Clive Doucet, candidat à la mairie d’Ottawa, affirme que Jim Watson met trop l’emphase sur le développement de la ville au détriment des citoyens.

Watson est un maire dépensier, selon Doucet

Jim Watson est un maire dépensier et qui mine la qualité de vie des citoyens au nom du développement, soutient son adversaire dans la course à la mairie d’Ottawa, Clive Doucet.

Ex-conseiller du quartier Capitale, M. Doucet, a convié les médias à l’école secondaire Immaculata du conseil scolaire catholique anglophone d’Ottawa (CSCO). Il voulait jeter les projecteurs sur un projet de terrain de soccer récemment complété sur le terrain de l’établissement.

Le conseil scolaire a conclu une entente de 21 ans avec un promoteur privé au cours des derniers mois. En échange d’un financement de 2 millions $, Ottawa Footy Sevens peut utiliser le terrain en soirée et le louer à des ligues récréatives ou compétitives de soccer, une entente qui a fait plusieurs mécontents dans le quartier.

« On voit la clôture qui l’entoure, la communauté ne peut plus s’en servir, affirme Clive Doucet. Nous avons un budget annuel de 3,4 milliards $ et nous ne pouvions en faire autant pour cette infrastructure qui représente un besoin ? », ajoute le prétendant à la mairie qui aurait aimé voir la Ville investir pour que l’infrastructure demeure publique.

Un maire coûteux
Selon M. Doucet, si la Ville n’arrive pas à financer des projets comme celui de l’école Immaculata, c’est parce que le maire sortant, Jim Watson, est un grand dépensier.

« Pour Lansdowne, on nous avait promis que ça ne coûterait rien, que ça se ferait à coût nul pour la Ville. Ça représente maintenant une dette de 300 millions $. C’est la deuxième plus grande dette individuelle dans l’histoire de la Ville. »

Des projets comme le parc Lansdowne et le train léger sont coûteux. Il se dit d’ailleurs très inquiet de la suite pour le développement sur les plaines LeBreton affirmant qu’il n’a « pas une miette » de confiance envers le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa et promoteur du projet, Eugene Melnyk.

« Le projet des plaines LeBreton est trois fois et demie plus grand que celui du parc Lansdowne. Qu’est-ce qui se passe si ça ne se fait pas à coût neutre, comme dans le cas de Lansdowne ? », lance M. Doucet en ajoutant qu’il serait « très surpris » que le nouvel aréna soit construit sans financement public.

Le candidat à la mairie propose que les frais de croissance perçus par la Ville soient mis de côté pour créer des espaces publics qui servent aux résidents des quartiers où se produisent les développements immobiliers.

« Tous ces condos rapportent de l’argent à la Ville. Les résidents paient des taxes, les développeurs aussi. Où va tout cet argent ? Qu’est-ce que les communautés locales obtiennent en retour ? La densification, pour la majorité de nos communautés, ça ne signifie pas une meilleure qualité de vie, au contraire. »