Près de trois semaines après les débuts du service de transport en commun intégré au train léger d’Ottawa, le maire d’Ottawa a convié les leaders des entreprises membres du consortium dans son bureau en fin de semaine dernière pour lui exprimer son mécontentement devant les nombreux problèmes du système.

Watson convoque les patrons de RTG

Les clés de la Ligne de la Confédération ont peut-être été remises à la Ville d’Ottawa, les dirigeants du consortium Groupe de transport Rideau (RTG) n’ont pas fini de rendre des comptes à la municipalité.

Près de trois semaines après les débuts du service de transport en commun intégré au train léger d’Ottawa, le maire d’Ottawa a convié les leaders des entreprises membres du consortium dans son bureau en fin de semaine dernière pour lui exprimer son mécontentement devant les nombreux problèmes du système.

«Ils étaient environ 25 dans ma salle de conférence, souligne le maire d’Ottawa, Jim Watson. C’était important de rassembler ces leaders pour leur dire que nous, en tant que clients, et les passagers ne sommes pas satisfaits et qu’ils doivent faire mieux. Je crois qu’on a vu les résultats depuis que je les ai rencontrés il y a quatre ou cinq jours.»

M. Watson souligne toutefois que les membres de RTG ont déployé un grand nombre d’experts pour aider à corriger les problèmes de l’O-Train. Il ajoute que plusieurs de ceux-ci l’ont été au cours des dernières semaines, mais qu’il reste du travail à faire.

«Nous avons résolu la majorité des problèmes relatifs aux portes. Elles sont maintenant moins sensibles, ce qui est bon. Il y a des enjeux avec les systèmes informatisés qui ne communiquent pas avec les autres et nous les réglons sur un train à la fois», affirme Jim Watson.

Pour les trajets d’autobus, le maire rappelle que la Ville a investi 5 millions $ supplémentaires pour améliorer le réseau. Il ajoute que d’autres fonds seront annoncés la semaine prochaine dans la cadre de l’étude du budget 2020.

Régler à l’interne

Un conflit s’est déclenché mardi à la Commission du transport en commun d’Ottawa alors qu’une membre non élue, Sarah Wright-Gilbert, a publiquement pris la parole pour dénoncer les services d’OC Transpo.

Mme Wright-Gilbert a notamment affirmé qu’elle ne voulait pas «compromettre son intégrité» en faisant la promotion «d’un système qui a clairement des problèmes de fiabilité accompagnés de l’absence complète de transparence et de communication».

Le conseiller et président de la Commission, Allan Hubley, a envoyé une lettre aux membres de ce comité dans laquelle il affirmerait notamment que les commentaires négatifs contribuent à détruire la confiance du public envers l’O-Train et OC Transpo.

Le maire d’Ottawa n’a pas voulu indiquer mercredi s’il partage l’avis de M. Hubley, mais il a tout de même partagé sa préférence quant à la façon dont les membres de la Commission devraient faire part de leurs critiques envers le système.

«La meilleure façon, c’est de communiquer avec le personnel, communiquer avec M. Manconi et M. Hubley. Ils sont les responsables à la Commission du transport en commun», soutient Jim Watson.