L’ex-conseiller municipal et ancien candidat à la mairie d’Ottawa, Clive Doucet, souhaite que la Ville d’Ottawa interdise les bouteilles de plastique à usage unique.

Vider Ottawa de ses bouteilles d’eau

Des moyens de pression sont mis de l’avant afin de demander à la Ville d’Ottawa de cesser de vendre de l’eau embouteillée dans ses installations.

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées lundi après-midi au sein de l’édifice municipal de la rue Laurier afin de parler des méfaits des bouteilles en plastiques. Le groupe d’étude et d’action sur l’eau à Ottawa, qui compte dans ses rangs les ex-conseillers Clive Doucet et Diane Holmes, a lancé une pétition et apposé des autocollants sur les machines distributrices de la municipalité.

« Il faut envoyer un message au public que la Ville est sérieuse et qu’elle veut se débarrasser de cette chose vraiment néfaste. Rappelons que presque tous ces déchets vont dans la terre, les océans et les lacs », illustre Clive Doucet, qui a terminé deuxième lors de la dernière course à la mairie.

De son côté, Mme Holmes rappelle que l’eau qui coule dans le robinet des Ottaviens est de « bien meilleure qualité » que celle embouteillée.

« L’eau du robinet est meilleure pour vous et votre santé ! Elle contient des minéraux contrairement à celle en bouteille », a-t-elle lancé.

Le mouvement souhaite que la capitale prenne exemple sur la Ville de Montréal qui a annoncé au printemps dernier qu’elle bannissait les bouteilles en plastique à usage unique dans ses installations.

La conseillère municipale du quartier Somerset est venue appuyer les militants, lundi. Catherine McKenney a déjà soulevé des craintes face au contrat qui lie la municipalité à Coca-Cola qui fournit les bouteilles d’eau dans les différentes machines distributrices.


«  L’eau du robinet est meilleure pour vous et votre santé ! Elle contient des minéraux contrairement à celle en bouteille.  »
Diane Holmes

Cette dernière affirme que, selon les informations qu’elle a obtenues, le contrat avec Coca-Cola est échu, mais la Ville n’a pas réussi à vendre toutes les caisses qui y sont inscrites.

« Il nous resterait environ 30 000 caisses à vendre ce qui représente environ 750 000$ selon le personnel municipal. On pourrait réussir à les vendre peut-être en deux ans. Ça représente 720 000 bouteilles », raconte Mme McKenney.

La municipalité a signé un contrat avec Coca Cola en 2011 qui lui donne des droits exclusifs pour la vente de boissons froides, comme les boissons gazeuses, les jus, l’eau et l’eau vitaminée.

« Le contrat, d’une durée de cinq ans, stipulait un volume de vente minimal à respecter. Il demeurera en vigueur jusqu’à ce que ce volume soit atteint, ce qui prendra, selon nos estimations et les ventes, encore trois autres années », explique Dan Chenier, directeur général des loisirs, de la culture et des installations.

La conseillère McKenney est d’avis que la Ville devrait plutôt promouvoir son eau potable et mettre plus de fontaines à la disposition des citoyens afin de les encourager à utiliser des bouteilles réutilisables par exemple. La municipalité a un rôle à jouer afin de sensibiliser les citoyens et doit donner l’exemple, estime la conseillère.

Une fois qu’elle aura obtenu les réponses à sa demande de renseignement formulée plus tôt cette année sur le sujet, elle pourra évaluer les options possibles.

« Personnellement, j’aimerais qu’on mette fin au contrat », ajoute-t-elle.