Dahabo Ahmed Omer s'est adressée à la Commission des services policiers, lundi, pour demander une vérification externe sur la diversité culturelle.

Une vérification sur la diversité culturelle réclamée

Des membres de la communauté somalienne d'Ottawa demandent à la police d'effectuer une vérification externe portant sur la diversité culturelle au sein des forces de l'ordre.
Des représentants de la Coalition Justice pour Abdirahman Abdi, le Canado-Somalien décédé à la suite d'une intervention policière controversée en juillet dernier, se sont présentés devant la Commission des services policiers lundi pour demander une plus grande transparence. Ils souhaitent trouver des solutions aux problèmes de racisme.
« On voit que la seule manière de faire face à ce genre de problème (le racisme) c'est si on a des données qui nous montrent la réalité. On espère que cette première étape va démontrer les problèmes et nous aider à trouver des solutions », soutient Dahabo Ahmed Ober, membre de la Coalition.
Elle somme le Service de police d'Ottawa (SPO) à effectuer une vérification externe sur la diversité culturelle au sein des forces policières. 
Le chef de police Charles Bordeleau a affirmé qu'une partie du plan de travail est de mener une vérification sur cet enjeu. Toutefois, il s'agit plutôt d'une vérification interne en embauchant un consultant. 
« On travaille de près avec la communauté somalienne pour s'assurer que le SPO livre un service qui est neutre et sans préjugé, soutient M. Bordeleau. (...) On admet que dans la communauté il y a des préjugés qui existent et ça peut exister au sein du Service de police d'Ottawa. S'il y a des incidents où il y a eu des préjugés, on le reconnaît et on travaille avec les individus. »
Un premier pas important selon Mme Omer qui se dit tout de même satisfaite de la position du SPO.
« Les changements peuvent seulement commencer quand on accepte qu'il y a un problème », soutient-elle.
La vérification au sein du service de police permettra de reconstruire la relation de confiance avec la communauté et la crédibilité du SPO, en plus de dresser un portrait clair de la façon de travailler des agents.
La mort d'Abdirahman Abdi avait soulevé plusieurs questions au sein de la communauté. 
Le SPO attend toujours le rapport de l'Unité des enquêtes spéciales de l'Ontario qui se penche sur les circonstances entourant le décès de l'homme de 37 ans.