Mardi dernier, la famille d'une résidente du Foyer Peter D. Clark, dans l'ouest de la ville, a porté plainte au ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, signalant quatre incidents de violence verbale dont a été victime la dame âgée et impliquant une employée de l'endroit.

Violence verbale: trois employés d'un foyer de soins de longue durée congédiés

Éclaboussée par une autre troublante histoire dans l'un de ses centres de soins de longue durée, laquelle a mené au congédiement de trois préposés aux bénéficiaires, la Ville d'Ottawa déclenche une enquête indépendante au sujet de ces établissements.
Mardi dernier, la famille d'une résidente du Foyer Peter D. Clark, dans l'ouest de la ville, a porté plainte au ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, signalant quatre incidents de violence verbale dont a été victime la dame âgée et impliquant une employée de l'endroit. Les événements se sont déroulés à la fin août et au début septembre. 
Une caméra dissimulée par les proches dans la chambre de la résidente a permis de capter des enregistrements audio de propos « troublants et offensants » formulés par la préposée aux bénéficiaires impliquée dans cette affaire. Aucun mauvais traitement n'a cependant eu lieu. Deux autres préposées aux bénéficiaires ont été témoins des incidents, mais ne les ont pas rapportés à leurs supérieurs. 
Les autorités gouvernementales ont immédiatement averti la Ville, qui a de son côté rapidement transféré le dossier au Service de police d'Ottawa.
Devant ce tangible élément de preuve, les employés visés, soit trois femmes, ont ensuite été rencontrés puis licenciés sur-le-champ. La vidéo a aussi capté les commentaires d'employés à propos d'un autre de leurs collègues qui n'administrait pas la médication nécessaire aux patients. Ce dernier fait donc l'objet d'une enquête. 
Les autorités municipales refusent de révéler davantage de détails sur la nature des propos exprimés dans la vidéo, la directrice générale des services communautaires et sociaux, Janice Burelle, se limitant à préciser qu'ils sont « mal intentionnés, inacceptables et ne peuvent être tolérés dans un milieu de travail ». 
Il s'agit du second incident du genre en l'espace de trois mois à survenir dans l'une des quatre résidences de la Ville d'Ottawa. 
Face à la situation qualifiée de malheureuse, la Ville a décidé de lancer une enquête indépendante au sujet de son réseau de centres de soins de longue durée, où sont hébergées à l'heure actuelle un total de 717 personnes. Le processus doit s'entamer dans quelques semaines. La Ville est à la recherche d'un examinateur indépendant et hautement qualifié pour réaliser cet exercice, qui permettra, selon elle, de savoir quelles mesures doivent être prises pour prévenir de tels incidents dans le futur. 
Déjà, à la suite d'une demande formulée par le conseil municipal le mois dernier, des démarches avaient été entreprises pour examiner la qualité des services offerts dans les quatre foyers concernés, par exemple un sondage auprès de la clientèle ainsi que des séances d'engagement. 
De plus, d'ici décembre, tout le personnel aura suivi une formation complémentaire sur la Politique de prévention de la maltraitance de la Ville.
Mme Burelle, qui se dit choquée par ces derniers événements, tient toutefois à souligner qu'il s'agit de cas isolés et que la sécurité des résidents demeure la priorité numéro un des employés, qui sont pour la grande majorité des gens qualifiés, dévoués et professionnels.
« Ce qu'on se fait dire, c'est que nos résidences sont parmi les meilleures disponibles. Cela dit, aucun comportement comme celui-là ne sera accepté entre nos murs. Il y a des règles à respecter », lance-t-elle. 
Rappelons qu'en juin, un préposé aux bénéficiaires a été filmé alors qu'il donnait 11 coups de poing à un homme de 89 ans atteint des maladies d'Alzheimer et de Parkinson, dans une chambre du Centre Garry J. Armstrong. Grâce à une caméra installée dans la chambre, la famille de George Karam avait pu prouver que l'employé, Ji Xiao, 44 ans, s'en prenait à l'homme vulnérable, couché sur son lit. Le suspect a plaidé coupable à un chef de voie de fait. Il connaîtra sa sentence cette année.