Le roi Philippe et Sa Majesté Mathilde de Belgique ont visité la cabane à sucre du Muséoparc Vanier.

Visite royale à la cabane à sucre de Vanier

De la visite plutôt inusitée est débarquée lundi après-midi au Muséoparc Vanier, à Ottawa, alors que le roi Philippe et Sa Majesté Mathilde de Belgique étaient de passage à la cabane à sucre de l’avenue des Pères-Blancs le temps d’une brève visite informelle portant sur l’histoire et les traditions liées au temps des sucres.

Le couple royal de Belgique, arrivé dimanche dans la capitale fédérale pour une visite d’environ une semaine au Canada, était accompagné d’une impressionnante horde de journalistes belges lors de leur visite à la forêt Richelieu.

Le roi Philippe et Sa Majesté Mathilde se sont pointés sur les lieux un peu après 14h40 où ils ont pu en apprendre davantage sur la fabrication du sirop d’érable et les rudiments du métier d’acériculteur, notamment par le biais de l’acériculteur de la place, Marc Madore. Les invités royaux ont également pu déguster de la tire d’érable sur neige durant leur bref passage qui s’est échelonné sur une trentaine de minutes, tout au plus.

La famille Weekes-Montgomery, qui patientait dans le sentier boisé menant au stationnement du Muséoparc, a pu être aux premières loges lorsque le roi Philippe et Sa Majesté ont quitté avec leur cortège un peu après 15h10. Pendant sa marche du retour, le couple s’est arrêté pour saluer la famille l’instant de quelques minutes.

Abigail Montgomery, 12 ans, dont les parents sont fonctionnaires à Ottawa, est native de la Belgique. Elle était encore sous le choc d’avoir pu échanger quelques mots avec la reine Mathilde lorsque Le Droit l’a interceptée après le départ des invités royaux.

« La Belgique, c’est vraiment un pays merveilleux. C’est comme le coeur de l’Europe. On voulait voir une dernière fois la réalité de la Belgique. C’est la première fois que je les vois de près. Si vous m’aviez dit que j’allais les rencontrer ce matin, je vous aurais dit que c’est impossible. Je viens de parler au roi et à la reine de Belgique. C’est incroyable ! C’est un rêve devenu réalité », s’est exclamée la jeune fille.

« On voulait venir pour les enfants. Ils ont passé 10 ans à Bruxelles et la Belgique leur manque beaucoup. C’est vraiment une chance incroyable de voir le roi et la reine ici à Ottawa », a renchéri la maman de Abigail, Megan Montgomery.

Une visibilité plus que bienvenue
De son côté, le directeur général du Muséoparc Vanier, Jean Malavoy, soutient que son organisme « a vraiment une bonne étoile » pour avoir pu attirer le couple royal à l’intérieur de ses installations. Le roi et la reine avaient signifié leur intérêt de visiter une cabane à sucre lors de leur séjour au Canada. La suggestion du Muséoparc comme destination a été proposée par des gens de Rideau Hall.

« C’était stressant comme journée. On savait qu’ils étaient là pour une demi-heure et qu’on devait aller chercher le maximum. On savait aussi que c’était une visite non officielle, sans drapeau, et nous sommes très touchés qu’ils soient venus nous visiter », a confié M. Malavoy.

Ce dernier a décrit le roi et la reine comme étant des personnalités « très attachantes », « gentilles » et « simples ».

« On a vraiment ressenti qu’ils étaient passionnés par l’érable et par l’histoire de l’érable. Ils ont été émerveillés de voir qu’il faut 40 litres d’eau d’érable pour faire un litre de sirop. Ils ont aussi adoré la tire et le shooter de sirop d’érable. Ils étaient fascinés par notre sirop. Ils voulaient une visite simple et ils ont été bien contents », a mentionné M. Malavoy qui voit dans ce happening une belle occasion de faire découvrir le Muséoparc Vanier et la forêt Richelieu à un plus large spectre de clientèle.

« On ne peut être que gagnants. Quelle visibilité pour le Muséoparc et pour notre cabane à sucre. Je pense que cette visite va permettre de créer des liens importants entre la communauté belge et nous le Canada. Les gens vont découvrir qu’il y en plein coeur d’Ottawa une cabane à sucre. Pourquoi ne pas aller la visiter ? », a lancé M. Malavoy en entrevue avec Le Droit.

Le Muséoparc Vanier, entièrement opéré par des bénévoles, produit environ 400 litres de sirop d’érable par année par l’entremise de quelque 600 entailles. En plus de cet endroit, le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique ont notamment visité Rideau Hall, la Chapelle du souvenir et le Monument commémoratif de guerre du Canada, lundi.

UN DRAPEAU ALLEMAND POUR ACCUEILLIR LE ROI DES BELGES

Un drapeau allemand au lieu du belge, pour accueillir le roi Philippe de Belgique et son épouse Mathilde: cette erreur a été rapidement corrigée dans la capitale canadienne Ottawa où le couple royal est en visite.

La bévue a été commise au beau milieu du jardin de la résidence de la représentante de la reine Elizabeth II, chef d’État en titre du Canada. Deux petits drapeaux, l’unifolié canadien avec sa célèbre feuille d’érable et celui d’Allemagne, étaient liés par un ruban jaune sur un érable à sucre, planté il y a plus de 40 ans par la reine Fabiola de Belgique. Les drapeaux allemand et belge partagent les mêmes trois couleurs mais l’un a des rayures verticales et l’autre horizontales.

« Pendant que nous préparions la cérémonie (...), il a été porté à notre attention qu’il y avait eu un mélange avec un petit drapeau servant à identifier l’arbre planté par Sa Majesté la reine Fabiola en 1977 », a expliqué Marie-Eve Létourneau, porte-parole de la gouverneure générale du Canada Julie Payette.

« Nous avons corrigé cela immédiatement », avant l’arrivée des souverains belges venus pour, à leur tour, planter un arbre dans le jardin.

La capitale canadienne a déployé de nombreux drapeaux belges pour l’arrivée du roi et de son épouse en calèche à la résidence de Mme Payette.

Ils ont débuté lundi une visite officielle d’une semaine au Canada au cours de laquelle des étapes à Toronto et Montréal sont aussi prévues. Ils sont accompagnés d’une délégation de ministres, d’entrepreneurs et d’artistes.

Avec Agence France-Presse