Le conseil municipal d’Ottawa pourrait bientôt être soumis à un code de conduite sur les médias sociaux pour tenter d’y assainir les débats.

Ville d'Ottawa: un code de conduite sur les médias sociaux?

Le conseil municipal d’Ottawa pourrait bientôt être soumis à un code de conduite sur les médias sociaux pour tenter d’y assainir les débats.

Disant avoir reçu plusieurs tweets haineux après la publication d’un micromessage de son collègue Shawn Menard la semaine dernière, la conseillère du quartier Innes a demandé au greffier et au commissaire à l’intégrité quels pouvoirs sont à leur disposition pour enquêter sur les agissements en ligne d’élus en plus de fournir des exemples de codes de conduite municipaux sur les médias sociaux ailleurs au pays.

Après le choix du conseiller Tim Tierney au détriment de Jeff Leiper par le Comité de nominations au poste de président du Comité du transport, M. Menard s’était insurgé de l’absence de représentation des élus des secteurs urbains dans les comités et commissions de la Ville.

Il a tweeté : « Je mets Jim Watson au défi d’être à nouveau candidat aux prochaines élections. Il perdrait. Je me demande seulement quand certains conseillers vont se rendre compte qu’il est un navire qui coule et leur emploi est aussi à risque », ajoutant le mot-clic #WatsonClub.

« Des conseillers se tournent vers les médias sociaux pour faire des accusations généralisées et pour rejeter des collègues avec qui ils ont des désaccords. En faisant cela, on ne tient pas compte de leurs justifications et de l’opinion des citoyens qu’ils représentent », a dit Mme Dudas au conseil municipal.

« J’aurais aimé que la conseillère Dudas vienne m’en parler, je ne savais pas qu’elle se sentait de cette façon, a indiqué M. Menard après la réunion. Ce que j’ai écrit la semaine dernière, c’était un peu trop fort. Je l’ai dit au maire et j’ai présenté des excuses. Je ne regrette pas l’essence du message, je crois toujours que ça représentait la vérité, mais c’était un peu dur de l’écrire de cette façon. »

Le conseiller du quartier Capitale ajoute qu’il ne faut toutefois pas mélanger les critiques et la cyberintimidation. Il estime également qu’imposer des sanctions aux élus pour des messages sur les médias sociaux — comme le suggère Mme Dudas — n’est pas nécessaire, même s’il se dit favorable à l’adoption d’un code de conduite.