Charles Bordeleau et Jim Watson

Watson donne son appui à Charles Bordeleau

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, a accusé le président de l'Association des policiers d'Ottawa (APO), Matthew Skof, « de miner la confiance » des citoyens de la ville à l'endroit des policiers municipaux à la suite de nombreux désaveux exprimés par ce dernier à l'égard du chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau.
Dans une lettre envoyée jeudi à M. Skof, le maire Watson a déploré les critiques publiques formulées par M. Skof contre le chef Bordeleau. M. Skof a dit à plusieurs médias anglophones que le moral des troupes au sein du Service de police d'Ottawa (SPO) est très bas, que le chef de police fait preuve d'un manque de responsabilisation et que celui-ci a perdu la confiance des membres.
Blanchi
Charles Bordeleau a récemment été blanchi de toutes accusations d'inconduite ou de rendement insatisfaisant relativement à une histoire d'infraction routière impliquant son beau-père lors duquel il a appelé le Bureau des infractions provinciales en janvier pour connaître le nom du procureur dans le dossier. L'Association des policiers d'Ottawa a déploré que la Commission civile de l'Ontario sur la police (CCOP) n'ait pas écouté des témoins de la police d'Ottawa lors de son enquête.
Le président de l'APO n'était pas disponible pour accorder une entrevue du Droit, vendredi. Dans sa lettre le maire Watson a dit à M. Skof que le chef Bordeleau « peut compter sur mon soutien et ma confiance sans réserve ».
« Bien que je respecte le droit qu'a votre association de défendre les intérêts de ses membres, je désapprouve vivement votre détermination à destituer le chef du Service de police et vos tentatives constantes de saper son autorité dans la sphère publique », a lancé le maire Watson, ajoutant avoir lui-même reçu en privé des messages de policiers qui ont exprimé leur insatisfaction sur le comportement de M. Skof et la manière dont il représente l'association.