VENUS aura pour mandat de s'attaquer à la menace des cyberattaques qui pourraient être perpétrées contre le gouvernement, les entreprises et les citoyens canadiens.

VENUS Cybersecurity s'installe à Orléans

Aux prises avec un important déficit d'emploi, Orléans accueillera bientôt un nouveau partenariat appelé à devenir l'un des chefs de file en cybersécurité à l'échelle canadienne.
La société VENUS Cybersecurity agira comme incubateur d'entreprises du secteur du savoir dans l'est d'Ottawa. Elle doit attirer de nouvelles entreprises dans la capitale, les aider à prendre de l'expansion et à croître tout en stimulant la création d'emplois. Au cours des prochains mois, 25 emplois seront créés à Orléans. Venus sera logée dans l'ancien hôtel de ville de Cumberland et comprendra deux secteurs : le développement de technologies de pointe, et la recherche en matière de menaces électroniques.
VENUS (qui signifie « Virtual Environment for Networks of Ubiquitous Security ») aura pour mandat de s'attaquer à la menace des cyberattaques qui pourraient être perpétrées contre le gouvernement, les entreprises et les citoyens canadiens, par exemple les atteintes aux infrastructures essentielles, le vol de propriété intellectuelle et d'identité, les activités qui compromettent les comptes bancaires en ligne, l'affichage de renseignements confidentiels, la création et la propagation de virus et le cryptage des systèmes en vue de demander une rançon.
« À elle seule, la Ville d'Ottawa consacre près de 2,1 millions de dollars afin de repousser diverses menaces qui compromettraient l'intégrité de son réseau électronique », a souligné le maire d'Ottawa Jim Watson.
« L'arrivée de VENUS à Orléans, combinée à la venue prochaine du Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) dans le secteur est, et la proximité du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) vont faire du secteur est un chef de file » dans le domaine important de la cybersécurité, a souligné le député d'Ottawa-Orléans Royal Galipeau. Une expertise de pointe est importante pour l'ensemble du pays, ajoute-t-il.
Selon Tony Bailetti, à la tête de Venus, la société veut mener des projets en recherche et développement, lancer de nouvelles entreprises, construire une infrastructure commune, miser sur l'avancement de la science et de la pratique de la cybersécurité, élargir les programmes d'éducation en cybersécurité et formuler des recommandations concernant des mesures concrètes dans ce domaine.
VENUS collaborera étroitement avec l'Université Carleton, le CSTC, CNRC et Telus Communications.
Pour les élus d'Orléans, la venue d'une trentaine d'emplois spécialisés dans le secteur est une victoire de taille. Alors que le secteur de la haute technologie continue de croître dans l'ouest et que la GRC et la Défense ont choisi de s'y établir, Orléans est souvent considéré comme le parent pauvre des banlieues d'Ottawa, particulièrement en matière d'emplois.
Le secteur affiche un grave déficit d'emplois, ont-ils souligné. « Nous travaillons en étroite collaboration avec les élus locaux et la Chambre de commerce d'Orléans pour faire la démonstration que le développement économique et l'emploi sont une priorité pour la communauté d'Orléans », a affirmé le conseiller Monette.
Pour créer VENUS Cybersecurity Corporation, cinq partenaires, soit le CNRC, le CSTC, le gouvernement de l'Ontario, la Ville d'Ottawa et Telus ont investi chacun jusqu'à 250 000 $. La société a l'intention d'embaucher environ 25 personnes au départ et envisage la création d'autres postes au cours des prochains mois. D'ici 2017, VENUS espère avoir entraîné la création de nombre d'emplois du savoir au Canada.