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Le conseil municipal d’Ottawa a voté majoritairement afin de trouver un nouveau logement aux occupants du bâtiment situé à Vanier.
Le conseil municipal d’Ottawa a voté majoritairement afin de trouver un nouveau logement aux occupants du bâtiment situé à Vanier.

Ville d'Ottawa: un nouveau blitz pour trouver des logements abordables

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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La Ville d'Ottawa entreprendra un blitz pour trouver des logements disponibles pour les personnes en situation d'itinérance hébergées de façon temporaire par la municipalité, notamment ceux qui sont installés au controversé complexe immobilier Tabor.

Le conseil municipal d’Ottawa a voté majoritairement pour ce compromis adopté la semaine dernière — par le comité des finances et le comité des services communautaires — afin de trouver un nouveau logement aux occupants du bâtiment situé à Vanier.

Rappelons que des conseillers souhaitaient mettre fin au partenariat entre la municipalité et le propriétaire de ce bâtiment, Ahmed Syed, après avoir reçu des témoignages au sujet des mauvaises conditions de l’édifice située sur la rue St-Denis.

En manque de chambres d’hôtel disponibles pour offrir de l’hébergement d’urgence à des familles en situation d’itinérance, s’est entendue avec M. Syed — qui est aussi propriétaire du motel Ottawa Inn sur le chemin Montréal — il y a quelques années afin que des familles soient logées dans le bloc d’appartements Tabor qu’il venait d’acquérir.

Plutôt que de déplacer ces familles dans un autre hébergement temporaire, les comités ont plutôt opté pour la tenue d’un blitz pour trouver de nouveaux logements permanents aux foyers qui vivent actuellement dans les appartements Tabor.

Débats houleux

L’adoption de ce compromis pour sortir les familles hébergées dans cet édifice de Vanier a fait l’objet de vifs débats au conseil municipal mercredi.

Pour augmenter les chances de succès du blitz de logement, le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, souhaitait transférer les fonds qui servent à l’hébergement d’urgence de personnes en situation d’itinérance afin d’offrir des suppléments au loyer.

L’administration de la Ville a toutefois indiqué que cet argent provient d’une entente avec le gouvernement provincial et qu’elle devrait obtenir sa bénédiction afin de s’en servir d’une autre façon.

«Nous avons formulé des demandes similaires à la province dans le passé et elles ont été acceptées. C’est un peu plus compliqué dans ce cas-ci, parce que ça implique des programmes à la fois du provincial et du fédéral. […] Nous avons confiance que ça peut fonctionner», explique le directeur du logement de la Ville, Saide Sayah.

M. Fleury souhaitait également retirer un aspect de la motion originale adoptée par les deux comités la semaine dernière, soit celle qui demandait à l’administration de lancer un appel d’offres pour trouver d’autres possibilités d’hébergement temporaire à travers la ville.

«S’il y a des unités disponibles, je ne veux pas que les relations que la Ville décide d’avoir avec leurs propriétaires soient basées sur de l’hébergement temporaire. Je veux qu’on leur parle de location à long terme à la valeur du marché, où les locataires ont des droits et où on leur offre de la stabilité», explique Mathieu Fleury.

Une majorité de ses collègues voyaient toutefois les choses autrement et souhaite que la Ville essaie de trouver de l’hébergement temporaire dans des meilleures conditions que celles trouvées à Tabor ou dans les chambres de certains motels louées par la municipalité à l’heure actuelle.

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