telles que Dallas, New York et Seattle les autorisent en tout temps.

Les modifications proposées à la réglementation municipale conféreraient entre autres au directeur général du transport en commun « le pouvoir d’administrer la présence de bicyclettes aux endroits et moments où le nombre d’usagers est extrêmement élevé, par exemple aux stations du centre-ville pendant la fête du Canada », peut-on lire dans le document.