Royal Galipeau

Watson n'a qu'à démissionner pour siéger à la CCN, selon Galipeau

Si le maire d'Ottawa, Jim Watson, tient tellement à siéger au sein du conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale (CCN), il n'a qu'à démissionner de son poste actuel et y siéger à titre d'ancien magistrat, lance mi-figue, mi-raisin le député fédéral d'Ottawa-Orléans, Royal Galipeau.
« Notre gouvernement ne s'oppose pas à avoir des maires à la Commission. Nous sommes juste contre le fait d'avoir un maire alors qu'il est toujours maire, précise-t-il. De donner d'office un rôle aux maires, à mon avis, apporterait plein de conflits d'intérêts. Le maire a un job local et la CCN a un job national. »
Le député fédéral a réagi de la sorte lorsque questionné sur le coup d'éclat du maire Watson et de son homologue de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, la semaine dernière. Ces derniers ont exigé une voix à la table décisionnelle de la CNN, frustrés de se buter aux décisions défavorables de l'agence gouvernementale sur leur territoire respectif. Le ministre fédéral responsable de l'agence gouvernementale, John Baird, a refusé catégoriquement leur demande plus tôt cette semaine.
M. Galipeau sympathise avec les doléances des maires, mais il ne déroge pas pour autant de la ligne de parti des conservateurs.
« Lorsque j'étais conseiller municipal, j'étais souvent frustré par la vocation nationale de la CCN. Je trouvais qu'il y avait des décisions prises hors contexte des plans d'urbanisme des municipalités locales. À l'époque, il y avait plusieurs municipalités du côté de l'Ontario et du Québec, alors c'était encore plus compliqué [...].
« J'avais tout de même demandé, et avec un certain succès, que les commissaires de la capitale nationale nommés à la CCN devraient, le plus possible, avoir une expérience locale, préférablement une expérience avec des plans d'urbanisme. C'est ce qui se fait en ce moment, car il y a une ancienne mairesse d'Ottawa (Jacquelin Holzman) qui siège à la CCN. C'est une femme non seulement connaissante, mais convaincante. La plupart du temps, elle réussit à faire valoir les points de vue d'Ottawa à la Commission », estime-t-il.
M. Galipeau soutient que d'anciens maires n'ont pas à se soucier d'un conflit d'intérêts et peuvent très bien utiliser leurs connaissances locales dans un contexte national.
« Ils n'ont pas de conflits d'intérêts parce qu'ils n'ont pas de décisions locales à prendre. Si le maire d'Ottawa a l'intention de devenir un ancien maire au mois de novembre (après le scrutin municipal du 27 octobre), il deviendrait automatiquement admissible... »