La lutte à la violence faite aux femmes est une des priorités  du chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly.
La lutte à la violence faite aux femmes est une des priorités du chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly.

Violence envers les femmes: des données réclamées à Ottawa

Des organisations de lutte contre la violence faite aux femmes réclament du Service de police d’Ottawa (SPO) qu’il partage des rapports statistiques sur la violence faite aux femmes et la violence sexuelle dans la capitale fédérale, question de bien gérer les solutions à ce problème d’importance.

La directrice générale de la Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes, Erin Lee, et la directrice canadienne de la Improving Institutional Accountability Project ainsi qu’ancienne directrice générale du Ottawa Rape Crises Centre, Sunny Marriner, étaient de passage lundi devant les membres de la Commission de services policiers d’Ottawa. Elles veulent notamment plus de transparence sur la situation réelle de la violence faite aux femmes et la violence sexuelle à Ottawa, et elles réclament que la Commission obtienne les données que possède le SPO à cet effet.

« Nous voulons que la Commission demande et obtienne des statistiques sur la violence sexuelle à Ottawa, incluant le nombre de dossiers par trimestre et combien de dossiers verront des accusations être déposées », a précisé Mme Marriner, déplorant que les rapports publics du SPO ne contiennent pas de statistiques sur la violence sexuelle et, ainsi, ne permettent pas de prendre des décisions basées sur les preuves dans le contexte d’Ottawa.

Plusieurs commissions de police en Ontario demandent et reçoivent des rapports statistiques et les résultats d’enquêtes concernant les agressions sexuelles, comme à Hamilton et la région Halton (banlieue sud-ouest de Toronto), mais pas Ottawa, ont indiqué les intervenantes.

Les statistiques sont essentielles à des organisations comme celles dans lesquelles sont impliquées Mmes Lee et Marriner pour leur permettre d’agir avec des connaissances en main et pour aider la Commission à surveiller et à mesurer les initiatives policières.

« Nous voulons aussi que des discussions soient entamées avec la Commission pour nous assurer que les décisions de la police qui touchent la violence contre les femmes à Ottawa soient encadrées par une expertise démontrée », a souligné Mme Lee.

Le chef du SPO, Peter Sloly, a indiqué que la lutte à la violence faite aux femmes est une de ses priorités.

« La lutte pour contrer la violence faite aux femmes est une priorité pour moi, mon équipe de commandement, mon équipe exécutive et toute l’organisation », a indiqué le chef Sloly.

« Dans toutes nos enquêtes et dans toutes nos opérations de sécurité publique, le besoin d’être constamment conscientisé sur l’importance de se mettre dans la peau des victimes est essentiel afin de hausser la qualité des services et la qualité de la sécurité dans cette ville et dans la société. Je suis à 100 % derrière l’âme de la présentation, sur les spécificités de la violence à l’endroit des femmes, et nous allons travailler très fort avec la Commission pour élever la barre dans ce dossier », a ajouté le chef Sloly.

« Vous avez l’appui entier de la Commission dans ce dossier », a renchéri le président par intérim de l’organisme, Sandy Smallwood.